Journal de jeûne (16 jours) - Pour un esprit sain dans un corps sain

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Message  Hermit le Lun 20 Mai 2019 - 7:53

Bonjour à tous !

Je publie finalement le journal de mon 1er jeûne long. Le récit traînait depuis quelques jours, après le retour de mes "vacances", j'ai eu plein d'affaires et pas le temps de m'en occuper.

Après plus d'un mois des premières expériences de jeûne (à sec) et un intervalle de 2 mois pour la récupération, la préparation et l'étude du sujet, je me sens enfin prêt à faire un jeûne plus long.
Les objectifs de ce jeûne (et en général de tous ceux qui vont suivre) forment deux groupes:

1-Réparer les problèmes et petits problèmes, accumulés par une vie pleine d'erreurs et d'excès, et aussi quelques accidents:
a) Gastrite / lésions anciennes dans la partie supérieure de l'estomac
b) Herpes labiale périodique et récurrent
c) Myopie / astigmatisme
d) Surdité partielle congénitale
e) Accumulation de métaux lourds et de divers produits chimiques
f) Petite blessure à l'articulation de l'épaule gauche
g) Début d'électrohypersensibilité

2-Préparer la transition vers un régime plus efficace et un mode de vie plus sain:
a) Transition vers un régime mono-crudivore, ou proche.
b) Adaptation à une vie et à une activité plus aérobiques

Ces deux objectifs globaux constituent la base pour un troisième objectif plus profond. Il s'agit en effet de l'objectif essentiel de toute ma vie au cours des 20 dernières années: construire un corps spirituel stable et durable. Ce n’est ni le lieu ni le temps pour expliquer cette idée, mais pour résumer, je crois (et quelques personnes de plus) qu’un corps spirituel solide a absolument besoin comme base d’un corps physique / matériel encore plus solide. Mens sana in corpore sano. La signification habituelle est qu'un corps sain ne peut exister que dans un esprit sain. Ou que les deux sont dépendants les uns des autres.
Je maintiens qu'il est impossible d'avoir un esprit sain sans un corps sain.

Dans un autre forum, j'ai vu à plusieurs reprises la question: "pourquoi lutter pour avoir une super santé?". Vaut-elle tous les efforts (jeûne, nettoyage, mono-crudivorisme), juste pour obtenir un état de très bonne santé et quelques années de vie en plus? Bien sûr, la question est différente quand une personne est en proie à une maladie. Là, la priorité serait de rétablir une qualité de vie moindrement acceptable. Mais, et quand nous sommes déjà plus ou moins en bonne santé et capables de mener une vie en faisant toutes les “belles choses” que tous les autres font?

Ici, il y a besoin d'une plus grande motivation.

L'idée au départ était de faire un jeûne complet de 27 à 32 jours. Mais après, 1) je n'ai qu'une expérience de jeûne à sec (1, 2, 3, 4 et 5 jours), 2) je ne connais pas mes réactions au jeûne à l'eau, ni pour des périodes plus longues, donc la stratégie qui me semble la plus raisonnable est faire pour le moment un jeûne d'environ 15 jours, suivi de quelques jours (1 semaine?) en continuation de la guérison, avec des jus de légumes et fruits (jus de carotte, jus d'orange et peut-être de betterave).

2 jours avant le début


Au cours de la semaine précédant le jeûne, j'ai coupé complètement avec la viande (déjà très peu consommée de toute façon) et considérablement réduit la consommation de sel. Bien que je continue à aller au gymnase 5 fois par semaine, à m’entraîner aux poids et au cardio, et à toujours noter une progression, la réduction du sel se traduit rapidement par une certaine perte d’eau retenue, et la balance ne montre pratiquement aucune évolution.
Au cours des deux derniers jours, avant de commencer le jeûne, le régime était presque entièrement basé sur:
- jus de carotte (avec un peu de fibres)
- divers fruits - ananas, banane, orange
- pousses diverses (trèfle, fenugrec, radis)
- gaspacho (sans huile d'olive)
- chou-fleur cuit

J'ai également fait un déparasitage, selon le protocole de Kalcker, lancé il y a deux semaines et demie. Selon de nombreuses informations que j'ai compilées, la plupart des problèmes et difficultés rencontrés au cours du jeûne proviennent précisément de l'ensemble du complexe parasites / bactéries / virus / champignons qui est plus ou moins ancré dans notre corps. Il aurait été préférable de recourir à des tisanes et à de la teinture de noix noire pour une cure plus générale et prolongée, mais seuls les produits Kalcker étaient disponibles à présent. Mais s'il y aura des problèmes pendant ce jeûne, ce sera certainement le choix à suivre pour préparer le prochain jeûne.

1er jour


Poids - 67,7 kg (hauteur 170 cm)
Glycémie - 79 mg / L
Cétones - 0,1 mmol / L
Cardio - 103/64 bpm 58

Tôt le matin, j'ai pris la dose recommandée de 50 g de sulfate de magnésium (en 2 parties, à 2 heures d'intervalle). Après 4 selles, je constate qu'il ne reste que de l'eau + une carotte reste mal digérée, le lavement intestinal n'est donc pas nécessaire.
La sensation de faim était très faible et j'avais de l'énergie toute la journée. Assez pour la marche habituelle de 35 min et pour les autres activités habituelles.

2ème jour


Poids - 66,6 kg
Glycémie - 71 mg / L
Cétones - 1,1 mmol / L
Cardio - 88/56 bpm 62

Pendant la nuit, j’avais très chaud et je transpirais beaucoup. Des rêves agités. Même si j’étais déjà sur un peu d'hypotension, je n'en ressentais pas vraiment les effets. J'ai eu une bonne énergie pendant la journée, un peu moins que la veille, mais assez pour faire les activités habituelles et la marche habituelle au même rythme (sans les sprints). Comme il faisait beau et ensoleillé, j'ai pris une demi-heure à bronzer et à entretenir mon petit jardin d'herbes aromatiques.
J'ai eu plusieurs selles au cours de la journée, l'effet du sulfate de magnésium semble se poursuivre. Juste du liquide à couleur de carotte ...

3ème jour


Poids - 65,8 kg
Glycémie - 49 mg / L
Cétones - 5,9 mmol / L
Cardio - 92/54 bpm 88

La nuit a été mauvaise. Rêves agités, je me suis réveillé plusieurs fois. Plus tard, sur la matinée, un goût terrible dans la bouche,on dirait avoir mangé des cornichons en conserve... et plein de nausées.
Quand je me lève, je trouve que l'acidose est en pleine progression. Glycémie basse, pression artérielle toujours basse et fréquence cardiaque élevée.
J'ai l'impression que tout s'aggrave avec l'immobilité de la nuit. Nous respirons moins bien et la circulation stagne. Les deux choses combinées créent certainement un état anaérobie dans le corps, ce qui aggrave les fonctions de transition pour la guérison du jeûne.
Après être sorti du lit, je me suis forcé à bouger, à monter et descendre les escaliers, à faire quelques exercices, sans exagération, et l’état général s’est beaucoup amélioré.
J'ai eu une évacuation, un liquide vert avec quelques particules. Il doit y avoir eu un écoulement de bile pendant la nuit. Je ferai probablement un lavement à la fin de la journée pour terminer le nettoyage.
Les odeurs de nourriture deviennent insupportables.

