Symptomatologie du jeûne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Symptomatologie du jeûne

Message  admin2 le Jeu 7 Juin 2012 - 12:15


Certaines personnes vont jeûner en ne ressentant presqu'aucun effet secondaire dû à l'autolyse. D'autres seront affectées par diverses manifestations, de légères à importantes, de façon aléatoire ou continue. Généralement, ces effets indésirables se produisent durant les quatre ou cinq premiers jours du jeûne puis s'amenuisent.

Voici donc une liste non exhaustive de ce qu'on pourrait éventuellement ressentir durant le jeûne.

Ces symptômes furent répertoriés dans divers ouvrages dont ceux de Shelton, Mosséri, Rocan, Boudreau et autres.

"Le jeûne n’est pas toujours une expérience agréable, mais il n’est pas agréable non plus d’être malade. Il n’est sûrement pas plaisant de traverser une période durant laquelle on doive prendre des médicaments. Mais le jeûne peut être une période d’aise et de plaisir. La personne qui souffre après chaque repas peut être parfaitement à l’aise pendant un long jeûne." (Shelton)


  • sensation de faim (parfois)
  • maux de tête
  • vertiges en se levant
  • nausées
  • vomissements
  • brûlures et sensation de vide dans l'estomac
  • langue chargée
  • mauvaise haleine
  • mauvais goût de la bouche
  • éruptions cutanées
  • sécrétions nasales
  • sécrétions vaginales
  • reflux gastrique
  • insomnie
  • fatigue
  • douleurs au dos
  • douleurs aux articulations
  • douleurs aux jambes
  • pouls rapide en poussée d'autolyse
  • frilosité
  • coliques
  • sensibilité aux bruits
  • nervosité
    etc.

admin2

Messages : 865
Date d'inscription : 04/06/2012

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

les poussées d'autolyse durant le jeûne

Message  Luc le Ven 26 Oct 2012 - 16:30




Les crises qui se développent en cours de jeûne ne sont pas différentes de celles qui se développent à d’autres moments, et ne doivent pas être soignées différemment. Elles ont toutes un caractère orthopathique et, bien que souvent désagréables, elles devraient être les bienvenues.

L’augmentation des symptômes doit être considérée comme un effet de crise. Fièvre, vertiges, maux de tête, vomissements, nausées, mal au dos, éruptions cutanées de genres différents, et en particulier urticaire, jaunisse, diarrhée, etc., peuvent se développer.

La plupart des symptômes ressentis par le jeûneur sont dus au réajustement nerveux. Prenez le cas d’un malade qui souffrait de paralysie sensorielle de la peau à l’extrémité inférieure de l’épine dorsale, sur une surface à peu près de la grandeur de la main, et qui, après quelques jours de jeûne, ressentit une forte douleur à cet endroit pendant deux heures environ, ceci étant immédiatement suivi par la restauration de la sensibilité normale à cet endroit : la douleur dans ce cas faisait évidemment partie du processus de réajustement nerveux.

Le mal de tête qui survient lorsqu’on arrête de boire du café et celui qui suit souvent et immédiatement l’arrêt de manger sont des processus de réajustement nerveux. La dépression et l’irritabilité qui parfois accompagnent le début d’un jeûne sont des processus de réajustement semblables à l’irritabilité et à la dépression qui suivent l’abandon du tabac. (Shelton)





Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Explications supplémentaires de certaines réactions

Message  Luc le Ven 26 Oct 2012 - 16:36


Puisqu’ils sont toujours suivis d’une amélioration de santé, il semble certain que ces symptômes font partie d’une opération essentiellement bénéfique, auquel le jeûne a permis de s’amorcer et de s’effectuer jusqu’au bout.

Tous les cas de jeûnes ne créent pas des crises appréciables; et dans la majorité des cas où elles se produisent, elles sont bénignes, de courte durée, et elles apportent une amélioration dans l’état du malade. Pour l’édification du lecteur, je vais décrire quelques-unes des crises les plus graves et des crises qui ne se produisent que rarement.

