Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

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Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Velixy le Ven 5 Déc 2014 - 12:51

Bonjour à tous,

Je suis ravie d'avoir trouvé votre site très riche il y a quelques semaines, et de pouvoir le visiter régulièrement lorsque je me pose des questions à propos du jeûne et d'expériences de jeûne.

Je m'appelle Amandine, j'ai 21 1/2 ans et je vis en France, vers Paris.

Mon objectif, très ambitieux, serait de réaliser un jeûne de 14 jours minimum, et de le pousser à 21 jours si possible.
J'ai la possibilité de jeûner assez tranquillement, ne sortant que 15h maximum par semaine, ne travaillant pas (ce n'est que la fac). Je peux donc rester tranquillement -pour l'instant- à la maison, pendant 3 semaines.

Je vais écrire un peu de mon histoire et de mon ressenti, pour resituer le contexte. J'ai découvert l'importance du mode de vie et de l'alimentation sains il y a réellement 1 1/2 an. Même si je connaissais quelques principes de base de santé, comme le repos, le sommeil, et manger quelques fruits. Mais je me suis vite rendue compte que c'était loin d'être suffisant pour ma part, souffrant d'intenses troubles psychiques que j'essayais de taire car on me disait que "tout était dans ma tête, et que j'étais beaucoup trop négative, et que ce n'était pas possible que je souffre de troubles mentaux et/ou psychiques". Ce qui par la même occasion, comme tout est lié, a fortement compromis mes capacités physiques (fatigue chronique très prononcée, glandes surrénales épuisées).
En sachant que côté alimentaire, j'ai supprimé le gluten, les produits laitiers, le sel raffiné, le sucre raffiné, les céréales, et une bonne partie des aliments cuits (m'ayant menée à 80 à 90% de cru) il y a 15 mois. En gros, tout sauf les fruits et les légumes, et fruits gras & oléagineux en grande partie. Avec, éventuellement quelques légumes cuit vapeur et pommes de terre de temps en temps, pour calmer un peu le jeu.

Le problème était que j'étais déjà épuisée avant de faire ce changement radical. Comme dit plus haut, troubles psychiques s'apparentant à une forme de schizophrénie modérée selon moi, bien que la plupart des personnes ne le perçoivent pas, et d'ailleurs j'essaie de le cacher du mieux que je peux, mais c'est très très éprouvant. Ce déséquilibre physiologique inclut donc troubles psychiques, dépression, apathie, dysmorphophobie, phobie sociale intense, symptômes borderline, il y a aussi eu envies suicidaires, dépersonnalisation, etc etc. Ce qui n'est pas possible à vivre, je vous l'assure. Et bien évidemment, il y a une chose donc je tend à me convaincre définitivement. Mes démons viennent tous en majeure partie des intestins, je l'ai bien vu. Ces troubles sont accompagnés d'un système endocrinien dans les choux (processus hormonaux très ralentis, atrophiés même), capacités physiques moindres,  respiration faible, dysbiose intestinale marquée. D'ailleurs je ne sais pas si vous connaissez l'iridologie, mais je pense que c'est pas nouveau, la plupart des personnes semblent être fortement atteintes de cette zone intestinale. Et particulièrement du côlon transverse qui est relié au cerveau, dans mon cas.

Bon, c'est pas joyeux, mais au moins, on sait qu'il y a un sacré nettoyage à faire, et un sacré challenge, surtout...