Dans l'après-midi, l'état s'est amélioré. Il me semble très important de faire un effort pour avoir plus d'activité physique. La tendance est de se reposer et de s’allonger lorsque nous manquons d’énergie et d’autres symptômes désagréables. Mais si nous essayons de faire un peu d'exercice, à intervalles réguliers, sans en faire trop, le corps entre plus facilement en état aérobie et commence à mieux utiliser les réserves de glycogène.
Et il est également important de boire de l'eau à intervalles réguliers, tout au long de la journée. L’interruption pendant la nuit ne semble pas faire de bien.
J'ai mesuré la glycémie dans l'après-midi pour voir si l'amélioration d’état avait également été constatée au niveau glycémique. Mais il continue à 50 mg / L. Bizarre ...
Après la marche habituelle, mes jambes me faisaient mal, et puis un peu partout le corps. Je dois contrôler pour ne pas épuiser les réserves de sodium et de potassium.

4ème jour


Poids - 64,7 kg
Glycémie - 47 mg / L
Cétones - 5.1 mmol / L
Cardio - 104/56 bpm 62

J’ai pu dormir presque toute la nuit. Au matin, je me lève de bonne humeur. Bien que la glycémie ait encore baissé un peu plus, la tension artérielle est déjà normale (la pression artérielle systolique est basse) et la sensation générale est déjà bien meilleure que la veille.

Je fais toutes mes activités habituelles et en fin d’après-midi, la marche habituelle. Je dois préciser qu'il s'agit d'un parcours relativement court, de 3,2 km seulement, mais qui monte 270 m. D'habitude je le fais en 35 min. La fréquence cardiaque se situe toujours autour de 120 (ou 73% du maximum pour mon âge).
Il est très important de toujours découvrir de nouvelles choses, des choses que nous n’avons jamais vues auparavant, même si les lieux (ou les gens, ou les livres ...) sont les mêmes. Et avec le jeûne, cela devient plus facile car l'état d'esprit change et les sens deviennent plus sensibles.

Le problème des douleurs dans les jambes et le corps,comme la veille, ne s'est pas répété. Peut-être que c'est une question de dosage de l'effort.

5ème jour


Poids - 64,1 kg
Glycémie - 47 mg / L
Cétones - 6.1 mmol / L
Cardio - 96/58 bpm 70

Malaise la nuit, nausée, etc. Au matin, un état de faiblesse générale. J'ai décidé qu'il était enfin temps de faire un lavement intestinal. Au début de l'évacuation, je n'avais vu qu'une eau légèrement verdâtre, mais à ma surprise, à la fin, j'étais complètement horrifié par la quantité de bile et de masses noires (désolé ...) qui sont sorties. A tel point que j'ai décidé de faire un ou deux lavements supplémentaires pour m'en débarrasser de tout ça. Il a suffit seulement 1. Mais c’était suffisant pour me convaincre que mon foie doit avoir pas mal de travail ces jours-ci et qu’il est nécessaire de faire des lavements réguliers. Mais, grâce à Dieu, ça marche ... Je ne peux même pas imaginer le sort de ceux qui ont le foie totalement bloqué et n’arrivent à faire les éliminations.

Puis, après j'ai réfléchi. Comment est-il possible de procéder à toutes les éliminations nécessaires lors d'un jeûne sec? Les reins ne fonctionnent presque pas, parce qu'ils ne reçoivent que l'eau provenant du métabolisme des graisses. La peau aussi ne peut pas en éliminer beaucoup par la transpiration pour la même raison. Et enfin, comment élimine-t-on la bile et les autres substances qui vont avec, libérées par le foie dans les intestins? Pour autant que je sache, les lavement sont interdits dans le jeûne sec.
Je pense maintenant que le jeûne sec seraait três rarement justifiable. Pour en prendre cette route il faudrait reunir plusieurs conditions:

1- Avoir fait déjà plein de jeûnes à l’eau, et donc avoir son corps três nettoyé et dans une forme exceptionnelle. (Alternativement, être depuis longtemps dans un regime alimentaire três sain, crudivore (adapté) ou pareil, et faire plein de sport toute sa vie).
2- N’avoir pas vraiment le temps de faire un jeûne à l‘eau. (mais on y trouve vraiment cette raison ?). Ou en cas d’urgence, accident, etc.
3- Être sûr d’avoir les chemins d’elimination disponibles (la respiration et transpiration, surtout) à fonctionner à plein et avec très peu de charge.

Après les lavements, l'état s'est nettement amélioré. Et après une douche de contraste (chaud-froid-chaud-froid), les choses se sont encore améliorées plus. À la fin, j'étais curieux de voir le poids. 65 kg! Plus 0,9 kg que 2 heures avant. Je pense que pendant la nuit il y a toujours une certaine déshydratation, ce qui n'aide en rien.

J'ai passé le reste de la journée comme cela sans plus de problèmes. Au final, la marche était plus difficile, la fatigue m’a obligé de faire moins 20% du parcours.

6ème jour


Poids - 63,4 kg
Glycémie - 50 mg / L
Cétones - 6.7 mmol / L
Cardio - 102/60 bpm 74

La nuit a été pas mal. J'ai beaucoup dormi, je n'ai eu qu'une petite insomnie au milieu de la nuit et une légère nausée. Mais le matin je me lève assez fatigué. Je voulais dormir davantage et après une heure, je me suis recouchée. Heureusement, c’est jour férié et je n'ai pas à aller au travail.
La glycémie est toujours basse et les cétones légèrement plus élevées. La sensation générale est de fatigue globale. Je ne peux pas bouger avec la facilité des autres jours. Je ne ressens pas de malaise particulier, mais c'est comme si je n'avais que 50% de mes forces. Il semble que la crise acidotique est proche. J'espère qu’elle arrive vite, peut-être qu’après j’aie quelques jours en meilleur état.

Au lieu de faire la marche normale, ce qui serait difficile, j’ai fait deux petits parcours plus doux, à un rythme plus lent. J'ai profité de l'occasion pour respirer, regarder autour de moi et pratiquer la méthode de Bates (pour les yeux).

À la fin de la journée, les nausées ont augmenté. Je fais 2 lavements, et la quantité de bile et d'autres conneries qui en sort est incroyable ... et seulement un jour et demi après les derniers lavements. La situation s’est beaucoup améliorée à la fin, mais je me suis senti fatigué et avec une sensation de froid.