Il ne fait pas de doute que des crises imperceptibles se produisent dans chaque cas de maladie chronique. Il ne se produit pas toujours des crises marquées par des symptômes extérieurs prononcés. Évidentes ou pas, ces crises conduisent toujours à une meilleure santé.

La plupart des symptômes considérés ici n’ont pas de signification spéciale. D’autres se produisent si rarement qu’une personne voulant entreprendre un jeûne ne doit pas s’attendre à les ressentir. Ces symptômes ne se produisent jamais tous ensemble dans un seul cas. En vérité, beaucoup de jeûneurs font de longs jeûnes sans qu’un seul symptôme n’apparaisse. La discussion de ces développements n’a pas pour but de porter le lecteur à croire qu’ils indiquent que le jeûne est dangereux, ce qui n’est pas le cas, mais bien pour qu’il soit au courant des choses possibles qui sont à peine probables dans la plupart des cas, et pour lui dire ce qu’il faut faire, au cas où elles se produiraient.

Les différents symptômes qui se manifestent dans le jeûne ne représentent pas une aggravation de l’état du malade. Au contraire, ils sont symptomatiques de certains changements vitaux internes, fonctionnels ou organiques qui s’effectuent toujours en vue d’une amélioration. Malheureusement, la plupart des gens, y compris la majorité des médecins de toutes les tendances, restent encore persuadés que les symptômes sont, ou représentent, des processus destructeurs; par conséquent, le caractère bénéfique de ces crises n’est pas compris. (Shelton)





Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Explications données par Shelton, concernant certains symptômes.

Message  Luc le Ven 26 Oct 2012 - 16:44




Les crachements

Ce qu’on peut appeler des « crises de crachement » se développe dans quelques cas. Un flot presque ininterrompu de mucus se déverse dans la bouche et la gorge, nécessitant un crachement constant. Souvent cela peut durer plusieurs jours et être persistant au point d’empêcher le malade de dormir. Il est si évident que c’est là un processus d’élimination que nous n’avons pas besoin de nous attarder sur cette partie du phénomène. Comme la plupart des crises, celle-ci est désagréable et ennuyeuse et, comme toutes les crises, elle est suivie d’une amélioration notable de l’état général.

Bien que dans quelques cas rares de jeûne la salive coule aussi abondamment que lorsqu’on mange, en général la quantité de saliive est fortement réduite, et les autres sécrétions dans la bouche sont réduites à un tel point qu’il y a desséchement de la bouche, des lèvres et de la gorge. Dans quelques cas, la sécrétion dans la bouche, et principalement celle de mucus, peut devenir si déplaisante qu’elle provoque des vomissements. Ce goût désagréable diminuera graduellement et disparaîtra complètement avant que le jeûne ne soit rompu. Pour soulager le jeûneur, on peut frotter la langue avec une brosse et rincer la bouche avec de l’eau.


Coryza, rhinite, rhume de cerveau

Un rhume peut parfois survenir, vers le début du jeûne. On peut aussi avoir mal à la gorge, bien que cela arrive rarement. L’élimination de mucus augmente presque toujours au début du jeûne dans les maladies chroniques.



Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Luc le Ven 26 Oct 2012 - 16:47




Les crises cutanées

Le corps entier peut se couvrir d’éruptions cutanées « je n’ai eu qu’un seul cas de ce genre au cours de mon expérience personnelle » et qui peuvent n’être que locales. (à noter que la dernière révision de ce livre fut faite en 1950 et que Shelton poursuivit sa carrière jusqu’au début des années 1980). En général l’éruption provoque des démangeaisons. J’ai eu le cas d’une femme qui a développé une masse compacte d’urticaire sur les deux avant-bras, des mains aux coudes. L’un des bras démangeait beaucoup, l’autre pas du tout. Les éruptions peuvent durer quelques heures, mais d’habitude elles persistent pendant 3 à 4 jours. Ce sont des processus d’élimination.


