Maladie mentale et jeûne : témoignage du psychiatre Valery Gurvitch,

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Maladie mentale et jeûne : témoignage du psychiatre Valery Gurvitch,

Message  Luc le Sam 20 Sep 2014 - 3:48

Tiré du livre : "Le jeûne, une nouvelle thérapie"

Valery Gurvitch est entré dans le service de Nikolaev en 1965 pour y écrire sa thèse
de psychiatrie. Il n’a plus quitté son « maître » jusqu’en 1983. Âgé de soixante-treize
ans en 2012, toujours alerte, travaillant le dimanche dans une clinique privée de jeûne à
Moscou – et en semaine comme psychiatre à l’hôpital public.

« On avait bien conscience d’être les premiers à faire des études sur l’utilisation du
jeûne en psychiatrie. On était en quelque sorte des pionniers et pour nous,
jeunes chercheurs, c’était passionnant. Je me posais toutes sortes de questions :
“Quel est l’impact du jeûne sur la personnalité ?” “Quel est le degré de l’effet qu’on
peut attendre : important ou pas ?” “Les rémissions lors de maladies aussi graves
que la schizophrénie sont-elles illusoires ? Vont-elles durer ?
Est-il possible de guérir les malades ?” Nous étions des médecins idéalistes, notre but
était de guérir les patients. On croyait que cette méthode nous donnait cette possibilité
de guérison définitive des maladies mentales. »


Le ton de Valery Gurvitch s’assombrit :
« Aujourd’hui, nous avons sacrifié à la
mode occidentale de la pharmacologie : on donne des pilules à tout le monde. On ne
guérit pas les patients, c’est la grande différence. Un neuroleptique agit sur les
symptômes de la maladie. Le patient va mieux, c’est sûr… Mais pour combien de
temps ? »

Gurvitch n’est pas par principe opposé à la pharmacologie. Sa formation très
classique ne le pousse pas a priori vers les méthodes alternatives. En tant que médecin,
il cherche simplement le bien-être du malade, sa guérison. Par le moyen le plus
efficace et le plus respectueux de sa personne.

Lors de la cure de jeûne, les médecins russes ont mis en évidence trois effets
psychotropes principaux, qui ressemblent à ceux des neuroleptiques. On peut les
résumer de manière schématique :

– pendant la première semaine de jeûne, on observe un effet stimulant plus un effet
antidépresseur
;

– à partir de la deuxième semaine on note un effet calmant, sédatif : on voit alors les
délires, les images, les voix perdre en général de leur force ;

– enfin, les effets stimulants et antidépresseurs sont de nouveau accentués après la
rupture du jeûne, pendant la première semaine de réalimentation
:

« Il faut bien comprendre que le jeûne est une méthode très particulière, différente des
médicaments parce qu’il nous faut la participation volontaire du patient, précise Valery Gurvitch.
Les médicaments sont censés éliminer certains symptômes, les dépressions, les délires,
etc. ; tandis que le jeûne mobilise toute la personnalité du malade, non seulement sa
maladie, mais toute la structure de sa personnalité. Toute la personnalité change. Le
jeûne agit au niveau de l’organisme entier, il a un impact sur le corps, sur tous les
organes, et sur la personnalité en général. L’impact du jeûne est donc plus complet,
plus intégral.
Après le jeûne, on remarque souvent une bonne humeur et, dans cet état,
les patients reviennent dans leur vie, à leur travail, à leur famille, à leurs études. »


Luc
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