7ème jour


Poids - 63,1 kg
Glycémie - 47 mg / L
Cétones - 5,8 mmol / L
Cardio - 111/66 bpm 67

J'ai dormi profondément presque toute la nuit, mais j'ai eu des périodes d'insomnie et de maux de tête. Dans la matinée, je me suis levé assez reposé. La réduction de poids n'était que de 300 g, après les derniers jours à 600-1100 g. Il me semble que la crise acidotique est terminée. Finalement!

Mais la glycémie reste très basse et si le problème n’est pas résolu, il va être difficile de faire des jeûnes de 30 jours. Ce pourrait être une bonne idée de faire une cure de mandarines pendant 30 jours, comme l'a conseillé Andrei pour les personnes souffrant d'hypoglycémie. Le seul problème est que nous sommes presque en été et la saison des mandarine est généralement en hiver. Et je n'ai pas la patience d'attendre jusque-là.

Dans l'après-midi, la fatigue est revenue. J'essaie de bouger et de faire des exercices, pour voir si le glycogène (si j’ai encore des réserves ...) se déverrouille et circule pour nourrir les cellules. Je fais une petite promenade, à un rythme lent, c’est terrible, je me sens comme ces petits vieux qui rampent. Maintenant, on peut comprendre très bien leur situation ...
A mon retour, je fais le test glycémique. Je m'attendais déjà à voir une valeur de 40 ... Mais c'est 60 !!! Je ne comprends plus rien de tout cela.

8ème jour


Poids - 62,5 kg
Glycémie - 53 mg / L
Cétones - 5,9 mmol / L
Cardio - 98/61 bpm 70

J'ai pu dormir deux fois 3h, avec une insomnie de plus de 2h au milieu. Et un peu plus sur la matinée. Le niveau d'énergie est un peu meilleur, la glycémie a augmenté un peu.

La journée se passe sans incident majeur. C'était une belle journée ensoleillée, alors je me suis bien bronzée pendant 40 min. Je fis deux lavements, espérant que la nausée qui débutait allait diminuer un peu. Je remarque qu’après, il y a une faiblesse générale et une sensation de froid dans le corps. Après un peu de repos, un bain chaud a aidé à compenser le froid.

Mais il est préférable d'essayer de faire un max d'activité physique. Marcher, bouger, etc. D’ici deux jours, je vais à la campagne pour passer les derniers jours de jeûne et les premiers jours de la sortie. Loin du tumulte de la ville, de la fumée des voitures, du bruit.

9ème jour


Poids - 62,0 kg
Glycémie - 50 mg / L
Cétones - 6.9 mmol / L
Cardio - 98/65 bpm 70

Les nuits sont de plus en plus longues. Selon ce que j'ai lu, l'insomnie augmente au fur et à mesure que le jeûne avance. Mais dans mon cas, il me semble que cela dépende de la phase de jeûne. En période de crise ou d'exacerbation, le temps de sommeil diminue. Mais quand on quitte cette étape, le sommeil augmente.

Le niveau d'énergie est plus élevé qu'hier. Et il n'a cessé d'augmenter le jour au jour. Mais juste un petit peu chaque jour. Il me semble que la fin de la crise acidotique ne provoque pas cette augmentation soudaine d'énergie et de bien-être qui est fréquemment rapportée. Dans mon cas, cette sortie est lente. Mais avec une évolution nette et positive.
J'ai repris l'énergie pour reprendre ma pratique de méditation. Après les 3 premiers jours de jeûne, cette énergie était presque complètement disparue et la capacité de concentration était faible. Maintenant, une nouvelle énergie apparaît et remplit complètement l'esprit.

10ème jour


Poids - 61,6 kg
Glycémie - 56 mg / L
Cétones - 7,3 mmol / L
Cardio - 97/65 bpm 64

J'ai bien dormi, les insomnies au milieu de la nuit sont devenue habituelles et tout à fait supportables. Elles sont également ponctuelles, car après exactement 3h de sommeil, je me réveille et je reste environ 1h à 1h30 éveillé. Ensuite, il y a encore 3 heures de sommeil. Le matin, si j'ai le temps, après environ une heure de réveil, je peux encore me rendormir 30 ou 40 minutes.

Le niveau d'énergie et de bonne disposition a considérablement augmenté aujourd'hui. Avec la glycémie à 56, j'ai traité de diverses affaires le matin, et bougé d'un côté à l'autre. Après avoir fait la valise et tous les accessoires nécessaires au jeûne à la campagne (machine à jus, matériel pour lavements, balance, appareils de mesure), je me rends dans mon "cottage". Il fait beaucoup plus frais ici et pas de soleil. Heureusement, parce que j'ai plus de 30 kg à transporter, par un chemin de pierre, qui monte vers la maison. 400m sur une pente de 40%.

L'endroit est un petit paradis. Une vallée très petite et étroite, entièrement verte, avec un ruisseau profond qui se jette dans la mer à 500m. Nous y arrivons par une route sinueuse et étroite avec des tunnels sombres qui se terminent à l'extrémité inférieure de la vallée. L'accès au reste de la vallée, aux maisons et aux petits champs cultivés se fait par d'étroits chemins de pierre. Il n’y a pas plus de 10 à 12 maisons et la moitié d’entre elles sont inhabitées ou en ruines.

11ème jour


Poids - 61,2 kg
Glycémie - 52 mg / L
Cétones - 6,5 mmol / L
Cardio - 102/66 bpm 65

Cette nuit, j'ai appris une chose nouvelle , à propos de l'insomnie du jeûne et sur comment retourner au sommeil. Lors d'une des périodes où je ne pouvais plus me rendormir, il me paraissait évident que le fait de toujours suivre telle ou telle pensée se présente comme un obstacle majeur à la possibilité de se rendormir. Normalement, pour ceux qui ont un sommeil normal, hors le jeûne, il existe d'autres mécanismes qui chevauchent cette tendance normale de l'esprit et, après chaque cycle de sommeil, conduisent immédiatement à l'autre cycle. Dans ce cas, nous ne nous réveillons même pas et le sommeil est continu à 8 ou 9 heures. Ou, si nous nous réveillons, nous allons bientôt nous rendormir.
Mais j'ai remarqué que si je concentre mon esprit sur une certaine sensation, par exemple la sensation générale du corps face à l'insomnie, le courant de pensées diverses se dissipe, l'esprit se stabilise un peu et progressivement les mécanismes qui induisent le sommeil reviennent à l'action. . C’est un fait connu de ceux qui pratiquent la méditation, qu’il n’est pas possible d’arrêter le flot de pensées, du moins pour un temps plus long. Parce que c'est l'activité naturelle de l'esprit. Forcer à arrêter ce courant serait comme forcer à s’arrêter de respirer, ou d’autres activités organiques du corps.
En jeûnant, l'esprit est plus actif et sensible. Ainsi, les courants de pensée deviennent aussi plus actifs, je pense qu’en parallèle avec l'activité interne du corps. Je crois que ces méthodes visant à réduire la suractivité de l'esprit, ou du moins à la guider, peuvent aider à vaincre l'insomnie.
Ainsi, avec cette méthode, j'ai pu prolonger le temps de sommeil au-delà des 2 périodes habituelles s de 3h chacun. Les cycles de sommeil suivants ont été courts, seulement 40 minutes exacts, avec un court éveil de quelques minutes seulement. Mais j'ai répété 3 ou 4 fois, au point que je n'avais plus besoin de repos et que le corps demandait déjà de sortir du lit.
Et il y a un facteur supplémentaire qui me semble important. C'est d’établir une privation sensorielle aussi complète que possible. Absolument pas de lumière (s'il n'est pas possible d'obscurcir totalement la pièce, utilisez une visière) et le bruit au minimum possible.