Maux de tête

Un sérieux mal de tête et des douleurs dans le dos s’accompagnent d’habitude d’une grande prostration. Parfois le malade et sa famille s’effrayent. Les douleurs sont fortes, mais il n’y a pas de danger. Il ne faut pas essayer de rompre le jeûne à ce moment-là. Les maux de tête et les douleurs dans le dos peuvent durer d’un à trois ou quatre jours. Ils représentent un réajustement nerveux et se manifestent le plus souvent chez les nerveux. Le mal de tête est généralement dû à la suppression du tabac, du thé, du café, des médicaments et des aliments stimulants. Le mal de tête se développe du premier au troisième jour. Ce symptôme ne se produit pas chez tous les malades.



Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Luc le Ven 26 Oct 2012 - 16:50



Membres endoloris

À part des douleurs dans le dos, généralement ressenties dans la région inférieure de l’épine dorsale, durant les premiers jours du jeûne, on a souvent des douleurs aux hanches, à la base du crâne, dans les membres et particulièrement aux articulations. Ces douleurs sont souvent très ennuyeuses mais elles durent rarement plus d’un jour ou deux. On les ressent plutôt pendant la nuit et elles cessent durant le jour.


Les nausées

Elles semblent être l’expression d’une réduction soudaine de la tension normale de l’estomac. Elles peuvent être provoquées par une odeur désagréable, un mauvais goût, un spectacle dégoûtant ou un choc émotionnel. Une forte douleur, la maladie, la fatigue, une descente rapide en ascenseur, etc., peuvent provoquer la nausée, en abaissant la tension stomacale. Ces facteurs amènent une perte de tension par un mécanisme de « réflexe » compliqué.

Des troubles émotionnels continuels, tels que des soucis, de l’angoisse, du chagrin et des chocs répétés, peuvent provoquer une perte persistante de tension stomacale et produire cette sensation de défaillance, ou vague nausée, dont on se plaint souvent.

Il n’y a pas de doute que dans bien des cas le retrait soudain de nourriture provoque un abaissement de tension dans l’estomac, ce qui produit la nausée. D’autre part, des individus qui sont grands, maigres et sous-alimentés, ont tendance à souffrir d’une distension chronique de l’estomac et ceci devient plus apparent durant le jeûne. La présence de bile dans l’estomac cause également la nausée. Sa présence a tendance à provoquer des vomissements.




Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Luc le Dim 28 Oct 2012 - 16:37


Les vomissements

J’ai eu un cas où les vomissements ont duré presque sans interruption pendant six jours et six nuits, bien qu’en général ces vomissements ne durent pas plus d’un jour ou deux. On rejette alors beaucoup de mucus et de bile. C’est un processus de nettoyage. Le jeûneur mentionné ci-dessus eut un hoquet persistant qui dura pendant sept jours après les six jours de vomissements.

Au bout de ces deux crises, le malade ne souffrit plus. Ses douleurs duraient depuis sept ans. Un autre cas, une dame âgée, vomit durant quatre jours et quatre nuits, mais elle se rétablit de façon remarquable. Je considère le vomissement non comme un signal de danger, mais comme un processus de nettoyage.

Parfois, vomissement, mal de tête et éruption viendront tous ensemble. Avec un peu d’expérience, on peut juger à l’avance, de façon assez juste, les cas qui traverseront une crise grave, et ceux qui n’en auront pas. Des cas de troubles digestifs existant depuis longtemps, particulièrement ceux qui sont accompagnés de troubles nerveux, sont sujets à ces crises.

Comme le vomissement n’est qu’une partie de l’élimination favorisé par le jeûne, et qu’il est dû le plus souvent à une hyperacidité du foie avec rejet de bile dans l’estomac, il suffit de ne pas le contrarier. Il peut se poursuivre au début, ou vers la fin du jeûne, mais il ne constitue pas un danger, d’après mes propres expériences et observations. (Shelton)

Mosséri écrit:

Les vomissements de bile peuvent se produire. S'ils se poursuivent modérément, on peut les laisser courir durant 15 jours. Mais s'ils sont trop fréquents, il ne faut pas les laisser se produire plus de 3 à 5 jours au risque d'affaiblir beaucoup le jeûneur et de provoquer une confusion mentale. Ces vomissements ne surviennent que chez ceux qui ont le foie surmené.