Je vais donc un peu me re-répéter désolée, mais cela remet les choses au clair :
J'ai pu lire un témoignage d'une personne qui avait réussi à améliorer ses troubles psychiques de façon significative avec 14 jours de jeûne à l'eau, et cela m'a submergée d'une sensation lumineuse dans mon corps et provoqué une euphorie qui se révélait quasi-inexistante depuis plusieurs temps.
Par intuition, même si mon système nerveux semble encore épuisé, je reçois cet appel vers le jeûne (plus aucune faim physique, seulement émotionnelle; pathologie chronique qui ne s'est pas améliorée au cours de ces 15 derniers mois de cru -tantôt plus fruits, tantôt beaucoup plus de produits gras comme avocats et oléagineux, et tantôt plus de légumes cuits/pommes de terre-).
Je crois que mon organisme n'a tellement pas le temps de se régénérer à cause de sa dysbiose intestinale évidente (fruits difficiles à digérer, ventre toujours gonflé malgré mes 44 kg pour 1,56m, constipation, etc.), et qu'en fait, même en continuant à manger sans les poisons majeurs comme gluten et produits laitiers et aliments raffinés/additifs, toute l'énergie reste à la digestion, et qu'il n'a aucun temps pour libérer les toxines très profondes de longue date, qui sont certainement à l'origine de mes grands troubles psychiques (s'apparentant à une forme modérée de schizophrénie que la plupart des personnes de mon entourage ne voient pas car je m'efforce de la cacher au mieux).

Voici une partie du message que j'ai envoyé à la personne qui a réussi son jeûne de deux semaines avec Evelyne Curt :
"Cela m'a beaucoup motivée quand tu m'as partagé ton expérience avec le jeûne. Je compte réaliser 21 jours (mais 14 jours seraient déjà incroyables pour moi). J'ai 21 ans pour ma part, je n'ai jamais pris de médicaments psychotropes ou anxiolytiques, étant persuadée qu'ils créent une dépendance et un masque sur la maladie. Je pense donc être un peu avantagée quant à la durée que devrait prendre ce jeûne pour m'aider à me rétablir."

J'ai effectivement l'impression d'être en manque depuis 15 mois, d'une façon assez marquée, chaque jour. (Ce depuis que j'ai arrêté le gluten, surtout.) En manque de bonheur, de plaisir, d'amour et d'émotions, qui se sont tellement enfouies que je ne me reconnais plus, elles sont très loin.
Et comme ce n'est plus vivable, ce jeûne est pour moi l'unique solution, à court-terme, pour me débarasser au maximum de vieux démons et ce que j'appelle "une peur envahissante des intestins 24/24h" que je m'évertue à cacher à ma mère pour ne pas lui faire trop de mal.

Désolée si je raconte un peu ma vie,
mais en fait, j'ai lu pas mal d'articles enfouis sur le net (difficiles à trouver) qui démontrent que les troubles psychiques commencent à s'améliorer vers la 2e semaine de jeûne, et nettement mieux avec la 3e, mon objectif étant à peu près 21 jours, si mon corps me le permet (poids qui, avec mon calcul, au bout de 3 semaines, baisserait vers 38 kg, la limite de 25% à respecter étant 35 kg. Ce qui devrait donc le faire.

Je lui ai aussi envoyé cela :
"Les premiers jours, je trouve, sont particulièrement difficiles... Je me sens seule car je connais si peu de personnes ayant jeûné pour les maladies incluant les désordres psychiques. Et surtout, j'ai du mal à m'occuper autrement qu'avec les choses de type gameboy ou ordinateur et j'ai peur de rester allongée, pourtant je devrais vraiment essayer, mais c'est difficile de retenir la crise psychique de survenir toutes les 5 minutes et de se concentrer sur la détente quand il n'y en a plus depuis plusieurs mois, années. Je me demande si à partir de la deuxième semaine de jeûne, ce sera différent ? Je l'espère."
Bon j'exagère un peu, c'est pas toutes les 5 minutes. Mais "ne rien faire" fait peur, l'ennui fait peur. On se retrouve face à toutes ses sensations.
J'aimerais tellement qu'il y ait un changement d'ici quelques jours.

