Névrose d'angoisse chronique (cas difficile)

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Névrose d'angoisse chronique (cas difficile)

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 18:15

Ce témoignage raconte la longue évolution vers la santé grâce au jeûne, d'un homme au prise avec des problèmes de santé physiques et psychiques. Ce récit est tiré des nombreux cas de rétablissements répertoriés par l'hygiéniste Albert Mosséri dans un de ses ouvrages : "Jeûner pour revivre".

Névrose d'angoisse chronique

"Mariés depuis à peu près 25 ans et dans l'espoir d'aider d'autres malades en leur racontant notre propre expérience, nous allons essayer, mon mari et moi de vous expliquer le chemin que nous avons parcouru pour enfin arriver au jeûne qui a sauvé mon mari.

Mon mari a aujourd'hui 48 ans. Quand je lai connu il avait 20 ans. Il était très nerveux et anxieux, mais jamais malade. Fils unique, il vivait dans la crainte de déplaire à ses parents et je suppose que cela entretenait son anxiété.

À l'âge de 30 ans (...) à la suite d'une contrariété familiale (opération de la maman de mon mari), il commença une gastrite nerveuse avec diarrhée. Pas moyen d'en sortir. Toujours amaigrissement, toujours plus de faiblesse. Finalement, le médecin, ne sachant que faire lui donna des tranquillisants. Après 3 jours, tout est terminé, mais on ne le prévient pas que ces médicaments sont dangereux. Il les arrête toutefois après quelques semaines. Six mois plus tard, de nouveau cystite grippale. Sans hésiter, mon mari prend les fameuses petites pilules qui arrêtent tout de suite le mal. Il les arrête de nouveaux après quelques semaines. Mais 2 ou 3 mois plus tard, mon mari se sent plus anxieux que jamais. Il reprend un peu de ces pilules tranquillisantes, 'pilules miracles', comme il les appelle et cela va mieux. Mais chaque fois qu'il essaye de les arrêter, l'anxiété le serre à la gorge et les dépressions reprennent. Il faut alors augmenter la dose et les pilules n'ont finalement plus d'effet. Autres médecins consultés, autres pilules prescrites. Cela dura 6 ou 7 ans.

Pendant 10 ans avec des moments d'espoir et de désespoir, nous essayons de vivre jusqu'au jour où le médecin m'avoue son échec complet. Mon mari complètement drogué dort 20 heures sur 24 heures. Il n'est plus capable de faire son travail. Au bout d'une demi-heure, il retourne à la maison désespéré. ... il est bourré et gonflé par les médicaments, ne prend part à rien, ne s'intéresse plus à rien. Il est complètement amorphe et indifférent à tout et à tous. Que faire? Nous sommes malheureux! Très malheureux! À en crever.

Grâce aux enfants et à ma foi en Dieu, je cherche à tenir le coup car sans cela il y a longtemps que l'on ne vivrait plus. Car je l'oblige à continuer à vivre dans des conditions atroces et plus d'une fois j'ai été tenté d'en finir avec la vie, tous deux ensembles. Mais quel exemple pour les enfants aurions-nous laissé?

Enfin, nous voyons une lueur. Un prêtre que je connais me prête un livre sur le jeûne, ce dont nous n'avions jamais entendu parler, le livre du Dr Shelton.




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Re: Névrose d'angoisse chronique (cas difficile)

