Réflexions sur l'autolyse

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Réflexions sur l'autolyse

Message  Daniel33 le Dim 6 Aoû 2017 - 11:10

Bonjour à tous,
je ne sais pas si mes réflexions pourront servir à qui que ce soit, ou si quelqu'un pourra m'aider à y voir plus clair dans l'autre sens, mais je les écris quand même, car j'ai pas mal profité de ce forum. Donc après avoir lu un certain nombre de témoignages et lu le bouquin de Shelton (je connaissais aussi celui d'Ehret sur le régime sans mucus), j'ai fait un jeûne hydrique de 5 jours.
Je suis arrivé à des conclusions que je n'ai vues à peu près nulle part sauf peut-être dans le bouquin d'Ehret, cela dit mon expérience est bien maigre je le reconnais. Mais c'est troublant quand même parce qu'en même temps il y a une certaine logique qui se dessine.

Données de base : 50 ans, assez sportif cette année (pas mal de vélo, et maintenant muscu), 1m65 58kg, alimentation moyenne : fruits et legumes bio tous les jours mais pas assez, je pense qu'1/3 des calories de mon alimentation venait de mauvaises sources (sodas gateaux etc).

Ce qui m'intéressait c'était d'identifier ce phénomène d'autolyse. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, mais j'ai pu identifier pendant les nuits 2 3 4 un phénomène très net que je connaissais déjà, mais beaucoup plus fort cette fois. Des sortes de vibrations comme des courants électriques, associées à une sensation d'intense activité interne qui me réveillait chaque nuit vers 3h du matin. Le matin du jour 3 c'était même devenu délirant, mon coeur est quasiment monté à FCmax et j'ai cru faire un malaise (du coup j'ai pris un demi verre de jus de fruit, ce qui l'a fait revenir autour de 120). Il y avait évidemment toutes sortes de douleurs qui se réveillaient avec (cela dit je n'ai pas eu de crise d'acidose et la langue était un peu blanche mais pas énormément), et le rendormissement était généralement difficile car j'étais assez agité avec tout ça, un peu comme une pile électrique.
Et puis le 5è jour tout ça a disparu, j'ai dormi comme une souche pendant 10h et le jour qui a suivi a été totalement léthargique. Au bout de 24h j'en ai eu assez, d'autant que j'avais toujours faim (ça n'est jamais parti). J'ai mangé 100 calories, et de nouveau, grosse activité nocturne. Le jour suivant, j'ai mangé 700 calories, pas de changement. Jour suivant, 1400 calories, et encore plus grosse activité nocturne, 3h d'insomnie, j'avais le corps qui sautait en tous sens comme s'il y avait des blocages énergétiques partout et j'ai dû m'étirer pendant 1h environ pour calmer les choses. Gros mal de dos (c'est là où se situe mon pire problème je pense, arthrose vertébrale). J'ai également retrouvé une sensation qui était apparue à une période avec la méditation mais qui avait disparu : une sensation de démangeaison "interne" (au niveau des cellules peut-être), lorsqu'une zone longtemps restée bloquée se ré-énergétise. Il fallait alors passer de cet état de grattement à l'état de circulation franche, ce qui était possible en se concentrant.
Maintenant je suis revenu autour de 1700 calories, et cette activité nocturne n'a pas totalement disparu. Je constate que la méditation l'augmente, et que c'est quelque chose que j'ai en réalité souvent déclenché sans jeûner, parce que je médite beaucoup depuis pas mal d'années. La condition c'était quand même d'avoir le ventre vide.