Avant-dernière chose, il est vrai qu'avec 44 kg au départ et 1,56m, je suis considérée par maigre par l'imc. Mais pour moi, c'est complètement fallacieux. Mon poids idéal selon moi devrait tourner autour de 45, 46 kg peut-être. De plus, je n'ai pas trop de muscles pour l'instant à cause de la fatigue.
Je resterai donc attentive à mon poids durant ce jeûne tout de même, n'ayant apparemment pas beaucoup de marge. Mais je reste confiante, car en plus, je suis déjà descendue à 39 kg sans en mourir. Je saurai m'arrêter si cela devient trop dangereux.
A noter que j'ai commencé ce jeûne le 1er décembre (2014), s'achève donc aujourd'hui le 5e jour (c'est mon record de temps, j'avais effectué un jeûne de 5 jours il y a un an, mais j'étais si faible que j'ai pris peur et j'ai arrêté). Aujourd'hui cela va beaucoup mieux, d'autant plus que je me suis rechargée à fond avec des tonnes de jus verts à l'extracteur ces derniers mois, des fruits, tout ça.


Mon unique et réel objectif pour ce jeûne est de balayer les émotions étranges, inappropriées, de peur et d'agressivité trop oppressantes, et de faire resurgir mieux l'amour pour pouvoir mieux le transmettre.


Merci,

Amandine (Velixy)



Edit :
Ah mais c'est génial !!!
J'ai vu ceci :
"Le traitement des formes « hypocondriaques » de la schizophrénie

Nikolaev remarque que le jeûne est efficace dans les cas de ce qu’il appelle la
« forme hypocondriaque de la schizophrénie ». Par « hypocondriaque », on pense peutêtre
en souriant à Woody Allen qui, à la moindre douleur abdominale, va se faire
examiner avec la certitude d’être atteint d’une forme rare de cancer. Mais la maladie
peut revêtir des formes moins cocasses et plus sévères, elle peut amener la personne à
s’enfermer dans un délire et à se désocialiser. Cette forme « hypocondriaque » se
marie parfois avec le « syndrome de dysmorphophobie » (ou dysmorphobie). Sous ce
nom un peu barbare se cache une maladie beaucoup plus répandue qu’on ne le croit.
Elle se manifeste par une « crainte obsédante d’être laid ou malformé. […] Ces idées
fixes peuvent provoquer une grave dépression et conduire à des tentatives de suicide.
Les individus souffrant de ces obsessions ont la certitude inébranlable d’avoir le
visage, ou alors une partie de leur corps, monstrueuxe ». Sous une forme sévère, la
maladie peut s’accompagner d’hallucinations.

Selon Nikolaev, ces idées délirantes se calment après seulement dix à quinze jours
de jeûne. Les malades commencent alors à s’intéresser à leur environnement, à leurs
proches. Après le traitement complet (avec la réalimentation), la plupart des malades
sont en état de reprendre une vie active. Mais ils n’ont pas d’analyse critique de leur
maladie. Ils affirment simplement qu’ils évitaient la société avant le traitement à cause
de leur défaut physique, ce qui n’est plus le cas maintenant parce que celui-ci a
disparu. Voici un exemple, parmi les nombreuses histoires racontées par Nikolaev, qui
permettra de mieux comprendre la maladie."


C'est parfait ! Ok, donc vers 10-15 jours de jeûne, je serai attentive à cela ! Là ça me remotive

Velixy

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Luc le Ven 5 Déc 2014 - 14:55


Bienvenue sur le forum et merci pour ta première participation!

Nous analysons actuellement ton commentaire et y répondrons bientôt.

Au plaisir de te lire!


Luc
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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  zeroudoudou le Ven 5 Déc 2014 - 18:04

Velixy ce sera intéressant de lire la suite de ton jeûne, tu fais bien de passer au végétalisme (car il me semble que ton alimentation est maintenant surtout végétalienne, non ?), as-tu pensé à quelques points (hors jeûne bien sûr) : pas trop de gras (il en faut mais il faut limiter quand même dans la journée), se supplémenter en vitamine D et B12, essayer des herbes pour les surrénales (les mélanges ABC de la nature prônés par Thierry Casasnovas me semblent intéressants)... de plus as-tu pu être intoxiquée par les métaux lourds ? Si tu as des amalgames dentaires c'est une piste car ça dissout chaque jour du mercure dans le corps, le corps n'est pas forcément capable de les évacuer et le mercure a tendance à se fixer durablement dans les cellules... il faudrait alors les déposer avec un dentiste compétent et penser à détoxifier par chélation, il existe des protocoles efficaces)... Ça a pu avoir lieu avec une vaccination aussi...