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 20:30


... Je dévore le paragraphe sur le jeûne et la toxicomanie. Cela me donne un espoir fou. J'en parle aux enfants qui maintenant ont 22 ans et 20 ans. Je crois enfin possible de tenter quelque chose qui me paraît si logique et j'essaye de l'expliquer à mon mari. Mais je suis tellement enthousiaste que je l'énerve et il ne veut pas en entendre parler. Deux mois plus tard comme tout allait de plus en plus mal, j'apprends qu'un prêtre, J. Simon ami du premier prêtre qui nous avait prêté le livre en question, s'est fait soigner par une cure de jeûne chez un certain Mosséri. Or mon mari connaît ce second prêtre aussi. Mon mari avait vu ce prêtre avant sa guérison, mal dans sa peau, maigre, blafard, maladif, asthmatique et nous savions bien qu'il était toujours malade, devant très souvent partir en repos. Nous prenons rendez-vous avec lui pour avoir un peu de renseignements sur cette fameuse cure. Il ne conseille pas à mon mari de venir chez lui, mais lui dit simplement qu'il ne souffre plus de rien du tout et qu'il ne dormait pas depuis des années, mais dort maintenant comme un bébé se réveillant le matin frais et dispos. Toutefois, il prévient aussi mon mari que si la cure est radicale, elle est très dure, que peu après il devra changer sa manière de vivre, ne plus fumer ... ni prendre des médicaments ... En sortant de chez Jean Simon, j'avais pensé que mon mari l'aurait pris pour un fou et qu'il n'aurait pas le courage d'essayer, mais ce fut le contraire qui se produisit. Qu'arriva-t-il?

Mon mari avait vu la mine de J. Simon avant la cure telle que je vous l'avais décrite quelques lignes plus haut. Or maintenant, il s'aperçoit qu'il est sain, des joues roses, des lèvres rouges, un virage en pleine santé. Tout drogué qu'il était, mon mari a reconnu en monsieur Simon un homme guéri. Il n'hésite pas, il n'hésite plus et veut partir de suite. Deux jours plus tard, nous nous trouvons chez Monsieur Mosséri et la grande aventure commence.

(...) Pour mon mari, les 4 premiers jours de jeûne ont été sans incidents. Il n'a absolument rien ressenti durant ce début bien qu'il eût cessé de fumer, de manger et arrêté tous les médicaments. Il était bien, très bien, plein d'espoir et heureux d'essayer enfin quelque chose qui peut-être le guérirait. Pour ma part (je jeûnais aussi), après 24 heurs de jeûne je ressentis une migraine atroce qui a duré 3 jours et 3 nuits, accompagné de fortes nausées et de vomissements très violents, très abondants d'un liquide brun. J'avais heureusement eu le temps de lire le passage sur les sécrétions et les excrétions à la page 134 du livre du Dr Shelton.

Le premier jeûne (de mon mari) a commencé le 9 janvier jusqu'au 30 janvier 1975, donc 21 jours de jeûne, plus une dizaine de jours de réalimentation progressive avant le retour à la maison. J'ai dit aussi que jusqu'au 4e jour mon mari a été absolument tranquille, mais à la fin de l'après-midi de ce 4e jour les crises sont commencées. Monsieur Mosséri nous avait prévenus que les crises seraient très fortes à cause de tous les médicaments que mon mari avait pris mais nous ne savions pas très bien à quoi nous attendre. Nous redoutions de fortes crises d'angoisse ou de dépression que mon mari ressentait chaque fois à la suite de changement de médicaments et nous attendions tout de même avec un peu de crainte.


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Re: Névrose d'angoisse chronique (cas difficile)

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 20:36

... Tout d'abord, mon mari devint très nerveux, les jambes d'abord et puis ensuite tout le corps étaient électrifiés par une nervosité physique très violente. Assis sur le bord du lit, il se jetait littéralement d'un côté à l'autre du lit sans s'arrêter durant des heures, toute la soirée et toute la nuit suivante sans repos ni intervalle. Il faut noter qu'en plus des drogues, mon mari fumait aussi 2 paquets de cigarettes par jour. Il m'avoua par la suite que pendant ces 4 premiers jours de jeûne sans médicaments, il a su de suite se passer de tabac, ce qui pour lui était extraordinaire, car il ne savait pas comment cesser. Le lendemain, sa nervosité a changé de forme: il s'est mis à parler sans arrêt, il était inconscient, ne se reconnaissant plus, il imaginait des transformations dans notre maison et croyait parler à des entrepreneurs leur expliquant ce qu'il désirait comme travaux. Il parlait, parlait sans arrêt et vers la soirée cela devint plus grave, c'est-à-dire qu'il devint agressif. La colère le prit et il se souvint des humiliations ressenties tout au long de sa maladie. Il en voulait surtout à son chef de service qui le qualifiait de paresseux. (...)