Ce que je crois pouvoir en tirer comme conclusions :
- je pense que mes réserves en vitamines etc. étaient très faibles (c'est corroboré par le fait qu'après 3h de vélo, 10g de multivitamines +5g par jour faisaient une grosse différence sur l'état du jour et des jours qui suivaient). En conséquence de quoi mon corps a tenté de se mettre en hibernation à partir du 5è jour, car n'ayant plus trop les moyens de continuer le boulot. Peut-être est-il possible que la faim soit restée parce que j'étais carencé. Donc il faudra que je refasse un jeune d'ici un mois ou deux pour vérifier cette hypothèse.
- en revanche la toxémie n'était pas si importante (au moins sur les couches superficielles), ce qui était dû je pense à tout le desmodium et autres ampoules detox que j'ai pris cette année (qui ont réglé mes problèmes digestifs, crises de foie fréquentes, et fait disparaître les symptômes d'intolérance au gluten existant depuis 10 ans).
- mais le plus important de tout, c'est qu'il me semble bien que l'autolyse est la condition naturelle du corps humain la nuit. Car, depuis plusieurs jours que j'ai changé mon régime (j'essaie de me diriger vers le régime sans mucus, disons que j'ai arrêté toutes les céréales et les sucres industriels, mais j'ai gardé encore les oeufs et le poisson), je peux sentir que ça continue à un petit niveau, et que c'est augmenté par la méditation. Ce qui m'a rappelé ce que j'avais lu dans le bouquin d'Ehret, qui parle énormément de "vibrations" (en fait toute sa thèse repose à peu près sur l'idée d'une vibration naturelle qui devrait parcourir le corps en permanence, ce qui est précisément ce que j'ai identifié me semble-t-il). L'idée serait donc d'amplifier cette vibration, ce qui devrait nettoyer peu à peu le corps et lui faire retrouver son état "normal". Cela donne aussi une assez bonne idée de l'état de nos contemporains : alors que le corps devrait se régénérer toutes les nuits, il est placé dans une position où c'est impossible, et les poisons s'accumulent pendant des décennies. Après on s'étonne de l'épidémie de maladies auto-immunes.

Cela me fait dire aussi que le fondement de spiritualités traditionnelles, c'est cet état normal du corps, et qu'il est absurde de pratiquer sans commencer par là (bon, je suis le premier visé).

Daniel33

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Re: Réflexions sur l'autolyse

Message  Klee le Mer 9 Aoû 2017 - 7:54

Bonjour Daniel et bienvenue à toi sur le forum !

Merci de nous faire part de tes réflexions. Ça me fait penser au passage que je n'ai toujours pas pris le temps de lire Ehret, même si j'ai vu quelques bribes par ci par là. De ce que j'en ai compris, celui-ci semble plus interventionniste que Shelton en ce qui concerne la pratique du jeûne (et j'avoue aimer la philosophie sheltonienne du "laisser le corps faire").

Le régime sans mucus mis en avant par Ehret pourrait probablement revendiquer la paternité de courants actuels tels que les régimes crudivore, frugivore, alimentation vivante, végétalisme high carb low fat (mis en avant sur ce forum par Zeroudoudou). Mais je suis loin d'être un spécialiste sur ces sujets.


Daniel33 a écrit:Ce qui m'intéressait c'était d'identifier ce phénomène d'autolyse. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, mais j'ai pu identifier pendant les nuits 2 3 4 un phénomène très net que je connaissais déjà, mais beaucoup plus fort cette fois. Des sortes de vibrations comme des courants électriques, associées à une sensation d'intense activité interne qui me réveillait chaque nuit vers 3h du matin. Le matin du jour 3 c'était même devenu délirant, mon coeur est quasiment monté à FCmax et j'ai cru faire un malaise (du coup j'ai pris un demi verre de jus de fruit, ce qui l'a fait revenir autour de 120).

Les palpitations constituent un phénomène courant du jeûne. La biologiste Nicole Boudreau rappelle que "Le pouls est plus rapide lorsque l'autolyse bat son plein. Il revient à la normale lorsque les plus fortes poussées d'élimination sont terminées."

Personnellement, je les ressens aussi plutôt la nuit, plus souvent en début de jeûne que vers la fin. Je trouve ça assez "drôle" comme phénomène et ça me fait sourire au fond de mon lit, car je sais que ça signifie que le corps travaille bien ^^.

