Autolyse (l') contrôlée avec précision

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Autolyse (l') contrôlée avec précision

Message  Luc le Lun 22 Déc 2014 - 10:39

Durant le jeûne, l'autolyse se déploie de façon très ordonnée afin de ne pas nuire à l'organisme, et ça jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune réserve, dans la période appelée l'inanition.  Même durant cette dernière phase, l'organisme va procéder minutieusement.  Shelton écrit :


"L'autolyse est un processus rigoureusement contrôlé ; ce n’est pas un processus
aveugle qui se conduit comme un éléphant dans un magasin de porcelaines. Non
seulement pendant le jeûne, mais également pendant la période d’inanition, le
corps exerce son contrôle sur l’autolyse. La plus stricte économie est exercée
pendant ces deux périodes, en ce qui concerne la digestion et l’utilisation, non
pas des tissus les plus essentiels, mais de ceux dont le corps peut se passer.
Ici je désire attirer l’attention sur le fait que, durant l’inanition, il n’y a pas
dépérissement indiscriminé du corps, mais plutôt, comme il a été déjà observé
pendant le jeûne, la même sauvegarde des tissus vitaux et un lent sacrifice des
tissus moins indispensables.

Quand la grenouille (têtard) jeûne, pendant que sa queue se résorbe, seule la queue
disparaît. Jamais une patte de la grenouille ne subit de désintégration autolytique.
Aucune structure nécessaire n’est digérée ou absorbée. (...)

Zœthout et Tuttle font remarquer que l’autolyse est un processus contrôlé.
Ils mentionnent les exemples suivants d'autolyse soigneusement contrôlée, et qui
se produit normalement à certaines périodes de la vie : « L’atrophie des glandes
mammaires à la fin de la lactation; de l’utérus après l’accouchement; l’atrophie
générale de la vieillesse; la dissolution des exsudats formés dans les poumons
pendant la pneumonie ». L’atrophie du thymus (2) à la puberté devrait également
être comprise dans cette liste.

Ces auteurs présentent d’autres exemples d’autolyse contrôlée, disant : « Pendant
l'inanition, certains organes (coeur et cerveau) sont indispensables, et on ne
peut se passer de leur activité; par conséquent il faut leur fournir des protéines.
Ces protéines sont fournies par les muscles du squelette, que l’on doit considérer
non seulement comme des organes de contraction, mais aussi comme réserves de
protéines. Les protéines des muscles et d'autres organes sont digérées par les
protéases intracellulaires (enzymes) et transformées en protéines solubles, acides
aminés qui sont ensuite transportés par le courant sanguin jusqu’aux organes vitaux.
Une autre illustration frappante du transfert des protéines d’un organe à un autre
est celle observée dans l’énorme développement, chez le saumon qui jeûne, des
ovaires aux dépens des muscles qui perdent jusqu’à 30 % de leur poids ».

(2) Glande endocrine située en arrière du sternum ; elle se réduit graduellement
jusqu'à l’âge adulte.

Ni les ovaires, ni le coeœur, ni le cerveau ne peuvent vivre, croître et fonctionner
avec un régime d’acides aminés. Ils ont également besoin de minéraux,
de glucides, de lipides et de vitamines. Le saumon qui jeûne perd davantage
qu'un certain poids de muscles : il perd également de la graisse et du glycogène.
11 y a une grande accumulation de phosphore dans les testicules du saumon qui
jeûne. Il est intéressant de noter que ce contrôle de l’autolyse s'étend également
aux tissus malades, tels que tumeurs, dépôts, écoulements, etc., et qu’il n est
pas limité aux tissus normaux. (...)
 
Le fait que l'autolyse soit un processus strictement contrôlé et non laissé
au hasard, est notre garantie que les tissus vitaux du corps ne seront pas sacrifiés
pendant une abstention même prolongée de nourriture.
Ainsi nous savons, de
façon certaine, que seuls les tissus non essentiels seront digérés et que leurs composants
seront transportés à travers le corps pour nourrir les tissus vitaux.

Trois faits essentiels ressortent de ce qui précède :

1 ° Du fait des enzymes intra-cellulaires qu'il possède, le corps est capable
de digérer ses propres protéines, lipides et glucides.

2° Le corps est capable de contrôler le processus d’auto-digestion, et il le
limite strictement aux tissus non essentiels, et aux moins essentiels. Même dans
l'inanition, quand des tissus vitaux sont détruits, il y a un strict contrôle du
processus, et les tissus continuent à être utilisés conformément à leur importance
relative.

3" Le corps est capable d'utiliser les produits terminaux de la désintégration
autolytique de ses propres tissus pour nourrir ses parties les plus essentielles et
les plus vitales."

Tiré du livre Le Jeûne de H.M. Shelton p. 80


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