Je dus appeler Monsieur Mosséri craignant que mon mari ne se fasse du mal, car je ne parvenais pas à le retenir. (...) Le calme de Monsieur Mosséri m'a rendu la confiance. J'ai enfin pu me reposer sur l'expérience plus grande d'une autre personne, après 17 ans de cauchemars sans aucune aide, ni compréhension, ni des médecins qui sont complètement ignorants, ni de la famille, à part nos deux fils qui ont toujours tout fait pour nous aider tous les deux, sentant l'amour qui nous unissait. Personne ne pouvait et ne savait nous aider. J'attendais donc que cette crise passe.

Au fond, avec tous les médicaments que mon mari avait pris, 18 pilules par jour, 16 tranquillisants et 2 somnifères, c'était normal que la crise soit si violente. Monsieur Mosséri nous avait prévenus de toute façon. Bref, après quelques heures de délire, mon mari s'endormit un peu. Au réveil le matin, une nouvelle crise similaire recommence. Il demande à manger, il se prend pour une haute personnalité. Il se mit à chanter à tue-tête et faisait beaucoup de tapage. Nous avons de nouveau eu peur. J'avais ôté tout ce qui était dangereux: canif, ciseaux, glace, etc., car il fallait être vraiment prudent devant cette recrudescence de sa violence. Monsieur Mosséri lui donna à boire alors le jus d'une demi-orange pour atténuer la crise qui s'est tout de suite calmée. Nous le remettons au lit et il a dormi à ce moment-là 30 heures d'affilée dans un bain de transpiration. Il urinait très peu, une urine toute brune et Monsieur Mosséri m'avait demandé de lui donner à boire un peu d'eau toutes les heures, car il fallait éviter une rétention d'urine.

Après ces 30 heures de sommeil réparateur, mon mari se réveille comme d'un profond sommeil, mais assommé et sans aucune mémoire. Plusieurs jours se sont passés avant qu'il ne commence à se souvenir de tout ce qui le concernait, sans aucun réflexe anormal. Il avait été tellement secoué par l'élimination massive des médicaments que ce n'est que petit à petit que sa mémoire est revenue. Aujourd'hui, il a meilleure mémoire que moi.


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Re: Névrose d'angoisse chronique (cas difficile)

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 20:40

... Durant plusieurs jours, après ces fameuses crises, il a ressenti un tremblement intérieur qui est allé en diminuant. Il en était inquiet, mais cela a passé finalement. Monsieur Mosséri l'a fait jeûner encore une quinzaine de jour, mais après 13 jours la vraie faim est revenue avec un langue propre, une haleine fraîche. Il mangea des fruits, mais sa faiblesse était grande à cause de l'énergie dépensée pendant les crises. (...) Il a fallu simplement attendre un certain temps de repos pour que le corps puisse récupérer ses énergies.

Voilà 5 semaines que mon mari a su se passer de tranquillisants et cela nous émerveillait. En effet, s'il restait 3 jours seulement sans ces affreux médicaments il devenait littéralement fou d'angoisse. Nous avions essayé de les arrêter complètement, mais il fumait et mangeait et après 15 jours de lutte, c'était impossible de tenir plus longtemps, tellement il devenait déprimé et anxieux.

(...) Mon mari n'a pas éliminé tous les poisons durant son premier jeûne, celui-ci n'ayant pas duré assez longtemps puisque sa faim était revenue après 21 jours. Il aurait dû en faire un de 60 jours, mais il n'avait pas assez de vitamines et d'énergie dans le corps à cause des médicaments, du tabac et de la mauvaise nourriture qu'il prenait en ce temps-là. C'est pourquoi la faim était revenue après 21 jours de jeûne. Petit à petit la nervosité et l'agressivité augmentèrent. Après ce premier jeûne, il fallu 6 mois pour rétablir la santé de mon mari, non à cause du jeûne, mais après 17 ans de calmants et de tranquillisants, il a fallu réapprendre à vivre, à lutter contre l'anxiété devenue sa seconde nature. Il s'en était senti parfaitement capable, car les médicaments n'étaient plus là pour enlever sa volonté. Les crises l'avaient, en outre, beaucoup affaibli. Il y avait beaucoup à reconstruire et M. Mosséri m'avait demandé d'avoir beaucoup de patience avec mon mari, car on lui supprimait déjà beaucoup de choses: tabac, café, etc. Bref, petit à petit les forces sont revenues et il prit 3 kg, étant descendu de 70 kg à 55 kg à la fin du jeûne. Donc actuellement, il est remonté à 58 kg. Monsieur Mosséri lui avait dit que son poids normal était entre 58 et 60 kg.