Daniel33 a écrit:Il y avait évidemment toutes sortes de douleurs qui se réveillaient avec (cela dit je n'ai pas eu de crise d'acidose et la langue était un peu blanche mais pas énormément), et le rendormissement était généralement difficile car j'étais assez agité avec tout ça, un peu comme une pile électrique.

Les problèmes de sommeil sont également monnaie courante. Cela dit, il peut arriver que certains jeûneurs dorment comme des bébés. Mais le sommeil agité semble plus courant que l'inverse.

Daniel33 a écrit:Et puis le 5è jour tout ça a disparu, j'ai dormi comme une souche pendant 10h et le jour qui a suivi a été totalement léthargique. Au bout de 24h j'en ai eu assez, d'autant que j'avais toujours faim (ça n'est jamais parti). J'ai mangé 100 calories, et de nouveau, grosse activité nocturne. Le jour suivant, j'ai mangé 700 calories, pas de changement. Jour suivant, 1400 calories, et encore plus grosse activité nocturne, 3h d'insomnie, j'avais le corps qui sautait en tous sens comme s'il y avait des blocages énergétiques partout et j'ai dû m'étirer pendant 1h environ pour calmer les choses. Gros mal de dos (c'est là où se situe mon pire problème je pense, arthrose vertébrale). J'ai également retrouvé une sensation qui était apparue à une période avec la méditation mais qui avait disparu : une sensation de démangeaison "interne" (au niveau des cellules peut-être), lorsqu'une zone longtemps restée bloquée se ré-énergétise. Il fallait alors passer de cet état de grattement à l'état de circulation franche, ce qui était possible en se concentrant.
Maintenant je suis revenu autour de 1700 calories, et cette activité nocturne n'a pas totalement disparu. Je constate que la méditation l'augmente, et que c'est quelque chose que j'ai en réalité souvent déclenché sans jeûner, parce que je médite beaucoup depuis pas mal d'années. La condition c'était quand même d'avoir le ventre vide.

La méditation semble avoir de nombreuses vertus. A titre personnel, je ne l'ai que trop peu essayée mais, pour les pratiquants, cela doit être un vrai plus lorsque celle-ci est combinée aux périodes de jeûnes.

Daniel33 a écrit:Ce que je crois pouvoir en tirer comme conclusions :
- je pense que mes réserves en vitamines etc. étaient très faibles (c'est corroboré par le fait qu'après 3h de vélo, 10g de multivitamines +5g par jour faisaient une grosse différence sur l'état du jour et des jours qui suivaient). En conséquence de quoi mon corps a tenté de se mettre en hibernation à partir du 5è jour, car n'ayant plus trop les moyens de continuer le boulot. Peut-être est-il possible que la faim soit restée parce que j'étais carencé. Donc il faudra que je refasse un jeune d'ici un mois ou deux pour vérifier cette hypothèse.
- en revanche la toxémie n'était pas si importante (au moins sur les couches superficielles), ce qui était dû je pense à tout le desmodium et autres ampoules detox que j'ai pris cette année (qui ont réglé mes problèmes digestifs, crises de foie fréquentes, et fait disparaître les symptômes d'intolérance au gluten existant depuis 10 ans).

La question des carences compensées par des compléments alimentaires... est complexe. En temps normal, pour pallier les manques d'une nourriture qui nous apporte moins de nutriments qu'auparavant, certains en prennent une liste longue comme le bras. D'autres ne préfèrent pas en prendre. Après avoir lu un ou deux livres sur le sujet, je ne sais que penser. Je trouve ça plutôt intéressant d'en introduire dans son quotidien pendant un temps donné et sur des choses assez ciblées, sous forme de cure. En revanche, le faire de manière systématique sur des spectres larges ne me convainc pas trop, sauf peut-être pour des problématiques particulières. Cela reste un avis personnel, bien entendu.


