Complications durant le jeûne

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Complications durant le jeûne

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 0:26

Les complications durant le jeûne (Shelton)

Grande faiblesse

Celle-ci n’est pas toujours un signe de danger, mais elle peut l’être dans certains cas. C’est souvent une cause suffisante pour que la personne surveillant le jeûne fasse généralement rompre le jeûne; mais cette attitude est due à de la crainte de sa part plutôt qu’à un danger réel encouru par le malade. Une extrême faiblesse persistante est davantage un signal de danger; toutefois, ce cas est si rare que je n’en ai vu qu’un seul.

Ce qui peut, au début, sembler paradoxal, c’est que lorsqu’un malade devient très faible en jeûnant, s’il persiste dans son jeûne, la faiblesse cesse et il devient plus fort. J’ai vu un jour des malades si faibles qu’ils pouvaient à peine soulever leur tête de l’oreiller, et qui le lendemain, jeûnant toujours, se sentaient si forts qu’ils voulaient se lever et faire quelque chose. Une grande faiblesse, très proche de la prostration (abattement profond), peut se manifester dans certaines crises, spécialement des crises de vomissements, et durer aussi longtemps que dure la crise. Aussitôt la crise passée, la force revient avec impétuosité.

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Pouls irrégulier

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 0:33

Pouls irrégulier

Ceci peut être un signal de danger, mais ne l’est pas dans la plupart des cas. Il faut surveiller de près le fonctionnement du cœur et le jeûne peut être interrompu si la personne qui soigne le juge opportun. Un pouls irrégulier est généralement de courte durée et ne doit être pris au sérieux que lorsqu’il persiste.

Un pouls très rapide et un pouls, au contraire très lent et faible, sont en général considérés comme des signes de danger. Ce n’est pas toujours le cas. J’ai souvent maintenu des jeûnes avec un pouls très rapide et j’en ai fait continuer d’autres où la pulsation était tellement faible qu’on pouvait à peine la compter. De tels symptômes doivent être considérés en liaison avec l’état général du malade, et pas isolément.

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Respiration difficile

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 0:36

Respiration difficile

Le Dr Kritzer décrit les symptômes suivants comme devant être soigneusement surveillés parce qu’ils sont « l’avertissement de la nature pour rompre le jeûne : palpitation du cœur, dyspnée (respiration difficile), vomissement, hoquet, sueurs nocturnes, un pouls rapide et faible, très forte nausée ».

Une personne expérimentée sait que ces symptômes ne sont pas des indications suffisantes pour rompre le jeûne et qu’ils ne constituent pas des signes de danger. Je n’ai vu la respiration devenir difficile que dans quelques cas de jeûne, et je ne l’ai trouvé mentionné dans aucun écrit sur le jeûne. C’est un symptôme excessivement rare et qui, s’il vient à se produire, doit être considéré en relation avec l’état général du malade.

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Rétention d'urine

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 9:11

Rétention d’urine

Elle ne se produit que très rarement. Je n’en ai jamais vu se produire (Shelton avait alors supervisé ± 25 000 jeûnes). Certains auteurs l’attribuent au fait que l’on boit insuffisamment d’eau. Des bains de siège chauds et des lavements chauds sont préconisés pour assurer la détente. Je ne suis pas partisan de ces moyens. Une sonde peut être employée si nécessaire. Le Dr Christopher Gian-Cursio cite quelques cas de suppression d’urine. Dans un de ces cas il obtint l’écoulement de l’urine grace à une douche vaginale. Il n’employa pas de sonde. Il dit qu’il préfère de beaucoup que les jeûneurs aient d’autres réactions, car celle-ci effraye beaucoup les malades, et leurs « amis » sont pris de panique. Carrington mentionne un cas où il y eut rétention prolongée d’urine, vers la fin d’un long jeûne.

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Délire

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 16:09

Délire

Cet état ne se produit que très rarement, mais il peut survenir chez ceux qui ont pris auparavant de grandes quantités de médicaments qui paralysent les nerfs, ou chez de grands intoxiqués. Le délire dure peu, et ne devrait pas causer d’inquiétude. S’il survient accompagné de rétention d’urine, de faiblesse extrême, d’un pouls rapide, faible, et d’autres signes d’abattement, il faut le considérer comme un signe de danger. De tels dangers ne sont pas dus au jeûne, mais à d’autres causes.