voilà les quelques réflexions que je me suis faites en te lisant     je suis aussi persuadé que les humeurs viennent beaucoup du corps... même si les événements de la vie peuvent donner à nos pensées une forme qui nous est propre bien sûr

zeroudoudou

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  ncm le Sam 6 Déc 2014 - 4:31

Bonjour Velixy, et bienvenue!

Merci pour ton commentaire.
A long commentaire, longue réponse... ou plutôt devrais-je dire que ton commentaire mérite une attention et une réflexion particulière.

Comme Luc, je tenterai d'apporter quelques éclairages. Notamment aussi parce que je suis relativement experte en regard des troubles psychiques que tu évoques.

As-tu déja consulté un psychiatre? Un diagnostique a-t-il été posé par un spécialiste?

Tu évoques avec beaucoup de sensibilité les troubles dont tu souffres, et sembles être en grande souffrance.
Il sembles que tu n'aies jamais pris de traitement type neuroleptiques, n'est ce pas?

Au plaisir!

ncm
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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Velixy le Sam 6 Déc 2014 - 6:08

Bonjour,

Je vous remercie de toute cette attention, d'autant plus que ça doit prendre du temps de décrypter tous les messages.

Luc, merci, je suis persuadée que les vertus du jeûne pourraient améliorer bien des choses, et le documentaire du "Jeûne thérapeutique de arte" que j'ai découvert sur youtube il y a quelque temps renforce ma croyance. En effet, des personnes atteintes de troubles mentaux ont pu améliorer significativement leur état voire même se guérir grâce à des jeûnes entre 20 et 40 jours, ce qui me semble assez motivant.

Zeroudoudou merci aussi. Oui effectivement je suis au végétalisme depuis 1 1/2 an. Effectivement aussi, j'ai lu le livre de Douglas Graham, et je suis consciente que nos cellules se nourrissent principalement de sucres simples, la meilleure source étant les fruits en abondance, et les feuillages. Cependant, il y a eu une période (plusieurs mois après que j'ai changé d'alimentation) où j'ai plus été attirée vers les aliments un peu plus gras comme les avocats et oléagineux, que je me suis autorisée tout de même. Ceci en sachant qu'ils demandent une grande énergie digestive comparés aux fruits par exemple, mais mon ventre voulait de l'avocat, alors je l'ai écouté, tout en gardant en tête bien sûr que c'était une période et que sur le long-terme, il n'y a pas sûrement pas besoin d'autant de lipides pour l'équilibre du corps. Donc je reste attentive à cela.
Je ne me supplémente pas en vitamine D et en B12, la vitamine D pouvant être synthétisée grâce à l'exposition au soleil, et la B12 pouvant être produite par le corps lorsqu'il est en bonne santé. Oui le mien n'est pas en bonne santé, mais je crois que pour l'instant, il faut que je pense à nettoyer, vidanger, plutôt que de rajouter, étant donné ma capacité d'assimilation qui semble être très médiocre.
Je suis également une habituée des vidéos de Thierry, il donne de très bons conseils. J'ai consommé en effet ces mélanges surrénales et système endocrinien pendant plusieurs temps, j'en ai encore d'ailleurs.
Pour les métaux lourds je ne sais pas, je sais que ça pourrait venir du thon en boîte et de divers poissons en général, mais quoi d'autre ? Je ne sais pas trop ce que sont les amalgames dentaires, mais je n'ai pas de problèmes particuliers aux dents je crois... ? Ceci dit, cela m'intéresse.
Oui pour les humeurs qui viennent du corps, c'est ce que je vois aussi, et pour ma part, ce n'est certainement pas l'environnement relationnel qui est en cause (ou si peu), la plupart des démons viennent de l'intérieur de moi, j'en suis maintenant bien consciente, même si c'est dur à avaler.