Daniel33 a écrit:- mais le plus important de tout, c'est qu'il me semble bien que l'autolyse est la condition naturelle du corps humain la nuit. Car, depuis plusieurs jours que j'ai changé mon régime (j'essaie de me diriger vers le régime sans mucus, disons que j'ai arrêté toutes les céréales et les sucres industriels, mais j'ai gardé encore les oeufs et le poisson), je peux sentir que ça continue à un petit niveau, et que c'est augmenté par la méditation. Ce qui m'a rappelé ce que j'avais lu dans le bouquin d'Ehret, qui parle énormément de "vibrations" (en fait toute sa thèse repose à peu près sur l'idée d'une vibration naturelle qui devrait parcourir le corps en permanence, ce qui est précisément ce que j'ai identifié me semble-t-il). L'idée serait donc d'amplifier cette vibration, ce qui devrait nettoyer peu à peu le corps et lui faire retrouver son état "normal". Cela donne aussi une assez bonne idée de l'état de nos contemporains : alors que le corps devrait se régénérer toutes les nuits, il est placé dans une position où c'est impossible, et les poisons s'accumulent pendant des décennies. Après on s'étonne de l'épidémie de maladies auto-immunes.

Cela me fait dire aussi que le fondement de spiritualités traditionnelles, c'est cet état normal du corps, et qu'il est absurde de pratiquer sans commencer par là (bon, je suis le premier visé).

Le fait de se rapprocher d'une alimentation physiologique laisse effectivement plus de possibilités au corps pour travailler la nuit. Tout dépend aussi du degré d'intoxication et de la capacité des corps à se régénérer : chez certains que je vois autour de moi manger depuis des années et des années de la malbouffe, je suis épaté par le fait qu'il ne soit pour ainsi dire jamais malades. C'est comme pour certains fumeurs qui ne développeront jamais de cancers du poumon.

Cela étant, comme tu le soulignes, l'épidémie de maladies auto-immunes est un phénomène qu'il est aujourd'hui nécessaire de prendre en considération.

Klee
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Re: Réflexions sur l'autolyse

Message  Daniel33 le Jeu 10 Aoû 2017 - 21:51

Salut Klee,

quand je suis arrivé sur le forum, j'avais lu tes 3 jeûnes que j'avais trouvés fort intéressants, parce qu'ils montrent bien que ça n'est pas si facile. D'ailleurs, est-ce que tu vas en faire un quatrième ?

Klee a écrit:

Merci de nous faire part de tes réflexions. Ça me fait penser au passage que je n'ai toujours pas pris le temps de lire Ehret, même si j'ai vu quelques bribes par ci par là. De ce que j'en ai compris, celui-ci semble plus interventionniste que Shelton en ce qui concerne la pratique du jeûne (et j'avoue aimer la philosophie sheltonienne du "laisser le corps faire").

Oui, je suis assez d'accord avec Shelton, ça semble plus logique.

Klee a écrit:
Le régime sans mucus mis en avant par Ehret pourrait probablement revendiquer la paternité de courants actuels tels que les régimes crudivore, frugivore, alimentation vivante, végétalisme high carb low fat (mis en avant sur ce forum par Zeroudoudou). Mais je suis loin d'être un spécialiste sur ces sujets.

Bon, il y a un truc quand même de spécial dans son régime, c'est qu'il faut s'abstenir de céréales, qui sont finalement pires que la viande si j'ai bien compris. Son histoire de mucus est intrigante. Mais ce qui est sûr, c'est que depuis que j'ai arrêté les céréales, je n'ai plus le nez qui coule (une sorte de rhinite allergique j'imagine, ça faisait 2 ans que ça durait), et il n'est plus encombré. Mais il suffit que je remange une biscotte, et pof...

Klee a écrit:
La méditation semble avoir de nombreuses vertus. A titre personnel, je ne l'ai que trop peu essayée mais, pour les pratiquants, cela doit être un vrai plus lorsque celle-ci est combinée aux périodes de jeûnes.