Comme je l'ai déjà dit, le premier jeûne n'était pas suffisant et avec les erreurs alimentaires, la nervosité et l'agressivité augmentaient. N'oublions pas que mon mari avait été drogué durant 17 ans, que les enfants avaient grandi et que moi, petit à petit j'avais dû prendre mes responsabilités presque sans lui parfois.

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Second jeûne

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 20:46

Second jeûne

Mon mari était décidé a entreprendre ce second jeûne, mais faute de place chez Monsieur Mosséri (il lui fallait attendre 15 jours), mais brusquement après une colère plus violente encore que les autres, mon mari décida de jeûner à la maison. Il y avait 7 mois que le premier jeûne était terminé et Monsieur Mosséri lui avait affirmé qu'il n'aurait pas de crises comme au premier jeûne. J'étais contente que mon mari se soumette au jeûne, car ses colères commençaient à me faire vraiment peur, mais j'étais ennuyé qu'il le fasse à la maison. En effet, une crise imprévue fait toujours peur et il n'est pas question d'appeler à ce moment un médecin qui prescrira des médicaments ou des piqûres ...

Chez nous, mon mari a jeûné 23 jours. Il eut divers petits malaises, c'est-à-dire des insomnies, des jambes nerveuses et par moment très lourdes, nausées surtout au début du jeûne. Ce sont surtout les jambes qui le faisaient souffrir et sa nervosité augmentait sans cesse. Heureusement, rendu faible par le jeûne, ses colères ne pouvaient plus être trop violentes. (...) Enfin, le 21e jour, il eut une très forte crise de larmes, se rendit compte qu'il ne vivait pas normalement, sa nervosité et son agressivité disparurent. Deux jours après, c'était la vraie faim et nous avons coupé le jeûne exactement comme chez Monsieur Mosséri avec du jus de citron, à peine 30 gouttes dans un demi-litre tous les matins. Durant la journée, orange, puis fruits entiers, puis légumes. Une semaine après, mon mari allait à la selle sans problèmes. Poids de départ 58 kg pour finir 49 kg.

Six semaines plus tard, mon mari pesait 56 kg. Tout allait très bien, sauf une chose. Son dos le faisait souffrir de plus en plus. Que se passait-il? Il y a 6 ou 7 ans, à la suite d'une sortie en plein air, mon mari qui était debout depuis une heure, fut pris d'un mal épouvantable à la colonne vertébrale. Il s'évanouit presque. Le lendemain, il va voir un médecin. De nouveau des radios sans qu'on trouve rien Il avait une jambe plus courte que l'autre qui semble-t-il pouvait provoquer ce fameux mal! Mais il l'avait toujours eu cette jambe... Bref. On l'envoya à l'hôpital pour faire une gymnastique spéciale et depuis le mal partait et revenait de temps à autre.

Après ce second jeûne, mon mari, qui pendant des années n'avait eu du goût pour rien, s'est mis à apprécier les promenades à pied dans les bois. C'est ainsi qu'il s'aperçut qu'après une demi-heure de marche, son mal au dos le reprenait de plus en plus fort. Plus moyen de travailler, de bricoler, de rien faire, même finalement en restant assis. Il ressentait aussi de plus en plus des lourdeurs dans les jambes, comme un cercle qui le serrait à la hauteur des genoux. Il se rappela le conseil du médecin d'avoir à porter des semelles orthopédiques dans ses chaussures.