Merci à toi ncm, je ne me serais pas doutée qu'une personne ici puisse s'intéresser de près aux troubles psychiques. Pour te répondre, j'ai vu plusieurs psychologues mais je n'ai pas consulté de psychiatre, de peur qu'il bouleverse mes pensées et me pousse à consommer des médicaments dont je n'avais absolument aucune envie. Pour le diagnostic, j'ai seulement vu un psychologue de clinique, qui m'a dit que je faisais sûrement de la phobie sociale, et que ça ressemblait aussi à l'état borderline. Quoi qu'il en soit, je n'ai bien entendu jamais pris de neuroleptiques de ma vie, je crois que le gluten était ma béquille (pour la dopamine etc) de vie. Mais lorsque j'ai tout changé (alimentation), c'est devenu encore plus difficile, malgré ma foi pour l'alimentation saine que la nature a prévu pour l'humain, qui ne m'a toujours pas quittée.
Et bien sûr, je me suis aperçue que la nourriture était comme ma "source de vie". J'ai eu des phénomènes d'hyperphagie : c'est-à-dire que l'agressivité et la peur inexplicables que j'essaie de réprimer en permanence, les émotions atrophiées, l'amour empêché par un mal inconnu à l'intérieur de moi, l'apathie, les facultés cognitives diminuées, sont mon quotidien. Et donc, lorsque je suis en relation avec d'autres personnes (ou même seule, mais très prononcé avec d'autres personnes), qu'elles soient éloignées de moi ou que ce soient mes proches, ma communication avec elles est "en danger". Si elles s'aperçoivent de mon problème (même si j'ai déjà dû leur évoquer quelques fois), j'ai très peur qu'elles me rejettent par peur ou par haine, et surtout qu'elles soient blessées à cause d'une sorte de "deuxième personnalité démon" qui me vole mes pensées alors que je ne veux pas de ses pensées, je veux que des pensées de bisounours. J'ai parlé de relation à la nourriture particulière et d'hyperphagie car, lorsque ce que j'appelle mon "dysfonctionnement émotionnel/psychique" est insupportable, et que j'ai peur que cela soit trop dur ou que ça se voit, je mange. Je mange parfois sur une très longue période de temps, par toutes petites bouchées pour faire durer ma "seule source de plaisir pur" avec laquelle il n'y a pas de menace (au contraire des relations), et pour tenter d'atténuer au mieux ces pensées et ces émotions complètement mal placées que je ne supporte pas. C'est pour cela qu'un jeûne est une épreuve. Mais j'aurai trop de mal à continuer comme ça, car je veux faire bénéficier les autres d'un caractère doux et aimant, pas apeuré, inquiétant et cachant une agressivité colossale (qui j'espère est l'explication de cette ancienne surconsommation de gluten, comme ça je sais que ce n'est pas mon vrai moi).
Dernière chose, je n'ai pas été diagnostiquée schizophrène. Raison de la psychologue : "ce n'est pas possible, tu parles normalement, et tu es consciente de trop de choses pour correspondre à cela". Pourtant, je pense que j'ai une forme de schizophrénie, en fait je pense que toutes les maladies sont liées, et que ces maladies psychiques ne sont jamais les mêmes puisque justement, elles ont toutes des symptômes croisés.


Vous savez j'aime bien écrire tout cela, je sais que c'est négatif, mais si un jour j'arrive à m'en remettre, je saurai déjà d'où je viens, je pourrai témoigner qu'il est possible aussi de changer les choses. Bon, je suis un peu dans mes rêves là, mais nous verrons bien.


Merci beaucoup à vous d'avoir pris le temps de répondre à mon message.