On peut atténuer le jeûne par des jus dilués fortement dès que ces vomissemets se prolongent dangereusement au-delà des 15 jours. En règle générale, quand ces vomissements se produisent les premières semaines du jeûne, ils ne sont pas dangereux. Mais quand ils se produisent après la 3 ième semaine de jeûne il faut les surveiller.





Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Luc le Dim 28 Oct 2012 - 16:48



Les crampes

Celles-ci peuvent se produire dans les intestins de personnes des deux sexes, ou dans l’utérus chez les femmes. Dans les intestins, elles peuvent être causées par des gaz, des déplacements de matières fécales, ou par des causes « psychiques », avec le contrôle du préristaltisme par le sympathique. Les crampes utérines sont rares et se produisent principalement chez les malades qui perdent du sang par l’utérus. Plus rarement les crampes résultent d’efforts pour débarrasser la matrice d’une accumulation de mucus. (Shelton)


Les gaz

Beaucoup de malades ont des quantités considérables de gaz pendant le jeûne. Ceux qui souffrent de troubles digestifs, de ptoses viscérales, de colite, d’entérite, etc., et les « nerveux », sont ceux qui ont le plus tendance à souffrir de gaz. Dans beaucoup de cas, il y a assez de gaz pour incommoder, et même pour provoquer l’insomnie. La plupart de ces cas ont du mal à expulser les gaz. (...)

La « nervosité », un choc, des émotions fortes, etc., peuvent provoquer une augmentation de tension du tube, et le jeûneur éprouve alors un malaise. Des peurs subconscientes peuvent aussi causer les prétendues douleurs des gaz. Ceux qui ont longtemps souffert de dérangements digestifs sont particulièrement portés à ressentir des changements de la tension interne du tube.

Des irrégularités fonctionnelles de l’estomac et de l’intestin peuvent causer une douleur résultant de l’augmentation des contractions péristaltiques qui se produisent souvent dans ces organes. Des ptoses viscérales marquées, aux formes anguleuses, peuvent augmenter le tension interne et provoquer malaise ou douleur.

Une augmentation de l’activité préristaltique des parois de l’estomac, due à la « nervosité », peut également produire un malaise, qui est pris pour des douleurs causées par des gaz. Une tension accrue peut se produire dans n’importe quelle section du tube digestif, et ainsi la douleur ou le malaise peut être généralisé dans l’abdomen, ou plus ou moins localisé.

la nervosité cause l’augmentation de la tension et le malaise qui en résulte). Lorsque ces malades sont à même de se détendre complètement, leurs douleurs associées aux gaz cessent. La suggestion, le massage abdominal, les application d’eau chaude sur l’abdomen, l’absorption d’eau tiède, et d’autres mesures encore, bien que je ne les applique pas, soulagent généralement cette douleur, du moins temporairement, sans diminuer toutefois la quantité de gaz.

Les gargouillements et les bruits que l’on entend souvent dans l’abdomen sont dus au déplacement de gaz, d’une section à l’autre de l’intestin. Ils peuvent être dus également au dérangement du contrôle sympathique normal de l’intestin provoqué par des émotions. Un nerveux peut avoir de tels gargouillements à la moindre émotion. (Shelton)



Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Luc le Lun 29 Oct 2012 - 10:32



La diarrhée

C’est un cas rare, bien que pendant le jeûne il se produise plus souvent que ne le pensent certains partisans du jeûne. Ceci provient du fait qu’ils ont recours aux lavements, ce qui leur cache le vrai développement. Quand elle a lieu, la diarrhée se produit comme un processus de nettoyage, et seulement parce que l’organisme en a un besoin impérieux.


Les vertiges

Ils constituent un symptôme très fréquent, qui se manifeste principalement au début du jeûne, ou lorsqu’on se lève d’une façon soudaine. Il ne dure que quelques secondes et on peut l’éviter en se levant lentement. On éprouve souvent des vertiges pendant le jeûne, ce qui provient du retrait soudain du sang du cerveau. Si le jeûneur se meut avec pondération, il sera rarement sujet au vertige.




Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Luc le Lun 29 Oct 2012 - 10:42



L’évanouissement

Celui-ci peut se produire durant les premiers jours du jeûne. Il n’y a pas lieu de s’en alarmer ou de l’appréhender, et il suffit d’étendre le malade et de desserrer les vêtements afin de lui permettre de respirer le maximum d’air frais.

Quand un jeûneur s’évanouit, il faut le soigner exactement comme s’il mangeait trois repas complet par jour. Tout ce dont il a besoin c’est du bon air, avec le temps de se remettre. Il ne faut pas le redresser mais l’incliner, penché en avant. Ni stimulant, ni sels ne sont nécessaires. Il suffit de le laisser tranquille et il ouvrira bientôt les yeux, regardera autour de lui et reprendra son travail. Il est également inutile de lui jeter de l’eau au visage. La personne qui s’évanouit a besoin de repos et non de choc. (Shelton)

On sait que la tension artérielle baisse durant le jeûne et des évanouissements peuvent parfois se produire lorsqu'un jeûneur se lève trop rapidement. D'où l'importance d'éviter ces mouvements brusques. Étant donné qu'une personne s'évanouissant puisse se blesser en tombant, le jeûne ne devrait pas être exécuté seul; une personne connaissant les diverses réactions possibles du jeûne devrait nous accompagner.


Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Luc le Lun 29 Oct 2012 - 10:56




Mal de gorge

Bien que le mal de gorge apparaisse le plus souvent immédiatement après la rupture du jeûne, il se produit parfois pendant le jeûne. Il est généralement bénin, ne dure qu’un jour ou deux, au plus, il n’y a pas lieu de s’en inquiéter.


Palpitations

« Des douleurs au cœur » et palpitations sont dues à la présence de gaz dans les organes digestifs. Ces symptômes ne se produisent que rarement et ne sont pas dangereux, bien qu’ils inquiètent souvent le malade inutilement. Les palpitations peuvent être causées par la « nervosité », par la peur ou par un gros effort.

Une douleur ressentie au cœur est rarement, en fait, une douleur dans le cœur lui-même, c’est en général une douleur dans la poitrine. Elle peut être causée par des gaz, ou être d’origine « psychologique » ou bien toxique. Si elle n’est pas associée à d’autres symptômes qui dénotent un trouble cardiaque, il ne faut pas y prêter attention. Elle n’est pas grave et passe rapidement. (Shelton)

"Le pouls est plus rapide lorsque l'autolyse bat son plein. Il revient à la normale lorsque les plus fortes poussées d'élimination sont terminées." (Boudreau)






Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Luc le Lun 29 Oct 2012 - 11:03

L’insomnie

Celle-ci est le plus souvent due au manque de besoin de sommeil.  Le jeûneur moyen n’a besoin que de peu de sommeil.  Dans quelques cas, l’insomnie est due à de la tension nerveuse ou à un manque de confort.  L’insomnie ne doit causer aucune inquiétude.

Bien que peu de jeûneurs dorment autant que lorsqu’ils mangent, tous dorment bien plus qu’ils ne le pensent.  Ceci est également vrai des malades qui souffrent d’insomnie.    Une heure pendant laquelle on est éveillé semble aussi longue qu’une nuit entière, parce que le temps passe lentement lorsqu’on attend le sommeil.

Certains malades dorment pendant le jeûne plus que d’habitude. Cela est surtout vrai chez des malades souffrant habituellement d'insomnie. Le jeûne est probablement le moyen le plus rapide et le plus efficace pour soigner l'insomnie, bien que dans certains cas il faut de six à dix jours avant d'obtenir le sommeil.
Sinclair remarque au sujet de son premier jeûne : « J’ai bien dormi pendant tout le jeûne ».