Ben la méditation c'est comme le jeûne et les régimes. Tout le monde en vante les mérites, on pense qu'on va se guérir de tout (en quelque sorte), mais dans la pratique, c'est sacrément plus compliqué, la réalité c'est que chacun doit ré-inventer sa propre méthode parce que chacun est unique. Et en plus on est tout seuls pour faire ça. Tu l'as vu avec tes jeûnes, ils n'ont pas donné exactement le résultat escompté, et finalement personne ne peut te dire pourquoi. La méditation c'est exactement la même chose. En fait tout ce qui vaut la peine est exactement la même chose, c'est vrai aussi pour les arts martiaux, la musique...

Klee a écrit:
La question des carences compensées par des compléments alimentaires... est complexe. En temps normal, pour pallier les manques d'une nourriture qui nous apporte moins de nutriments qu'auparavant, certains en prennent une liste longue comme le bras. D'autres ne préfèrent pas en prendre. Après avoir lu un ou deux livres sur le sujet, je ne sais que penser. Je trouve ça plutôt intéressant d'en introduire dans son quotidien pendant un temps donné et sur des choses assez ciblées, sous forme de cure. En revanche, le faire de manière systématique sur des spectres larges ne me convainc pas trop, sauf peut-être pour des problématiques particulières. Cela reste un avis personnel, bien entendu.

Le problème encore c'est que chacun est unique, et que finalement rien n'a l'effet qui est écrit sur le papier. Mais certaines choses ont de l'effet. Il faut essayer. Par exemple, le desmodium que j'ai pris pour mes problèmes de foie semble avoir réglé mes problèmes d'intestin, on se demande bien pourquoi vu que ça n'est pas fait du tout pour ça. Le vitamine C dont on entend des merveilles ne m'a jamais fait le moindre effet. Par contre une multivitamine bien dosée diminue clairement ma fatigue. Et j'ai vu des trucs plus bizarres. Ma copine qui est chanteuse prend parfois de la cortisone en cas de laryngite sinon elle ne peut pas aller bosser et elle risque de perdre ses employeurs. Du coup j'ai essayé, et j'ai constaté que quelques cachets m'enrayaient n'importe quel début de rhume mal parti. Ce qui est étrange vu que ça fait baisser l'immunité. Et récemment j'ai essayé la mélatonine pour dormir. J'ai très mal dormi, mais par contre j'ai eu des hallus pendant un moment (en même temps c'est un précurseur de la DMT, mais enfin bon, je n'ai vu aucun forum conseiller la mélatonine pour ce genre d'usage...).

Klee a écrit:
Le fait de se rapprocher d'une alimentation physiologique laisse effectivement plus de possibilités au corps pour travailler la nuit. Tout dépend aussi du degré d'intoxication et de la capacité des corps à se régénérer : chez certains que je vois autour de moi manger depuis des années et des années de la malbouffe, je suis épaté par le fait qu'il ne soit pour ainsi dire jamais malades. C'est comme pour certains fumeurs qui ne développeront jamais de cancers du poumon.

La bouffe riche ne suffit pas à rendre malade. Ma grand-mère a près de 100 ans et je ne te raconte pas le régime : steak tous les jours, cuisine au beurre, les tartes bien sucrées, les pizzas bien grasses, produits laitiers à gogo... En fait ces gens sont blindés. C'est connu en thérapie que les gens blindés ne sont jamais malades. Par contre, le jour où ils font une thérapie pour se sensibiliser, ils tombent malades. Mais aujourd'hui, on a autre chose que ce régime de grands-mères qui ont quand même mangé des aliments nutritifs. On a des aliments qui sont devenus vides de nutriments et pleins de poisons (parfois on tombe sur des articles qui expliquent comment telle marque de gâteau a remplacé peu à peu ses produits de base par du low-cost ou des trucs encore plus bizarres, autrefois quand on mangeait des m&ms il n'y avait pas de dioxyde de titane dedans). Alors les vieux, ça ne les touche pas tant que ça, ils ont été bien nourris dans leur jeunesse. Mais les jeunes qui ne mangent pas bio et autre... il y a de plus en plus de gosses malades, en fait. Et même si on les fait manger bien à la maison, on se doute bien qu'à la cantine ou ailleurs ils se bourrent de pain blanc et autres saletés. Ils te ramènent les sachets de bonbons à la pelle.