Velixy

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  zeroudoudou le Sam 6 Déc 2014 - 6:24

Oui tu as raison, il faut des lipides, ce que je veux dire c'est qu'il n'en faut pas trop, personnellement je suis passé au (quasi) végétalisme depuis un an et j'ai beaucoup réduit mon apport en lipides (6 cuillerées à café d'huile par jour maximum pour 70kg, parfois un avocat, parfois qq oléagineux) et ça me réussit très bien. Pour un organisme épuisé les jus de légumes sont peut-être plus indiqués au début mais tu as raison de te laisser guider par tes instincts. Est-ce que tu as senti une différence en passant au végétalisme quand même ? Ça m'a fait beaucoup de bien dans mon cas, autant physiquement que pour l'humeur, ça confirme les témoignages que je lis sur le sujet...

pour les vitamines D et B12 : les citadins manquent souvent de vitamine D car ils prennent beaucoup moins le soleil que nos ancêtres d'où l'intérêt de se supplémenter. Pour ce qui est de la B12 : oui il peut arriver qu'on produise notre propre B12 mais ce n'est pas fréquent, soit que notre organisme n'en soit pas encore capable, soit que la théorie selon laquelle on est capable de produire notre propre B12 est erronée et qu'il faille la trouver dans les aliments non nettoyés (ce qui n'est plus le cas quand on les achète au supermarché)... voilà pourquoi beaucoup de végétaliens se supplémentent, souvent ils le font après avoir constaté une insuffisance dans leur analyses sanguines, même chez les crudivores, preuve que le végétalisme ne suffit pas forcément. Bref je te conseille la supplémentation de ces deux vitamines, d'autant plus que par rapport à d'autres suppléments ceux-ci ne présentent pas de risque avéré (j'utilise la marque Jarrow)

pour ce qui est des métaux lourds on peut tous être intoxiqués pour une raison ou une autre (amalgames, vaccins, poissons, etc...), je te parlais des amalgames car c'est une cause évidente, mais peut-être n'en as-tu pas (il s'agit des "plombages" de couleur noire qu'on met après avoir extrait la carie, l'amalgame est la solution la plus souvent pratiquée en France malheureusement mais il existe aussi la résine de couleur blanche, moins nocive à mon avis, et la céramique, pas du tout nocive a priori)

je suis curieux de connaître les résultats de ton jeûne

zeroudoudou

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Velixy le Sam 6 Déc 2014 - 7:04

Merci Zeroudoudou ^^

Oui j'ai vu une sacrée différence avec le passage au végétalisme, mais pas au niveau psychique. Je crois que mon état psychique est issu d'une pathologie bel et bien chronique et de longue date (je dirais environ depuis 5 ans de façon où j'avais encore de la joie malgré la fatigue, et depuis 2 ans pour le côté plus sévère). Sinon les bénéfices au changement alimentaire ont été :
-le changement de la qualité de la peau radical (peau plus claire, plus nette, plus douce)
-les ongles beaucoup plus durs et qui poussent beaucoup plus vite
-cheveux plus brillants, régulation du sébum normale (ils étaient anormalement gras trop rapidement avant)
-diminution du rythme cardiaque
-perte de poids, de graisse
-modification de l'aspect du visage (en moins fatigué)
-allongement assez marqué des cils

Bon il est vrai que j'ai surtout des modifications physiques, étant une fille, je suis attentive à cela, mais ce sont les principaux changements que j'ai pu constater.

Qu'en est-il pour toi ?


D'accord pour la vitamine D et B12, je ferai des analyses bientôt pour voir le niveau de la B12, et en général je laisse un peu de terre dans mes légumes/feuilles, je ne les lave pas systématiquement. La vitamine D, je suis légèrement en-dessous des normes, effectivement, je songerai donc à la remonter.