Avant de faire quoi que ce soit, nous avons téléphoné à Monsieur Mosséri et lui avons raconté cette histoire. (Il nous confirma que mon mari faisait du rhumatisme et nous conseilla de supprimer certains aliments durant 2 mois), après quoi on verra.

Mais le mal ne faisait qu'augmenter et il lui conseilla un 3e jeûne ...

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Troisième jeûne

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 20:51

troisième jeûne

.... Mais le mal ne faisait qu'augmenter et il lui conseilla un 3e jeûne qui serait peut-être le plus long des trois, mais qui était nécessaire. Mon mari était déçu et se demandait pourquoi après deux jeunes il faisait du rhumatisme. Pour ma par, je ne pensais pas que c'était quelque chose de récent. Il devait y avoir une explication. En effet, en cherchant dans les livres et dans les revues hygiénistes, j'ai trouvé un article sur le problème du rhumatisme par Alec Milne. En lisant et en réfléchissant à la question, nous avons enfin compris. Il y a une grande variété de rhumatismes, mais le rhumatisme généralement consiste en des cristaux formés par l'acidité et qui s'infiltrent petit à petit dans les grosses articulations et dans les muscles. (...)

Alors mon mari, avec un courage merveilleux, a entrepris ce 3e jeûne. Il est donc arrivé chez Monsieur Mosséri le 12 mars 1976 et pesait 61 kg. Il réexpliqua les douleurs ressenties: rhumatisme confirmé. Mais les jambes lourdes, c'était une question de circulation sanguine assez grave. Il risquait une opération dans les artères ou des ulcères et des varices.

Les 18 premiers jours, cela ne va pas trop mal. La première semaine, promenade de 1/2 heure à une heure tous les jours, la faiblesse se faisant sentir un peu dès le 3e jour. Les nuits sont mauvaises, insomnies, jambes très nerveuses et très lourdes. Plusieurs fois mal au dos, à la colonne vertébrale, agité, dort seulement un peu dans la matinée. Il perd à peu près 500 grammes par jour. Le 18e jour au matin, il sent une très grande faiblesse, des vertiges, des sueurs froides. Monsieur Mosséri lui dit de rester couché. C'est la pleine crise. Le 19 ième jour sa langue devient de plus en plus sale, l'urine foncée, il a très mal au dos par moments, il se sent très faible, bref une forte élimination est engagée. Monsieur Mosséri en est satisfait. La nervosité des jambes diminue et l'élimination se poursuit jusqu'au 24e jour. Ensuite il sent un très mauvais goût à la bouche et une grande faim tout à la fois, toujours mal au dos.

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Demi-jeûne

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 20:53

demi-jeûne

Le 25e jour, l'urine devient plus claire et on lui donne très peu de jus de carottes (une cuillerée à soupe dans un litre d'eau). Il en a le cœur malade (nausées) de l'acide dans l'estomac, très mal au dos surtout la nuit, les crises d'élimination se suivent. Le 27e jour, le jus de citron (même dose) remplace le jus de carottes. L'acidité disparaît dans l'estomac et la faim revient fortement par moments. Le 28e jour au soir une demi-orange (apport de vitamines pour activer l'élimination). Toujours très mal au dos. Le 29e jour, mal au dos plus espacé. Le soir une toute petite orange. Le 30e jour pareil. Le 31e jour lancements violents aux vertèbres et aux os des hanches, urine foncée. Le 32e jour pareil. Le 33e jour nuit calme. Le 34e jour toujours jus de citron et une toute petire orange le soir. Crise très forte la nuit dans les vertèbres et dans les hanches. Plus aucune douleur dans les jambes depuis plusieurs jours. Le 35e jour calme sans douleur, bien dormi la nuit, très faim. Le 36e jour même régime, journée calme sans douleurs, mais vers 19h sensation de brûlure très forte sur une plaque dans le dos, au bas de la taille, tout le long de la colonne jusqu'au coccyx. Très faim la nuit, une deuxième petite orange. Assis sur le bord du lit à 6 heures du matin, très forte sensation de brûlure au cuir chevelu et bourdonnement dans les oreilles. Le 37e jour sans changement, sauf que la faim devient intenable à 3 heures du matin: 2 petites oranges. Dix minutes après très fortes douleurs au dos et aux hanches. Le 39e jour, faim intenable à 11h du matin, prise de crudités, car trop de fruits risque d'arrêter l'élimination par excès de sucre. La nuit est calme, bon sommeil, légères sensibilités dans toutes les parties auparavant douloureuses. Le 40e jour crudités à midi et à 18 heures. Urine très foncée le matin, dos endolori, mais nuit calme. Le 41e jour, crudités une fois par jour pour ne pas entraver l'élimination. Il ne ressent plus rien, aucune douleur. L'après-midi, il se sent plus fort, il a envie de se lever et de s'asseoir à la fenêtre au soleil. Il ne maigrit plus depuis 3 jours et sent un bien-être. Le teint est clair, les yeux brillants. Il dort très bien la nuit, il a très faim, la langue est presque propre, une haleine fraîche.