J'ai soigné un jeune homme qui a dormi 16 heures sur 24, presque chaque jour, pendant son jeûne de 30 jours. Un autre homme, un asthmatique, dormit presque jour et nuit pendant et après son jeûne. Mais dans les cas d’asthme, comme d'insomnie, ceux qui ont perdu beaucoup de sommeil dorment généralement
beaucoup dès que le jeûne soulage leur dyspnée, ce qui leur permet alors de dormir. (Shelton)


Boudreau écrit :

Pendant que le jeûneur est allongé et tranquille, son corps en autolyse est très affairé.  À certains moments du travail autolytique, le coeur travaille plus rapidement;  il accélère son battement pour faire la livraison des matériaux requis pour le travail en cours et pour ramener les toxines délogées vers les organes excréteurs.  Le sommeil en est affecté;  le jeûneur se réveille souvent, fait des rêves burlesques et s'agite dans son lit.

Il est normal que les réactions d'autolyse soient plus fortes pendant la nuit;  le repos sensoriel et l'apaisement nocturnes nous calment.  Or plus nous sommes calmes, plus notre autolyse peut se déployer avec force;  notre sommeil en est alors perturbé.  C'est un joli pradoxe;  plus on se repose, plus on autolyse;  plus on autolyse, moins on dort.

Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Luc le Mar 30 Oct 2012 - 21:45




Troubles visuels

Bien qu’il ne soit pas rare de voir une amélioration appréciable et durable de la vision se développer pendant le jeûne, en particulier au cours d’un jeûne prolongé, il y a quelques rares cas où la vision s’affaiblit. Carrington cite un cas qu’il considère comme « un développement curieux » et qui, d’après lui, pourrait ne plus jamais se reproduire. Le malade eut une vision double, juste avant la rupture du jeûne. Il y eut perception de deux images au lieu d’une seule. J’ai moi-même vu un tel phénomène se produire, dans un ou deux cas, à la fin d’un très long jeûne. Ce que l’on voit le plus souvent, bien que rarement toutefois, est plutôt un affaiblissement de la vision que le malade peut à peine voir. Il est forcé d’abandonner la lecture, et sa vue peut même devenir si faible qu’il devient impossible d’en juger par ce moyen. (...) Le fait que faiblesse et trouble disparaissent bientôt après la reprise, et que le vue est meilleure qu’avant le jeûne, montre qu’il n’y a pas de lésion des nerfs optiques ou de leur mécanisme. (...)

Il y a encore le cas d’une femme qui portait des lunettes, mais qui voyait double (sans lunettes), avant le jeûne, et dont la vue redevint normale pendant le jeûne. Elle a pu se débarrasser de ses lunettes au seizième jour du jeûne et pu lire, coudre, enfiler des aiguilles, etc., sans lunettes. Elle ne reprit l’usage de ses lunettes que sept ans plus tard. (Shelton)


De son côté, le docteur Duverney-Guichard, lors de la supervision d'un long jeûne, constata qu'à la 32e journée du jeûne de l'homme supervisé, la vitamine A était légèrement à la baisse, pas en carence mais en baisse. Il écrit : "La seule altération concerne une très légère baisse de la vue dans l'obscurité, ce qui correspond aux apports en vitamine A que le corps reçoit principalement par l'alimentation quotidienne. Ces facultés se recouvrent aisément à la reprise d'une alimentation équilibrée." (Duverney-Guichard md) Thèse de doctorat: Dr Michel Duverney-Guichard 1985 - 1986 : analyse d'un jeûne de 42 jours.

D'autre part, Mosséri nota, de façon encore plus évidente une altération plus avancée de la vision lorsque le jeûne se prolonge trop. Il écrit, dans "Jeûner pour revivre" :

Nous avons rencontré plusieurs cas dont la vue baissait au point de ne plus voir qu'une ombre et ne pas reconnaître les personnes présentes. Cela après 40 ou 50 jours de jeûne. Nous considérons ce symptôme comme un symptôme d'inanition, comme une sonnette d'alarme indiquant qu'il faut couper le jeûne. C'est bien le début de l'inanition, l'organe de la vue étant de moins en moins nourri par le sang.

Un autre symptôme visuel que nous avons rencontré souvent aussi, c'est la sensibilité à la lumière du jour au point que le jeûneur préfère porter des lunettes noires dans son lit. Nous considérons aussi ce symptôme comme un signe d'inanition dans lequel les yeux sont de moins en moins nourris par le sang. La rupture du jeûne s'impose sur-le-champ. Nous n'avons rencontrée de cas pareils qu'après 40 jours de jeûne environ.



Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Observations de Duverney-Guichard sur la température

Message  admin2 le Dim 26 Mai 2013 - 9:38

La frilosité

Dans sa thèse de doctorat, le docteur Duverney-Guichard écrit :

2.1.3. Température

L'hypothermie est constante, la littérature médicale estime son importance è environ un degré. Saint Denis PREVOST note des températures comprises entre 35.4 ° et 36.6°c chez 33 grévistes de la faim.

Son origine est à lier à la baisse des dépenses énergétiques surtout musculaires et basales avec en particulier un statut thyroïdien avoisinant l'hypothyroïdie. Elle se traduit cliniquement par une sensation quasi permanente de froid, des extrémités «glacées», une frilosité accrue difficile à combattre, les sujets vont se couvrir (image du gréviste de la faim emmitouflé dans son duvet), rechercher un apport calorique externe (bain chaud, bouillante).

On peut évoquer les conséquences de cette hypothermie au niveau métabolique, diminution de la vitesse des réactions enzymatiques au niveau de la susceptibilité à certaine agression extérieure microbienne en particulier.

La température de notre sujet s'élève â 36°4 le matin et 36°7 le soir en moyenne On retient une diminution de 2 dixièmes entre les 10 premiers et tes 10 derniers jours.


admin2

Messages : 865
Date d'inscription : 04/06/2012

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Nausées et vomissements (Nikolaev)

Message  Luc le Mer 2 Juil 2014 - 17:43

En début de jeûne, beaucoup de jeûneurs sont aux prises avec des nausées et parfois des vomissements.  Bien que Shelton mentionne qu'il ne faut pas trop s'en occuper, le médecin russe Youri Nikolaev, donne un truc intéressant.  Il écrit :

Les principales complications pendant le jeûne proprement dit interviennent dans la
phase d’acidose. Le patient peut alors être pris de vomissements ou de nausées. On lui
donne dans ce cas de l’eau minérale alcaline (riche en bicarbonate). Si les nausées se
poursuivent au-delà de trois jours, le traitement est interrompu. Ces arrêts prématurés,
assez rares, sont généralement justifiés par des irrégularités du rythme cardiaque ou des
vomissements continus.

Tiré de "Le jeûne, une nouvelle thérapie?" (Thierry de Lestrade)

Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Progression du jeûne et réactions fréquentes

Message  Luc le Mar 16 Déc 2014 - 20:24


Les deux premiers jours du jeûne sont généralement les plus durs, à cause
premièrement de la demande persistante de nourriture, et deuxièmement du retrait
soudain du stimulant habituel.
Mal de tête, vertige en se levant, points devant
les yeux, nausée, vomissements, brûlures et sensation de vide dans l’estomac,
sont les principaux éléments du malaise pendant les premiers jours du jeûne.
Ces symptômes sont principalement dus à l’absence de café, de thé, de tabac,
de condiments et d'aliments stimulants. Les gros et les « bons vivants » souffrent
le plus de ces symptômes. En règle générale, on peut dire que plus ces
symptômes sont marqués pendant les premiers jours, plus tôt le jeûne accomplira
les effets désirés.


Je ne pense pas que l'on puisse trop fortement faire ressortir le fait que
les sensations corporelles en cours de jeûne sont, dans bien des cas, plus plaisantes
que celles que l'on éprouve en festoyant. Le malade qui a tellement
souffert d'avoir été forcé à manger quand il n’en avait aucune envie, celui qui
a bien souffert après chaque repas, a tendance à ressentir un grand soulagement
et une grande satisfaction dès qu’il commence à jeûner.

La langue devient chargée, l’haleine fétide et l’on a un mauvais goût
dans la bouche. Tous ces signes sont les indications d'un processus d'élimination
et sont favorables.
(Shelton)


Luc
Admin

Messages : 3460
Date d'inscription : 28/05/2012
Localisation : Québec Canada

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Symptomatologie du jeûne

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 5:35


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum