Protéines et jeûne

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Protéines et jeûne

Message  Luc le Mer 11 Juil 2012 - 22:57



jeûne et protéines

"La fameuse question des protéines hante les consommateurs que nous sommes: où prend-on ses protéines quand on jeûne?

Chez une personne apte à jeuner, les pertes de protéines ne sont pas dangereuses puisque l'organisme en repos a des besoins moins grands sur ce plan. Le jeûne provoque une importante diminution de la synthèse des protéines dans les muscles, dans le tube digestif et dans le tissu cutané. Il entraîne également une réduction de la masse du foie et de la rate. L'organisme utilse de préférence les gras comme carburant énergétique pour épargner les protéines de l'organisme.

Par ailleurs, le corps en jeûne épargne ses matériaux et les recycle; toutes les protéines issues de l'autolyse des tissus endommagés sont recyclées, de même que les protéines générées par la dégradatioon des toxines.

Un indice de l'absence de carence en protéines est le maintien de toutes les fonctions essentielles de l'organisme: la multiplication des cellules sanguines demeure intacte; la production d'anticorps se maintient au même niveau; les protéines plasmatiques, les hormones (qui sont protéines) et les messagers du système nerveux (neuromédiateurs) continuent d'être produits au même taux qu'en période d'alimentation; le nombre de globules rouges et la formule sanguine sont stables au cours des jeûnes longs." (Nicole Boudreau, biologiste)





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Re: Protéines et jeûne

Message  admin2 le Mer 10 Avr 2013 - 9:55



On sait que l'organisme en jeûne se nourrit de ses réserves de glucides, de protéines et de lipide. Dans sa thèse de doctorat, le docteur Duverney-Guichard étudie les différents mécanismes. À propos des protéines, il écrit :

1.2.1.2.1. La masse protéique

Elle représente 17 % du poids du corps c'est à dire 11 kilogrammes pour un homme de 65 kilogrammes. D'un point de vue énergétique, elle correspond à 14 % des calories potentiellement utilisables. Le niveau des pertes protéiques globales peut être évalué à partir de l'azote urinaire en sachant que 1 gramme d'azote correspond à 5.25 grammes de protéines et en tenant pour négligeables les pertes fécales et cutanées.

Il faut préciser que le catabolisme protéique n'est qu'un des éléments intervenant dans les pertes azotées et qu'ainsi on ne peut assimiler le catabolisme protéique et l'azote urinaire. La diminution de la masse protoplasmique peut également être établie à partir des pertes en potassium puisqu'il est un cation essentiellement intracellulaire. MARLISS (65) trouve une perte azotée de 170 g pour un jeûne de 21 jours, ce qui correspond à une perte protéique supérieure à 1.1 Kilogramme c'est à dire une moyenne de 52 grammes par jour.

Cette perte protéique n'est pas régulière au cours du jeûne. Elle est en effet plus importante au début pour diminuer ensuite avant d'atteindre un plateau relativement stable vers le 14e jour. Pour CAHILL (24) la perte azotée s'élève à 12 g les premiers jours et à 3 à 4 grammes après 1 à 2 semaines ce qui correspond donc à des pertes protéiques variant de 8O grammes à 20 grammes par jour. Il est très intéressant de noter que l'on rejoint donc approximativement les pertes minimales du jeûne protéique.

Tiré du livre : "Le jeûne, approche médicale et scientifique" (Duverney-Guichard)

______________________________________________

On peut donc en tirer la conclusion que les réserves protéiques sont suffisantes pour exécuter un long jeûne, même très long. Dans les faits, au bout d'un jeûne de 21 jours, selon Marliss l'organisme n'aura utilisé que 892 g de protéines (170 g X 5.25) sur les 11 kg disponibles soit un peu moins d'un kilogramme.


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Re: Protéines et jeûne

Message  admin2 le Mer 10 Avr 2013 - 10:17



À propos des protéines totales, Duverney-Guichard écrit :

1.2.1.4.1. Les protéines totales

Le taux des protéines totales est un des critères fondamentaux retenu dans la surveillance des états de dénutrition. Pour TREMOLIERE, un taux inférieur à 60 mg/I permet d'affirmer la dénutrition (un chiffre normal ne l'excluant pas).

Pour ROOTH (88), après un jeûne de 4 semaines chez 5 sujets, la protidémie passe de 7,42 g/100ml à 6,134 g/100ml.

Au cours de notre étude en 1983*, nous n'avions pas noté de modifications des protéines totales
qui sont à 76 avant le jeûne et 77 g/l après 30 jours de jeûne (l'hémoglobine. l'hématocrite n'ayant pas changé (...) nous notons une relative stabilité des protéines totales des de 70,6 g/l le premier jour et 71 g/l un mois plus tard.

* 1983 : en cette année précédant sa thèse de doctorat, le docteur Duverney-Guichard avait supervisé et analysé un jeûne de 30 jours.




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Re: Protéines et jeûne

Message  Luc le Dim 8 Fév 2015 - 12:23

Les théories de Lothar Wendt (1907-1989), un cardiologue allemand de l’université
de Francfort, viennent renforcer de manière originale cette notion fondamentale du
jeûne.

Wendt soutenait que le corps humain conserve l’excédent de protéines,
affirmation contraire aux idées habituellement admises en médecine, selon lesquelles
toutes les protéines sont éliminées par les reins. Wendt non seulement affirmait le
contraire, mais précisait que l’excédent de protéines va se déposer dans le tissu
conjonctif et encombrer les fibres de collagène. Ces fibres sont essentielles, parce
qu’elles lient les cellules entre elles et qu’y passent les vaisseaux capillaires apportant
les nutriments des cellules. Selon le chercheur allemand, l’encombrement par les
protéines de ce tissu conjonctif rétrécit les vaisseaux capillaires et entrave les
échanges entre ces vaisseaux et les cellules. Ce phénomène est la première étape qui
mène à l’artériosclérose, donc aux accidents cardiaques.

Les conclusions de Wendt contredisent donc les préconisations habituelles : il n’est pas
nécessaire de manger beaucoup de protéines, cela peut même être dangereux en provoquant
un « encrassement » du système.

Le jeûne permettrait d’améliorer la respiration capillaire en digérant cet excédent
protéique : « La réserve protéique d’un humain, écrit Françoise Wilhelmi de Toledo,
est comparable à une forêt : si l’on a besoin de bois pour se chauffer, on ramassera
d’abord les branches mortes et l’on coupera les arbres malades. Ainsi élaguée, la forêt
se développera plus harmonieusement. » Ce recyclage des protéines, véritable
« décrassage », est un des aspects du processus de régénération à l’oeuvre pendant un
jeûne.

Tiré de "Le jeûne, une nouvelle thérapie?" p. 143

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