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Fin du demi-jeûne

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 20:58

fin du demi-jeûne

Le 42e jour, M. Mosséri coupe le jeûne à 11h avec une poire, deux tomates. À 15 heures des crudités et à 18 heures des légumes cuits. Le dos est comme meurtri par moments, mais il dort très bien la nuit. La faim est continuelle, mais il ne faut pas trop manger pour éliminer le petit reste. Il en a probablement pour 4 à 5 semaines avant d'être complètement guéri. Il pèse 46 kg, donc très maigre. Il a mal partout, couché dans le lit, mais il a de bonnes couleurs et en pleine forme moralement.

"Voilà, c'est à peu près terminé ... Cela a été très dur, car il faut beaucoup de patience, mais c'est formidable de pouvoir se guérir ainsi. Eh, oui! Enfin terminé ces 42 jours de cauchemar! qui paraissaient sans fin." L. M.

____________________

Un point important au sujet de ce cas extraordinaire. Il avait été diagnostiqué par la médecine comme un paranoïaque incurable. Les crises survenues lors de son premier jeûne ne se sont plus jamais reproduites. Et de retour chez lui après ce premier jeûne, il m'a rapporté que les personnes de son entourage étaient surpris du changement mental qu'elles ont noté chez lui.

Le retour de la faim s'est produit chez lui vers le 20e jour pour tous les jeûnes entrepris, non qu'il soit désintoxiqué, loin de là avec tous ces médicaments et le café, tabac, etc., mais parce que ses réserves 'essentielles' (vitamines, minéraux, etc.) étaient sûrement épuisées. C'est pourquoi le troisième jeûne fut suivi d'un demi-jeûne ou plutôt d'un jeûne atténué par la prise d'une petite orange par jour. Question de lui fournir un peu de vitamines naturelles, sans pour autant dévier trop d'énergies vers ses organes digestifs, ce qui aurait freiné considérablement l'autolyse en cours. (Mosséri)


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Une année plus tard ... 1 mai 1977

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 21:04

Un peu plus d'une année plus tard ... 1 mai 1977

Bien Cher Monsieur Mosséri,

Il y a déjà bien des jours que je veux vous écrire, mais il me fallait prendre le temps de vous écrire une longue lettre ...

Ici, tout va très bien, comme je vous l'ai dit au téléphone, mon mari a recommencé son travail. Il est en pleine forme. Il a donc retrouvé le travail qu'il avait quitté il y a une dizaine d'années à cause de sa maladie, un travail beaucoup plus intéressant que ce qu'il faisait lorsqu'il s'est mis à jeûner. C'était en effet un travail de bureau administratif, alors que maintenant c'est un travail technique, travail qu'il préfère car il y a plus de responsabilités et il en a, car son chef de service le voyant en si bonne forme lui a dit:

"Ma foi, tu te sens mieux quand tu as fini ta journée à 17 h que moi quand je la commence chaque matin." Cela n'arrive pas souvent qu'un chef dise cela à un de ses employés. Et mon mari est heureux comme il ne l'a jamais été, quand je pense qu'il a 49 ans, il ne paraît pas plus de 35 ans, ce sont les autres qui lui disent cela, ses collègues n'en reviennent pas du changement. Ceux qui l'ont connu comme malade pendant presque vingt ans, tout le monde me dit qu'il est un autre homme.