Ah d'accord pour les métaux lourds... J'ai eu une carie effectivement, et la couleur du plombage est noir/métallique. Pas bon signe. Que me conseillerais-tu de faire, le faire remplacer par céramique, par exemple ? Je ferai cela au plus vite, car en plus, ce n'est pas spécialement esthétique, même si cela ne se voit pas vu que c'est tout au fond.
J'espère que ça ne va pas compromettre mon processus de jeûne... Ca me dérangerait vraiment.



Et bien pour les résultats du jeûne, je suis en plein dans le 6ème jour, presque une semaine, je n'ai jamais fait aussi long. Pour l'instant, je suis encore vivante, mais c'est vrai que les moments difficiles se manifestent généralement le soir vers 23h-minuit quand je me bats avec mon corps pour réussir à m'endormir et avoir enfin un peu de paix avec ces troubles, ainsi que le matin, au début, au réveil. Le reste ça peut passer, mais c'est peut-être parce que je vais un peu sur l'ordi ou je vaque à quelques occupations (mais bon, je ne peux pas non plus faire un marathon).
En fait, je suis pressée d'arriver en fin de deuxième semaine, période où apparemment certains symptômes pourraient je l'espère diminuer, et que je puisse enfin voir quelques résultats concrets. C'est pas qu'il y a rien jusqu'ici, mais je suis tellement accro à la nourriture qu'il m'est très désagréable de ne pas pouvoir en profiter, même pour cette période de temps. Mais bon, il me reste à peu près deux semaines si je veux aller jusqu'au bout, je devrais essayer cela au moins une fois dans ma vie, ensuite je me ferai mon opinion ! Et si ça se trouve si j'arrête trop tôt, je louperai peut-être des trucs super intéressants... Bref je parle beaucoup là ! Pour te répondre vraiment, on va dire que c'est à peu près vivable jusqu'ici. Mais les symptômes étaient assez forts le 4e et le 5e jour. Ce qui est drôle c'est que la plupart des jeûneurs semblent dire : symptômes = douleurs articulaires, maux de tête, migraines, donc des douleurs physiques. Moi je n'en ai pratiquement aucune. Seulement la solitude, et la peur de ne pas réussir ou que des crises psychiques m'attaquent. Même si c'est déjà pas mal. Néanmoins, j'ai ressenti de légères et brèves sensations à peine désagréables au niveau des intestins, du coeur, de la glande thyroïde. Mais très léger.
Un des autres effets aussi : malgré mon mal-être lorsque je le fais, j'arrive à parler et m'exprimer beaucoup plus, et même avec tout ce pessimisme, j'ai quand mêmes des flashs lumineux de bien-être, même s'ils sont de courte durée. Et je m'ouvre un peu plus autres, mais je demande plus encore, car je sens qu'il y a encore beaucoup de travail, selon moi.


Merci ! Et je parle beauccouuuuup!

Velixy

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  zeroudoudou le Sam 6 Déc 2014 - 7:50

Velixy

pour ce qui est de ton amalgame dentaire, le mieux est de le retirer quand tu as le temps, mais attention il faut un dentiste qui fasse ça correctement car sinon tu vas ingérer des poussières de mercure, sur ce forum tu pourras te renseigner sur les dentistes près de chez toi qui pratiquent la dépose selon le bon protocole : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

le meilleur substitut est la céramique mais c'est un peu cher, si tu mets de la résine ce n'est pas idéal mais à mon avis ce sera toujours mieux que l'amalgame (qui contient entre autres du mercure qui est le métal lourd le plus difficile à évacuer par le corps, d'où les controverses à propos des vaccins d'ailleurs qui contiennent parfois de l'aluminium ou du mercure comme adjuvants)

pour ce qui est de mon expérience personnelle du végétalisme : je le pratique essentiellement pour rétablir mon foie suite à une intoxication médicamenteuse et c'est la seule alimentation qui donne des résultats, j'avais essayé le régime sans laitage ni gluten mais ça n'a pas été concluant, en supprimant presque entièrement les produits animaux (mais encore un peu de céréales sans gluten ou légumineuses parfois) la digestion s'améliore de mois en mois, je peux refaire du sport, comme toi les ongles qui poussent plus vite, plus belle peau, meilleure humeur, etc...