Dans l'après-midi, après avoir parcouru les sentiers de la vallée, je suis allé dans un café-restaurant du village voisin pour avoir accès à Internet et traiter de certaines choses. Mais j’ai senti très froid, je pense que je deviens plus sensible au froid, et rester assis 1h ou 2h n'aide pas. De plus, la famille du propriétaire a préparé et pris leur déjeuner juste à côté de moi: poisson frit et riz à la tomate. Cela ne m'a pas beaucoup dérangé, mais après une des filles est venue me parler et a commencé à expliquer l'histoire du restaurant, les délicieux plats qu'ils préparent, etc. Résultat: j'ai passé quelques heures à imaginer de bons plats succulents. Bien sûr, il n’y a toujours pas de faim physique, mais seulement une stimulation mentale. Elle induit également certaines réactions physiques: salivation, liquide dans l'estomac. Demain je dois chercher un endroit où on ne serve pas de nourriture ...

En fin d'après-midi et en soirée, une douleur au niveau du foie apparaît, accompagnée d'une légère nausée. Je pense que j'ai rarement (ou jamais?) ressenti un tel inconfort. J'ai lu que le foie n'a aucun récepteur pour ressentir la douleur, mais alors d'où venait cette douleur? Je pense que je suis encore en train d'accumuler beaucoup de bile dans l'intestin. Je ferai 2 lavements 1ère chose demain matin.

12ème jour


Poids - 60,7 kg
Glycémie - 49 mg / L
Cétones - 6.3 mmol / L
Cardio - 110/65 bpm 60

Pendant la nuit, en plus des douleurs au foie, la zone du pancréas était également très sensible. Après les deux lavements, qui ont libéré une quantité étonnante de bile, de particules de matière noire et de mucus, l'état s'est amélioré. J'espère que cette décharge extraordinaire et constante de bile sera le véhicule d'un nettoyage efficace du corps. Je ne m'attendais pas non plus à voir autant de mucus se libérer. Selon Ehret, la plaque mucoïde intestinale, complexe de mucus et toutes sortes de débris qui s'y collent, est très difficile à éliminer. Il me semble que les méthodes diététiques recommandées pour l'élimination de la plaque (aliments riches en fibres, élimination des produits laitiers, etc.) sont bien en deçà de l'efficacité du jeûne.
Pour éliminer la sensation de froid, habituelle après les lavements, j’ai pris une douche très chaude, je me suis reposé un peu et fait 30 minutes de méditation. La journée est très sombre et nuageuse, il pleut presque, la température extérieure a baissé. Je m’attendais à quelques jours ensoleillés pour aller nager et bronzer ... Peut-être d’ici quelques jours.

13ème jour


Poids - 60,2 kg
Glycémie - 52 mg / L
Cétones - 6.2 mmol / L
Cardio - 111/68 bpm 70

Maintenant, je ne peux plus dormir que 1h30 à la fois. Ceci correspond enfin aux cycles de sommeil classiques, qui commencent par une phase de sommeil profond (ondes delta) et se terminent par la phase de sommeil paradoxal (ondes alpha). Mais je crois que c'est le stade REM, avec son activité cérébrale plus intense (et les rêves qui vont avec), qui me fait réveiller. Et si je n'arrive pas à me détendre et à dévier le courant de pensées qui vient après le réveil, je peux être sûr de passer 1h30 sans retourner au sommeil ...

J'ai pu vérifier la régularité des cycles: sommeil de 23h30 à 1h00, éveillé de 1h00 à 2h30, sommeil de 2h30 à 4h00, éveillé de 16h00 à 17h30, sommeil de 17h30 à 19h00, puis j'ai essayé de dormir un peu, mais seulement quelques minutes ici et là.

La journée débute avec de la pluie et du vent. On dirait qu'on est en plein hiver. Février dernier, lors d'un weekend dans la cabane, le temps était magnifique, avec du soleil et de la chaleur. Les jours de jeûne deviennent routiniers. À part les nausées et la douleur ici et là, il n’y a rien de spécial à signaler. La glycémie et les cétones ne présentent presque aucune variation, jour après jour. Seul le poids descend rapidement.

J'espérais que dans les derniers jours de jeûne, le poids ne baisserait pas de plus de 200-300g par jour. Mais je n'arrive pas à descendre moins de 500g par jour. Je ne sais pas comment ça va être quand je ferai un jeûne de 30 jours. Pour cela, je vais devoir gagner 20 kg de poids de réserve, ce qui signifie commencer le jeûne avec 75-80 kg. Parce que je ne me vois pas avec seulement 50 kg de poids ...

Au contraire, pour prendre du poids, j'ai beaucoup de difficulté. Dans les deux mois et demi qui ont suivi la série de jeûnes précédents, en mangeant autant que je pouvais, et en m'entraînant au gymnase, je n'ai réussi à gagner que 8,5 kg. Pour gagner 20 kg, je devrai faire de même pendant plus de 6 mois.

Je pense que je dois avoir un problème de mauvaise assimilation de la nourriture. Peut-être qu'avec ce jeûne, la condition s'améliorera.

Dans l'impossibilité de sortir et d'aller faire une promenade, j’ai toujours plein de froid. La cabane n'a pas de chauffage. La solution est de prendre des bains chauds. Pour activer également l'élimination des toxines, j'ajoute quelques étapes supplémentaires. J'ai vu cette méthode dans un forum de jeûne, indiquée par un médecin sud-africain.

1er stade - Faire une activité physique relativement intense pour augmenter le rythme cardiaque à la fréquence presque maximale (correspondant à l'âge et entraînement). Là je fais des accroupissements et des pompes.
2ème étape - Faire un massage du corps avec une brosse ou une serviette rugueuse. L'objectif est d'activer la circulation, en particulier dans la peau.
3ème étape - Bain ou douche chaude, à la température maximale supportable. Quelques minutes.
4ème phase - Douche froide ou bain. Glacé si possible.
Revenir aux phases 3 et 4.
Phase 5 - Repos.