___________________________________________________

Les cas de gens prenant différents types de psychotropes, ce qui est très fréquent aujourd'hui, risquent davantage de réagir violamment lors du jeûne. Mosséri raconte quelques cas de réactions assez sévères. En voici un :

À 47 ans, elle souffrait de dépression nerveuses, d'insomnies et se droguait pour dormir et se calmer avec des tranquillisants, des somnifères, des sédatifs. Elle fit une tentative de suicide et fit un séjour dans un hôpital psychiatrique.

Nous demandâmes à son fils de séjourner avec elle de crainte qu'elle fit de violentes crises d'élimination comme nous l'attendions. En effet, l'arrêt des traquillisants provoque souvent des crises violentes d'élimination qu'il vaut mieux atténuer en atténuant le jêune pour commencer. Elle arrêta les médicaments brusquement chez nous et s'alimenta de façon hygiéniste durant 3 jours. Ensuite, elle jeûna 18 jours et décida de couper le jeûne pour rentrer.

Durant ce jeûne, elle se sentit à merveille et fit contre notre avis de longues marches sans ennuis. Sa langue était blanche comme la neige et amère en plus, ce qui dénote l'étendue de son intoxication organique.

La crise attendue au début se déclara à la rupture du jeûne: nausée, incapacité de marcher, de lire son courier, impossibilité d'écrire quoi que ce soit, sa vue était perturbée de sorte que ses yeux louchaient, elle ne voyait que peu et d'un seul oeil à la fois. Une boule la gênait à la gorge et un noeud à la poitrine.

En dépit de tous ces symptômes, son jeûne fut coupé très progressivement avec 50 g de tomate, trois fois par jour: midi, 15 heures et 18 heures. Au 10 ième jour, elle se lève un peu dans sa chambre et parle un peu mieux, ce qu'elle ne pouvait pas avant. Les nausées disparaissent et son appétit réapparaît. Elle reprend son sourire coutumier et l'espoir renaît dans son coeur après 30 ans de souffrances, de drogues et de misères physiques.

Si cette dame avait jeûné chez elle sans surveillance compétente ou qu'elle ait jeûné sour une surveillance peu compétente, les crises qu'elle a eu auraient effrayé n'importe qui dans son entourage et on aurait vite appelé un médecin en consultation. Ce dernier sans aucune expérience dans le jeûne, l'aurait rapidement hospitalisée avec les conséquences graves que l'on sait. Quand les crises prennent une tournure aussi grave que celles que nous avons décrites pour cette dame, il faut un surveillant avec une longue expérience. En effet, cette dame avait perdu partiellement durant ces crises la vue, la parole, la force de se tenir debout.

Tiré de "Jeûner pour revivre"

Voir un autre cas où des délires furent présents occasionnellement lors des poussées d'autolyse :

http://jeune-et-sante.forumcanada.org/t516-nevrose-d-angoisse-chronique-cas-difficile


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Conclusion

Message  admin2 le Dim 9 Juin 2013 - 23:50

Shelton termine ainsi :

Il y a vraiment peu de signaux d’alarme qui surgissent durant le jeûne et ils sont extrêmement rares. Sans doute, dans tous les cas, sont-ils dus à une cause autre que le jeûne. En raison des préjugés courants contre le jeûne, et de l’opposition violente de la profession médicale contre son application, les praticiens qui employaient le jeûne hésitaient à le prolonger lorsqu’ils se trouvaient en présence de symptômes qu’ils considéraient comme étant des signes de danger. Si le malade venait à mourir, ils auraient été alors accusés de l’avoir fait mourir de faim et auraient été condamnés pour homicide.

Dix mille malades peuvent mourir après ingestion de médicaments toxiques, ou bien après ablation d’un ou de plusieurs organes, et personne n’est tenu pour responsable; mais qu’un malade meure au cours d’un jeûne, l’autopsie sera ordonnée immédiatement pour établir les responsabilités du décès (il en est encore ainsi aujourd'hui). Pendant longtemps, cela retarda tout progrès dans la connaissance du jeûne et empêcha de découvrir que ce que l’on pensait être des signaux d’alarme ne l’était pas bien souvent.



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