Il faut dire aussi qu'après avoir pris des tranquillisants pendant 17 ans, il fallait tout de même toute une réadaptation de caractère. Avec ses 3 jeûnes, cela s'est reconstruit tout doucement et il a fallu du temps: 2 ans et 2 mois pour 3 jeûnes, en plus reconstruire la vitalité du corps, plus la réadaptation du caractère, mais c'est extraordinaire, personne dans notre entourage ne croyait à sa guérison.

Je vous envoie une copie des trois certificats que le docteur avait fait à mon mari pour la Mutuelle car il était en invalidité et il fallait des preuves de sa maladie puisqu'il ne prenait plus de médicament. Les médecins évidemment n'y comprenaient rien, surtout le médecin conseil qui s'occupe pour faire retravailler les gens. Mon mari lui avait si bien expliqué votre méthode hygiéniste que ce médecin sévère a demandé votre adresse. En effet, ce médecin avait vu mon mari dépression après dépression et il le revoyait maintenant petit à petit se remettre de mieux en mieux, franchement cela commençait à l'intriguer très fort et finalement mon mari lui a passé le livre sur le jeûne du Dr Shelton et vos livres sur l'alimentation.

C'est ainsi donc que mon mari se trouve en pleine forme. Plus de dépression, ni rhumatisme Il est plein de vitalité dans tous les domaines. C'est une véritable résurrection, il est plein d'imagination pour arranger la maison, le jardin, il va se promener des heures à la campagne avec le chien, lui qui ne pouvait presque plus marcher. En effet, une demi-heure de marche lui provoquait un mal atroce au dos. De plus, il se croyait devenu impuissant et maintenant il a retrouvé ses vingt ans! Il ne pouvait pas dormir, et maintenant il dort très bien la nuit. C'est vraiment extraordinaire d'avoir retrouvé une pareille santé. La famille et nos amis disent que c'est vraiment un miracle de le voir comme cela.

Je vous envoie donc une copie des 3 certificats que le médecin nous a faits. Si vous aviez vu la tête du docteur quand il a vu mon mari, lui qui l'avait soigné pendant 10 ans! Il était stupéfait de le voir en pleine santé. Il nous avait dit que mon mari avait été incurable et qu'il n'en croyait pas ses yeux. Au fond, je crois aussi qu'il était vraiment heureux pour nous car je pense qu'il nous aimait bien un peu aussi. Il a félicité mon mari et il ajouta qu'il n'avait jamais entendu parler de cette façon de soigner.

Fin

Certificats médicaux délivrés par le médecin qui avait suivi Georges M. pendant 10 ans avant son jeûne, alors qu'il était affecté d'une névrose d'angoisse chronique.

Docteur José K.
Maladies nerveuses
Rue Renkins 33
4800 Verviers (Belgique)

Certificat I

Je soussigné certifie avoir eu en traitement depuis janvier 1965 à décembre 1974 Monsieur Georges M. L. L'intéressé était atteint d'une névrose d'angoisse grave et chronique.

Il a reçu pendant toutes ces années de nombreuses médications sédatives et anxiolytiques: les résultats n'ont jamais été que transitoires ou médiocres et la guérison n'a pu être obtenue avec le traitement médical le plus habituel prescrit dans ce genre d'affection nerveuse.

Fait à Verviers, le 2-2-77


Certificat II

Je soussigné certifie que la maladie nerveuse de Monsieur Georges M. justifiait un traitment par le jeûne, traitement n'ayant pu être appliqué qu'en France en milieu spécialisé.

Verviers, le 2-2-77


Certificat III

Je soussigné certifie que la névrose d'angoisse importante et chronique dont souffrait Monsieur Georges M. s'est très remarquablement améliorée par une thérapeutique constituée par 3 jeûnes successifs, faits à quelques mois d'intervalle entre janvier 1975 et avril 1976 dans un Établissement spécialisé en France.

Verviers, le 2-2-77
Signé: Dr J. K.


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