L'effet est très similaire au sauna. À la sortie de la douche, la peau devient complètement rouge, ce qui indique une circulation sanguine intense et une activation des capillaires.

Dans l'après-midi, je ressens une douleur à l'estomac, précisément là où j'avais déjà eu des problèmes auparavant, en raison d'une prise excessive d’aliments dans un seul repas. Vu que je faisais du jeûne intermittent depuis 7 ans et je ne prenais que 2 repas par jour, je me suis familiarisé avec la préparation de plats variés et de quantités étonnantes pour atteindre au moins 2 500 kcal par jour.

14ème jour


Poids - 59,7 kg
Glycémie - 49 mg / L
Cétones - 5,8 mmol / L
Cardio - 111/67 bpm 72

J'ai pu dormir plus de 2/3 de la nuit. La veille, dès que j'ai commencé à sentir le sommeil arriver, j'ai arrêté de lire et je me suis préparé à dormir. Ce signal devient plus clair maintenant, c'est le signal du début d'un cycle de sommeil, une somnolence soudaine, et il est bon d'en profiter rapidement pour commencer à dormir. Surtout maintenant, pendant le jeûne, quand il y a beaucoup plus de difficulté à dormir.

Le matin, la nausée a augmenté, ainsi que la douleur dans le foie. En dépit d'avoir fait les deux lavements, le soulagement a été brève. Je crains que la deuxième crise ne va commencer maintenant, bien que dans les rapports de jeûne, elle ne vienne qu'après le 20è jour, environ. Mais le plus sûr c’est que ces problèmes ne sont que des exacerbations ponctuelles de maux accumulés, apparaissant ici et là. Comme j'ai prévu de quitter le jeûne dans deux ou trois jours, l'important est de ne pas rompre le jeûne au milieu d’une crise d'exacerbation.

Après avoir réglé mes affaires, dans le village voisin, je suis allé chercher les carottes pour la sortie du jeûne. 20kg, très bonne allure, fraîches, avec la partie verte. La montée vers la cabine, avec les 20 kg de carottes, a été bien difficile et j'ai dû m'arrêter plusieurs fois. Mais j'ai été surpris à quel point je me suis senti bien après. Mieux que pendant tout le reste de la journée.
Tard dans l'après-midi, le ciel bleu est revenu. Demain il doit faire une belle journée, je pourrai prendre un bain de mer et nager.

15ème jour


Poids - 59,4 kg
Glycémie - 53 mg / L
Cétones - 6.3 mmol / L
Cardio - 107/64 bpm 68

Je n'ai dormi que 3h30. Après le premier cycle de sommeil de 1h30, je ne pouvais plus me rendormir dans aucun des 3 cycles qui ont suivi. Après 4h30 réveillé, j'ai pu dormir encore 2 heures et la nuit était terminée. Malgré l'utilisation de la technique du sommeil que j'ai décrite précédemment, l'énergie dans ma tête était trop forte. Comme Bragg l'a décrit, le jeûne permet à une grande force de vie de devenir disponible. C’est bien parce qu’elle peut faire les réparations nécessaires, mais cette énergie qui circule dans le corps active également l’esprit au point que le sommeil devient très difficile.

Au cours de la nuit, j'ai eu beaucoup de douleurs dans le foie et tout le tube digestif, avec des mouvements péristaltiques, une gêne et des gaz. C'est certainement une exacerbation de tous les problèmes accumulés causés par les erreurs que j'ai commises dans ma jeunesse et à l'âge adulte. Depuis le début de l'adolescence jusqu'à 37-40 ans, j'ai commis tous les excès: j'ai fumé, bu de l'alcool et consommé de la malbouffe. Et ce n’est qu’après les 45 ans que j’ai commencé à prendre plus de soin à manger des aliments plus sains et de faire du sport régulièrement. Compte tenu de tout cela, il est étonnant comment que je n’ai pas contracté une maladie grave plus tôt!

Après 2 lavements, avec l'élimination habituelle de bile et du mucus (et seulement un jour après le dernier!), l'état s'est amélioré, mais le mal au foie est toujours présent. Un bain chaud et 30 minutes de repos, et je pars à la découverte de l'ancienne route qui reliait la vallée avec le village voisin, voie de communication principale entre tous les villages de cette région. Il est complètement abandonné et en mauvais état, les herbes poussent plus haut que moi, et les glissements de terrain, les branches et les feuilles couvrent la majeure partie du parcours. Mais sous des arbres séculaires, on peut encore voir le chemin presque intact bordé de murs de pierre.

À un moment donné, le malaise recommence avec une certaine intensité. J'ai bien peur que ce soit une hypoglycémie aiguë et j'y retourne. C'est avec difficulté que je fais le chemin de retour, je dois m'arrêter plusieurs fois, me reposer un peu. Quand je suis arrivé à la cabine, j’ai mesuré le taux de sucre dans le sang, à savoir 59, au-dessus des 49 le matin. Le problème doit donc être une crise d'élimination (et de réparation?) dans le foie. Mais content qu'elle vienne maintenant, avec le jeûne. Si les problèmes commençaient dans plusieurs années, quand je n'aurais pas la force pour les gérer, ce serait bien pire.

C'est aussi étrange que je n'aie jamais ressenti auparavant cette douleur et malaise au foie. Au plus, je ressentais un léger inconfort et des nausées (petites) lorsque je mangeais plus de 100 g de chocolat à la fois ...

Je ne sais plus si je vais faire la sortie de jeûne après-demain, comme prévu. Je devrai attendre la fin de crise d'exacerbation.

16ème jour


Poids - 58,9 kg
Glycémie - 55 mg / L
Cétones - 5,7 mmol / L
Cardio - 100/64 bpm 73

Quelle journée merveilleuse quand j'ai ouvert les portes de la cabane! Le ciel était d'un bleu pur, le soleil se levant au-dessus des montagnes du côté de la vallée, l'air pur et frais s'écoulant doucement, tous les arbres brillaient dans des tons de vert intense. Toute la vallée vibrait et chantait à l'unisson!
J’ai voulu descendre tout de suite, aller me baigner dans la mer, mais il était nécessaire de procéder au nettoyage habituel. La nuit a eu 2 parties, au début j'avais encore beaucoup d'inconfort dans le foie et des nausées. Après l’intervalle habituel, où j’ai saisi l’occasion pour lire, car il ne sert à rien d’essayer de s’endormir, j’ai dormi encore 2 heures et avec des rêves très agréables. Une histoire d'un endroit avec beaucoup de gens que j'aimais beaucoup .