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Re: Réflexions sur l'autolyse

Message  Klee le Sam 19 Aoû 2017 - 16:02

Bonjour Daniel,

Juste un petit mot pour dire que je n'ai pas encore pris le temps de répondre à ton message mais que je compte bien le faire ! Je n'ai pas le temps ce soir de développer une réponse et je vais être absent du forum ces prochains jours mais promis, quand je reviendrai, je poursuivrai cette discussion.

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Re: Réflexions sur l'autolyse

Message  Klee le Sam 16 Sep 2017 - 11:58

Bonjour Daniel,

Étant revenu sur le forum, je réponds donc à ton message, certes un peu tardivement ^^ !

Daniel33 a écrit:Salut Klee,

quand je suis arrivé sur le forum, j'avais lu tes 3 jeûnes que j'avais trouvés fort intéressants, parce qu'ils montrent bien que ça n'est pas si facile. D'ailleurs, est-ce que tu vas en faire un quatrième ?

Eh oui, effectivement, la démarche de jeûne est loin d'être une route toute tracée et, d'une personne à l'autre, les progrès seront plus ou moins rapides et durables. Chacun d'entre nous a des problématiques différentes à régler.

Pour ma part, j'ai effectivement prévu un quatrième jeûne cet automne, d'ici environ un mois. Tout est balisé pour le faire, il ne me reste plus qu'à essayer de gagner un peu de poids d'ici là ^^ !

Daniel33 a écrit:Bon, il y a un truc quand même de spécial dans son régime, c'est qu'il faut s'abstenir de céréales, qui sont finalement pires que la viande si j'ai bien compris. Son histoire de mucus est intrigante. Mais ce qui est sûr, c'est que depuis que j'ai arrêté les céréales, je n'ai plus le nez qui coule (une sorte de rhinite allergique j'imagine, ça faisait 2 ans que ça durait), et il n'est plus encombré. Mais il suffit que je remange une biscotte, et pof...

Ton expérience sur les céréales est intéressante. Il semble que ce soit une catégorie d'aliments qui convient plus ou moins bien aux êtres humains. Raphaël Pérez a écrit ceci à ce sujet :

La présence des céréales dans l'alimentation humaine est très récente. Ce n'est que vers la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 20 000 ans, que les hommes ont commencé à consommer des graines issues des ancêtres des céréales modernes, les graminées sauvages.

[...]La consommation des céréales a permis à l'homme de plus facilement faire face aux aléas de la nature en mettant à disposition des aliments riches en énergie qui peuvent se conserver. Malheureusement, la domestication des céréales et leur raffinage sont suivis de près par l'apparition de maladies chroniques.

[...]Les céréales représentent l'aliment idéal des animaux granivores, c'est à dire des oiseaux comme le pigeon, le moineau, le chardonneret, le pinson, etc. Elles sont très riches en énergie et elles leur permettent de maintenir une température corporelle élevée. Celle-ci est de 41 °C chez ces oiseaux contre 37 °C chez les hommes. La digestion des céréales et l'utilisation des glucides qu'elles contiennent nécessitent beaucoup d'oxygène. Les oiseaux possèdent des particularités anatomiques pour utiliser l'apport très important de glucides. Ils possèdent un cœur proportionnellement plus volumineux, souvent 5 à 10 fois plus gros, et plus puissant que celui de l'homme ainsi qu'un système respiratoire beaucoup plus efficace. Sur le plan digestif, les oiseaux granivores avalent les céréales crues. Celles-ci sont largement hydratées et prédigérées dans leur jabot, avant d'atteindre l’estomac, où elles sont broyées et digérées chimiquement. Enfin, les oiseaux ont des dépenses énergétiques importantes pour le vol.