C'était un bon signe, avec le fait que le matin, le malaise dans le foie est disparu. Il me semble qu'après tout, il sera possible de quitter le jeûne demain. Après les lavements, les bains chauds et le repos, je pars enfin plonger dans la mer dont j'ai tant voulu toute la semaine dernière.
Il n’y a presque personne sur la plage. C’est dimanche, mais la plupart des gens arrivent plus tard. Après 10 minutes au soleil, il fait assez chaud. L'eau est fraîche mais pas glacée. C’est bien agréable de nager un peu. Je n'exagère pas dans l'effort, histoire de ne plus avoir de surprises, comme ce fut le cas hier. Et aussi avec les bains de soleil, dès que je commence à être un peu fatigué, je fais un dernier plongeon et je retourne dans la vallée.

Le reste de la journée se passe sans incident. Petite conversation avec la dame qui habite la vallée, lecture dehors, en contemplant la beauté étrange du fond de la vallée, et un peu de méditation.

17ème jour - sortie du jeûne


Poids - 58,6 kg
Glycémie - 53 mg / L
Cétones - 6.6 mmol / L
Cardio - 100/63 bpm 69

J'ai très peu dormi ce soir. Je n'avais aucun malaise particulier, juste une petite nausée, ce qui est plus ou moins habituel. Je pense que les niveaux d'énergie ont augmenté après que la crise du foie est passée.

Au matin, j'ouvre les portes de la cabine au lever du soleil. Les couleurs de l'aube sont magnifiques dans la vallée. La journée sera splendide, le ciel sera dégagé, le vent faible, déjà impatient de prendre un autre plongeon dans la mer.

Après avoir fait le dernier lavement du jeûne (la quantité de matières étranges a déjà diminué) et un peu de repos, j’ai préparé ensuite le jus de carotte pour la journée. Environ 700ml. Je prends les premières gorgées lentement, assez diluées. Dès que je ressens la moindre gêne dans mon estomac, je m'arrête et répète plusieurs minutes plus tard. Je dois avoir bu une demi-tasse, dilué ça a fait une tasse.

Ensuite, je pars pour la plage du village à côté, emportant avec moi environ 200 ml de jus dilué. Je remarque déjà une différence dans mes forces, en descendant le sentier, et en nageant dans la mer. Petite, mais la sensation de force n’est plus la même qu’hier. Voyons à quoi ressemblera l'évolution dans les prochains jours. L'idée est d'augmenter rapidement les quantités de jus de carotte, en alternant peut-être un peu avec le jus de betterave, mais très peu. Jusqu'à 3 ou 4 litres par jour.
Mais bien qu’il ne s’agisse que de jus de carotte, en principe l’un des aliments les plus légers et les plus appropriés pour sortir du jeûne, il faut être très prudent avec les quantités et les concentrations à chaque fois. Ce n’est qu’une fois que j’ai bu plus que quelques gorgées, non dilué, et j’ai déjà senti un mal d’estomac dans le ventre pendant 30 min. J'imagine maintenant l'effet de l'erreur que j'ai commise lors de l'un des derniers jeûnes, 4 jours (sec), où, le premier jour de la sortie, j'ai bu 500 ml de kéfir presque d’une seule fois ...

Selon ce que j'ai lu, il est nécessaire de faire beaucoup de sport (aérobie) simultanément avec la sortie au jus de carotte. De cette façon, je pourrai peut-être faire l'expérience d'avoir une colonie de symbiotes (microflore) à prédominance d'Escherizia Coli. Et vérifier si l'augmentation du poids et de la masse musculaire se produit également.

2e jour de sortie du jeûne


Poids - 58,3 kg
Glycémie - 91 mg / L
Cétones - 4,8 mmol / L
Cardio - 100/66 bpm 71

La nuit continue à peu près au même rythme. 1 ou 2 cycles d'1h30 de sommeil au début de la nuit, puis 2 cycles de veille et en fin de nuit, vers l'aube, plus 1 ou 2 cycles de sommeil. C'est un rythme biphasique (voir sur le sommeil polyphasique). Si on ajoute le petit cycle de sommeil dans l'après-midi, de 40 min à 1 h, on obtient un rythme en trois phases.
Les gens de l'époque médiévale ont naturellement fait ce rythme en deux phases. Ils se couchaient assez tôt la soirée, car il n'y avait pas de lumière artificielle, et ils se réveillaient au milieu de la nuit pour des activités à la maison, des relations sexuelles et discuter avec leur famille. Ils allaient également rendre visite à des amis et des voisins. Après quelques heures, ils se rendormaient pour le reste de la nuit.

Faleev, un maître sportif russe, affirme qu'il est possible et avantageux de réduire le temps de sommeil habituel de 8 à 9 heures vers 3h à 4h30, 2 ou 3 cycles, à condition de bien déterminer les cycles personnels qui ont le plus de stade de sommeil profond (ondes delta). Cette phase est la plus réparatrice de toutes, et en concentrant les périodes de sommeil autour ces cycles, on peut obtenir au final plus de temps de “bon” sommeil au total, qu'une personne normale qui dort de 8 à 9h de suite, parce qu'ici il y a une bonne part de déperdition (de temps et énergies) à essayer de rendormir, ou simplement en phase de transition vers le cycle suivant.

C'est encore une belle matinée. Je prépare le jus de carotte pour la journée, 1.500 ml. C'est un peu long, nettoyer et éplucher 3 kg de carottes. Je ne sais pas comment sera quand j’aurai 8 kg (pour faire 4 litres de jus) ... Maintenant, je suis sûr que dans les 2 premiers jours, le jus doit être dilué. Concentré, je ne peux pas boire plus de 2 ou 3 gorgées sans avoir un poids sur le ventre pendant 20 min.

Plongée et baignade en mer. L’endurance et la force ont augmenté. Mais il y a toujours un point à partir duquel la sensation de faiblesse caractéristique du jeûne revient. Il est préférable de faire une certaine activité, dosée, mais pour de périodes plus longues.

J'ai des moments où il y a une intensité d'énergie, ou du moins une volonté d'utiliser cette intensité, ce qui m'a rapidement rappelé l'énergie de l'enfance. P-ex cette volonté de courir d'un côté à l'autre, simplement parce qu'il y a un besoin intense de laisser la force de la vie partir. Je suis VIVANT!

3e jour de sortie du jeûne


Poids - 58,7 kg
Glycémie - 78 mg / L
Cétones - 1,9 mmol / L
Cardio - 97/61 bpm 66

J'ai eu l'opportunité de choisir entre me réveiller après le 2e cycle de sommeil (un peu avant, car je n'avais dormi que 2h20), jusqu'au retour du besoin de dormir, comme d'habitude ces derniers jours, ou de continuer à dormir, comme il est normal en dehors du jeûne. J'ai choisi de continuer à dormir. Et après plus de 8 heures de sommeil le matin, je ne me suis pas senti plus reposé que les matins précédents.
Ce qui semble prouver que le sommeil biphasique, avec un total d'heures bien inférieur au sommeil monophasique habituel, ne conduit pas à une accumulation de fatigue. Et peut-être que c'est encore plus efficace et récupérateur. À confirmer dans les prochains jours, pendant lesquels j’essayerai de garder le rythme biphasique.

Le poids a légèrement augmenté, cela pourrait être simplement la récupération de l'eau. La glycémie a légèrement baissé, après le saut du premier jour. Comme prévu, les cétones sont en chute libre.

Une journée extrêmement radieuse se lève. Le soleil brille sur les arbres et sur les pentes de la vallée. J'ai devant un petit arbre plein de petits fruits, un néflier du Japon, qui doivent être ramassés, sinon ils pourrissent et sont mangés rapidement par les vers. Je collecte environ 4kg. À partir de 3 kg environ, je décide de préparer un jus, pour varier de la carotte. Ça a fait 1,25 L d'un jus acide et sucré, mais savoureux. Pendant la matinée, je ne bois que ce jus, un peu dilué.

À la plage, je peux nager 4 x 100 m, avec des pauses tous les 100 m. À la fin, une super douche d'une cascade qui tombe directement sur la plage. Quelle douche! L'eau tombe d'une hauteur de 20 m, des centaines de litres par minute, l'effet est une poussée d'énergie intense. Et c'est aussi un excellent massage corporel.

Les sensations caractéristiques du jeûne disparaissent lentement, une grande sensibilité à tout, une transparence et une légèreté d'esprit. Et reviennent les sensations normales hors du jeûne. Les kabbalistes ont l'expression appropriée pour décrire ce changement. Un "épaississement" - Hitabut.
Il y a cependant de nouvelles sensations / perceptions. La 1ère est le sentiment d'une plus grande vitalité, le corps ne pèse pas autant qu'auparavant, littéralement. La 2eme est un esprit plus léger (qui est déjà apparue pendant le jeûne). La 3ème est une plus grande endurance, on peut faire plus de choses, et les revers et les difficultés n’affectent pas beaucoup.

À la fin de l'après-midi, j’en avait assez des jus de carotte. Rien que d'y penser, ça me faisait de la nausée. Alors, comme mes provisions ne sont que des carottes et des betteraves, je décide de faire une soupe bien concentrée, en ajoutant un peu d’ail et d’herbes aromatiques. J'étais sur le point d'ajouter un peu de sel, mais la soupe était bonne sans sel. J'ai pris un bol plein, mais c'était un peu trop, l'estomac ne peut toujours pas traiter beaucoup d'aliments solides.

4e jour de sortie du jeûne


Poids - 59,3 kg
Glycémie - 75 mg / L
Cétones - 1,3 mmol / L
Cardio - 93/61 bpm 65
Sommeil - 2h15 + 1h30 + 40m = 4h25

J'ai surmonté la petite inertie qui apparaît lorsque je me suis réveillé la première fois, me réveillant tout de suite. Je suis allé voir les étoiles, qui ont l'air très bien d'ici, car il n'y a presque pas de lumière artificielle, puis j'ai lu jusqu'à ce que je ressente le premier besoin évident de dormir. Les cycles étant plus ou moins réguliers, il est facile de prédire à quel moment ce besoin apparaît. Mais il faut créer l'habitude de prêter attention au signal, et ne pas hésiter et être en retard pour se préparer à dormir. Sur la matinée, je me lève si frais (ou plus) que si j'avais dormi 8 ou 9 heures, comme d'habitude avant.

Le poids continue d'augmenter, même si je n'ai mangé que 1.000 à 1.200 kcal la veille. Peut-être que c'est juste la récupération de l'eau, et une certaine accumulation de matières fécales. Si les selles ne se produisent pas pendant cette journée, je devrai faire un lavement ce soir. En plus, je ne mange pas de sel et il ne devrait donc pas y avoir de rétention d'eau.

Après un bain de soleil sur la plage et nager un peu, je vais chercher des légumes et des condiments puisque je ne suis préparé que pour le jus de carottes et de betteraves. Patates douces, fèves, un peu de tomate, concombre, poivrons et mandarines. Et du vinaigre et cumin pour l'assaisonnement. Herbes aromatiques j'en ai déjà beaucoup ici.
La faim devient maintenant intense et presque constante. Mais il ne faut pas se laisser emporter par l’imagination en pensant à différents plats, car l’estomac ne peut toujours pas supporter de grandes quantités.

Je commence à être inquiet que le premier mouvement d'entrailles ne soit pas encore apparu. J'attendrai jusqu'à demain. Je ne voudrait pas avoir recours à des lavements.
En fin d'après-midi, un spectacle impressionnant a lieu dans la vallée. La brume et les nuages au sommet de la montagne, qui ne se forment qu’en fin d’après-midi, avec le refroidissement naturel, commencent à descendre très lentement dedans la vallée. C'est un manteau absolument silencieux qui glisse vers le centre de la vallée et passe lentement d'arbre en arbre. Le silence de la vallée s’approfondit, comme si un suspense mortel était créé. Cela m'a rappelé les films d'Akira Kurosawa, en particulier de Ran, où chaque début des scènes est précédé par la vision d’une montagne où défilent ces brumes silencieuses et fatales.

5e jour de sortie du jeûne


Poids - 59,8 kg
Glycémie - 82 mg / L
Cétones - 0.3 mmol / L
Cardio - 84/54 bpm 66
Sommeil - 4h15 + 3h = 7h25

Je me suis senti plus lourd cette nuit. Juste resté éveillé un cycle au milieu de la nuit. Peut-être à cause d'avoir mangé beaucoup plus la veille. En plus du jus de carotte, plusieurs mandarines, une grande salade de tomates, du concombre et du poivron, assaisonnés d'origan, d'ail et de jus de citron. J'ai également ajouté une pomme de terre cuite qui était déjà dans le réfrigérateur depuis quelques jours. Plus tard, j'ai préparé des fèves fraîches, cuites avec des patates douces et les verts d'oignon. Je pense toujours qu'il faudra ajouter du sel pour rendre le plat agréable. Mais la vérité est que tout me semble bon sans aucun sel.

Le matin, après une demi-tasse de jus de carotte, le besoin d'évacuer est enfin venu. Hourra! Dans l'après-midi, il y aura deux autres. Génial! Il semble que la situation soit normalisée.