L'homme n'est pas adapté spécifiquement pour digérer correctement les céréales. Elles ne font pas partie des aliments qu'il peut naturellement consommer. Il est obligé de les cuire pour commencer leur digestion. L'apport important d'aliments concentrés en glucides nécessite une activité physique importante. Paradoxalement, avec la consommation des céréales, l'homme s'est sédentarisé. Dans nos sociétés modernes, il est même question d'hypersédentarité puisque peu de personnes arrivent à réaliser 30 minutes d'activité physique par jour. L'apport massif de glucides par les céréales, très utiles pour les besoins énergétiques du vol de l'oiseau, n'est pas adapté et il est même nocif pour la santé de l'homme, particulièrement sédentaire. Les céréales ne peuvent pas représenter un aliment indispensable pour l'homme. L'apport énergétique des céréales peut être remplacé partiellement ou totalement par les fruits, les légumes et les noix.

[...]Les céréales peuvent intégrer un mode alimentaire compatible avec la bonne santé. Néanmoins, elles ne trouvent leur place que dans les catégories des aliments de compromis ou de dégénérescence. Tout dépend de la qualité et des quantités consommées.

[...]La qualité d'une céréale est déterminée par l'impact qu'elle a sur notre organisme. Ce dernier n'aime pas avoir une glycémie trop élevée. Lorsqu'une céréale est proche de son état brut (sauvage et complet), l'assimilation des glucides est lente et la glycémie augmente légèrement. Le raffinage lui fait perdre des vitamines et des minéraux. Il rend plus rapide l'assimilation des glucides et l'élévation de la glycémie. Une céréale raffinée occasionne plus de dégâts à l'organisme tout en étant moins intéressante pour sa nutrition.

Les céréales complètes s'avèrent être les plus intéressantes pour l'aspect glycémiant. Néanmoins, elles présentent également la particularité de conserver leur enveloppe extérieure, le son. Il s'agit d'une enveloppe très dure que nous sommes incapables de digérer et qui transite dans l'intestin. Le son présente deux inconvénients. Il est irritant pour la muqueuse de l'intestin et contient de l'acide phytique, une molécule toxique qui entrave l'assimilation des minéraux. Le trempage des céréales complètes avant cuisson permet d'enclencher le processus de germination du grain et de transformer l'acide phytique en un composé non toxique.

En outre, les pesticides se concentrent au niveau de l'enveloppe des céréales. Les céréales complètes (pain complet, pâtes complètes ou intégrales, riz complet) non bio sont à éviter car elles sont bourrées de pesticides. Les céréales demi-complètes ne possèdent pas les divers inconvénients des céréales complètes puisque leur enveloppe a été retirée. Ce sont les céréales les plus intéressantes pour l'être humain.

[...]Les céréales demi-complètes consommées avec modération et cuites correctement font partie des aliments de compromis. Il en est de même pour les céréales complètes issues de l’agriculture biologique, préparées correctement et consommées avec modération. Dans ces conditions, les céréales permettent de vivre dans de bonne condition sans s'affaiblir, mais elles ne sont pas indispensables à notre quotidien.


Daniel33 a écrit:
Ben la méditation c'est comme le jeûne et les régimes. Tout le monde en vante les mérites, on pense qu'on va se guérir de tout (en quelque sorte), mais dans la pratique, c'est sacrément plus compliqué, la réalité c'est que chacun doit ré-inventer sa propre méthode parce que chacun est unique. Et en plus on est tout seuls pour faire ça. Tu l'as vu avec tes jeûnes, ils n'ont pas donné exactement le résultat escompté, et finalement personne ne peut te dire pourquoi. La méditation c'est exactement la même chose. En fait tout ce qui vaut la peine est exactement la même chose, c'est vrai aussi pour les arts martiaux, la musique...

Je trouve ta comparaison sensée : au final, quelle que soit l'activité, il est nécessaire d'y consacrer un temps et une énergie suffisante pour permettre des progrès (et c'est particulièrement vrai pour la musique, je trouve ^^ !!). Faire les choses à moitié ne permet pas d'obtenir grand chose, ce qui me conforte dans l'idée de ne pas mettre un pied dans la méditation pour le moment. Je n'ai pas suffisamment de temps à y consacrer, même si ça m'intéresserait dans l'absolu.

Daniel33 a écrit:Le problème encore c'est que chacun est unique, et que finalement rien n'a l'effet qui est écrit sur le papier. Mais certaines choses ont de l'effet. Il faut essayer. Par exemple, le desmodium que j'ai pris pour mes problèmes de foie semble avoir réglé mes problèmes d'intestin, on se demande bien pourquoi vu que ça n'est pas fait du tout pour ça. Le vitamine C dont on entend des merveilles ne m'a jamais fait le moindre effet. Par contre une multivitamine bien dosée diminue clairement ma fatigue. Et j'ai vu des trucs plus bizarres. Ma copine qui est chanteuse prend parfois de la cortisone en cas de laryngite sinon elle ne peut pas aller bosser et elle risque de perdre ses employeurs. Du coup j'ai essayé, et j'ai constaté que quelques cachets m'enrayaient n'importe quel début de rhume mal parti. Ce qui est étrange vu que ça fait baisser l'immunité. Et récemment j'ai essayé la mélatonine pour dormir. J'ai très mal dormi, mais par contre j'ai eu des hallus pendant un moment (en même temps c'est un précurseur de la DMT, mais enfin bon, je n'ai vu aucun forum conseiller la mélatonine pour ce genre d'usage...).

Well, comme tu dis, on constate des choses étranges... Et il n'est pas évident de ressentir s'il y a une réelle plus-value ou non. Me concernant, je sais par exemple que je suis un peu carencé en vitamine D : j'en prends donc régulièrement pour essayer de "remonter le niveau" mais je suis incapable de décrire une différence lorsque je n'en prends pas.

Daniel33 a écrit:La bouffe riche ne suffit pas à rendre malade. Ma grand-mère a près de 100 ans et je ne te raconte pas le régime : steak tous les jours, cuisine au beurre, les tartes bien sucrées, les pizzas bien grasses, produits laitiers à gogo... En fait ces gens sont blindés. C'est connu en thérapie que les gens blindés ne sont jamais malades. Par contre, le jour où ils font une thérapie pour se sensibiliser, ils tombent malades. Mais aujourd'hui, on a autre chose que ce régime de grands-mères qui ont quand même mangé des aliments nutritifs. On a des aliments qui sont devenus vides de nutriments et pleins de poisons (parfois on tombe sur des articles qui expliquent comment telle marque de gâteau a remplacé peu à peu ses produits de base par du low-cost ou des trucs encore plus bizarres, autrefois quand on mangeait des m&ms il n'y avait pas de dioxyde de titane dedans). Alors les vieux, ça ne les touche pas tant que ça, ils ont été bien nourris dans leur jeunesse. Mais les jeunes qui ne mangent pas bio et autre... il y a de plus en plus de gosses malades, en fait. Et même si on les fait manger bien à la maison, on se doute bien qu'à la cantine ou ailleurs ils se bourrent de pain blanc et autres saletés. Ils te ramènent les sachets de bonbons à la pelle.

Le régime de ta grand-mère est... impressionnant ^^ !! Mais comme tu le soulignes, elle a connu une autre époque : l'agriculture de son enfance n'a plus grand chose à voir avec celle d'aujourd'hui. Pour les générations d'aujourd'hui et à venir, la qualité de la nourriture (et n'oublions pas l'eau !) va être un véritable enjeu.

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