Le problème maintenant n’est pas de se laisser emporter par la faim intense qui commence à apparaître tout le temps, pas même par l’imagination de préparer les plats les plus divers. Comme j'aime bien faire la cuisine, et manger!, je vais devoir me contrôler. J'essaie de continuer à préparer des plats à base de légumes, de préférence crus. Mais ça va être difficile ...
Par exemple, l'après-midi je suis allé au supermarché, à une demi-heure de la vallée. Vu que je vais rester dans la vallée 2 jours de plus que prévu, j'ai donc besoin de plus de choses que des carottes, des patates douces et des fèves. Mais j'ai laissé passer trop de temps depuis le dernier repas. Au supermarché j’ai été pris par une faim vorace et j’ai fini par emporter beaucoup plus de choses que ce qui serait correct. J'ai même acheté 3 variétés de fromage!

Je suspends ici le journal de jeûne. Les indicateurs (glycémie et cétones) sont revenus à la normale et seul le poids continue à enregistrer une évolution positive (Dieu merci!). Et je pense qu’il n’y a rien d’autre à ajouter pour l’instant, si ce n’est les bénéfices concrets de ce jeûne particulier, qui, j’espère, continueront à s’enraciner et à se stabiliser.

Je reviendrai quelque temps plus tard pour décrire ces bénéfices, les changements des conditions initiales et le succès des objectifs proposés au début du jeûne.

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Message  hyperzara le Mer 20 Nov 2019 - 12:37

Merci pour ce retour très détaillé.
Pour des questions d'organisation, je préfère plutôt le jeûne sec; j'ai cru comprendre que l'eau prise pendant un jeûne hydrique ne sert pas à éliminer grand chose...
Perso, même si je suis aussi sportif (natation), je conseille plutôt de mettre aussi le corps au repos pendant le jeûne, ainsi que l'esprit, l'activité du cerveau étant très consommatrice de glucose.
Maintenant, on attend ton retour sur tous tes soucis de santé que le (les) jeûnes doit guérir totalement ou partiellement.

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Message  Jeff le Jeu 21 Nov 2019 - 4:27

hyperzara a écrit:Merci pour ce retour très détaillé.
Pour des questions d'organisation, je préfère plutôt le jeûne sec; j'ai cru comprendre que l'eau prise pendant un jeûne hydrique ne sert pas à éliminer grand chose...


Je suis d'accord avec cela, je bois toujours très peu durant les jeûnes hydrique, car je n'ai pas beaucoup soif. J'ai lu que certain recommande de boire 3lt par jour... moi je tourne à 0.5 à grand max 1 lt par jour en général. Je pars du principe que le corps sait ce qu'il fait et ce dont il a besoin, si je n'ai pas soif, je ne bois pas.

Par contre, oui, le jeûne sec semble plus efficace, mais face au besoin d'effectuer un très long jeûne (tenter d’éradiquer un cancer par exemple), il ne permet pas d'aller suffisamment loin dans la durée. Et aussi, c'est plus difficile à effectuer. Certain ne sont déjà pas capable de rester sans manger tout en buvant durant 2-3 jours, sans boire c'est plus difficile (tout au moins sans entrainement).

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Message  hyperzara le Jeu 21 Nov 2019 - 5:22

Oui, c'est vrai que le jeûne sec est plus "dur", et que pour soigner les longues maladies, un jeûne long, voire très long (40 jours pour un cancer...), donc hydrique, paraît plus adapté.
Mais c'est aussi plus long à tenir mentalement sur la durée et cela nécessite un accompagnement et une organisation plus compliquée.
N'oublie pas qu'un jeûne sec de 10 jours (certains le font sans soucis mais la soif est dure à gérer sur la fin...) équivaut à un jeûne hydrique de 30 jours.
Il est à noter que la pratique régulière (ou permanente comme moi) du jeûne intermittent (16-8, par exemple) est un très bon préalable pour entamer un jeûne très long.
J'espère que ton jeûne a pu soigner la plupart de tes maux.

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Message  Jeff le Jeu 21 Nov 2019 - 6:44

personnellement, j'ai un soucis avec le 1 sec = 3 hydrique. Je ne suis pas sûr que l'on puisse vraiment calculer comme cela... 

La seule chose que j'ai pu voir début novembre après un jeûne sec de 7 jours (au repos), c'est que l'état de mon sang a interpellé ma naturopathe qui le regardait au microscope. Elle suit régulièrement des gens en hydrique, elle était surprise de la qualité parfaite du sang, elle n'avait jamais vu cela (nombre des globules rouge et blanc, forme, mouvement, Agglomeration etc).
Mais moi, je ne me suis pas senti après 7 jours comme après un jeûne hydrique de 21 jours, cela n'a pas été aussi intense. Très très difficile à dire! :-)

Jeûner d'une manière ou d'une autre est bon pour la santé. Les travaux de Valter Longo ont prouvé plusieurs fois qu'une certaine restriction alimentaire améliore la santé. Je pratique aussi le 16/8 et 36 h de jeûne hebdomadaire le reste de l'année et j'essaye de faire au moins 7 jours de jeûne par an (à sec a partir de cette année)

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Message  hyperzara le Jeu 21 Nov 2019 - 7:49

Oui, c'est vrai que la différence jeûne sec/hydrique n'a pas forcément un rapport de 3 (c'est une moyenne indicative), les réactions du corps pendant et après le jeûne sont propres à chaque personne et donc très variées...
Perso, j'ai très bien supporté le jeûne sec qui tape encore plus dans les graisses pour les transformer en eau, à ne pas faire en été bien sûr (En France où j'habite, on est monté à 45°C l'été dernier quand même...).
En tous cas, la "pureté" de ton sang à l'analyse démontre quand même l'efficacité de jeûne sec, qui fait aussi reposer les reins leur permettant de se régénérer.
Sinon, je suis d'accord avec toi, l'important est de pratiquer le (ou les) jeûne qui nous convienne.
Perso, je fais la même chose que toi, très bonne idée que le jeûne hebdo de 36h, et je vais m'astreindre à 2 jeûnes secs de 7 jours (maxi pour moi) par an, à l'autonome et au printemps.

Du coup, est-ce que tes #jeûnes ont pu régler en tout ou partie tes soucis de santé que tu énumérais au tout début de ton topic ?

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Message  Jeff le Jeu 21 Nov 2019 - 8:28

Petite confusion,ce poste n'est pas le mien ;-)

Mon problème personnel est un développement d’ostéophyte (os qui pousse pour compenser la perte de cartilage et pour protéger l'articulation) sur la cervicale C4, qui rétréci le trou de conjugaison de la vertèbre par lequel passe le nerf qui pilote le bras droite. 

Je suis assez sceptique quand a la guérison ce cette excroissance, car l'os continue de croître durant le jeûne. Par contre, le jeûne est reconnu pour régénérer les articulation (shelton, boudreau), donc je protège le reste :-)

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Message  hyperzara le Jeu 21 Nov 2019 - 9:10

Ah oui, pardon, le retour/la suite de l'auteur du post aurait été intéressant...
A suivre pour toi donc.

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