côté humeur, il m'arrivait d'avoir des coups d'angoisse inexpliquées par exemple, ça ne m'arrive plus... quand on est dans ces états-là ça se matérialise par des pensées qui ont à voir avec notre vie, voilà pourquoi on peut être amené à penser que ces états sont purement psychiques, mais en fait c'est la simple matérialisation psychologique d'un organisme en état inflammatoire... c'est dur à faire admettre à une époque où la psychologie a pris une telle place. Je ne remets pas en cause un tas de principes de la psychologie et du freudisme qui me semblent assez fondés, mais ça a pris une telle place qu'on fait de l'esprit l'alpha et l'omega de tout et n'importe quoi et on ne mesure pas l'impact de nos conditions de vie (et d'abord de l'alimentation) sur nos pensées...

zeroudoudou

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Luc le Sam 6 Déc 2014 - 10:31

Bonjour,

En lisant ce que tu as écrit jusqu'à maintenant et le fait que tu n'aies jamais pris de neuroleptiques, je ne vois pas de contre-indications apparentes au jeûne.  Le problème chez les jeûneur ayant consommé beaucoup de tels médicaments est qu'ils réagissent souvent très mal au sevrage.  De fortes réactions pouvant se produire, aussi dangereuses pour la personne jeûnant que pour ses proches.  D'ailleurs, Mosséri raconte le cas d'un homme qui lors de son jeûne devenait parfois très colérique, posant des gestes inquiétants.  Curieusement, il ne se rappelait pas des gestes qu'il posait.  Cet homme fut complètement guéri après quelques jeûnes de différentes durées.  Voir son témoignage :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Autre point intéressant, le fait que tu en sois à ton 6e jour de jeûne est un indice que le jeûne puisse être poursuivi.  Généralement, ce sont surtout lors des 4 ou 5 premiers jours que les réactions sont les plus fortes.  Ici je parle surtout des réactions physiques mais aussi des réactions psychiques, quoique ces dernières puissent apparaître plus tard mais cela ne m'inquiète pas vraiment, toujours parce que tu n'as jamais pris de médicaments.

Le jeûne devrait aussi régler tes problèmes intestinaux dont tu parles en aseptisant les intestins.  Lors de la réalimentation, la flore intestinale sera renouvelée.  Shelton écrit qu'au bout de 7 à 10 jours, les intestins deviennent aseptisés.  Voir ce qu'écrit Mérien à propos des intestins :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Quelques questions techniques :
Quel était ton poids en début de jeûne et ta taille?
Le jeûne est-il exécuté au repos?
Est-ce qu'uniquement de l'eau est consommée?

Au plaisir de te lire!

PS.  Je dois quitter pour la journée et si tu as des questions je pourrai y répondre ce soir.  Repose-toi bien!

Luc
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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Velixy le Sam 6 Déc 2014 - 14:16

Oh merci beaucoup à vous tous !

Je me sens comprise, et soutenue.

Zeroudoudou, merci pour ton conseil. J'ai demandé à ma mère si je risquais une intoxication aux métaux lourds avec ce qu'ils m'avaient mis pour la carie, et elle m'a répondu que c'était du plombage, mais qu'apparemment ce n'était pas du plomb, car c'était maintenant interdit. Quoi qu'il en soit, je la ferai changer dès que possible au cas où. Merci pour le lien du site, par contre je suis pour l'instant un peu perdue sur celui-ci, il faudra que j'aille fouiller...
C'est une bonne chose pour tes changements alimentaires. Combien de temps avais-tu essayé de faire sans gluten/produits laitiers ?
Exactement pour l'humeur reliée au corps. En fait, cet état s'incarne à tout moment, dans tout ce que l'on peut vivre, et l'on est alors tenté de penser que c'est psychologique, dans la tête, alors qu'un gros travail est d'abord à réaliser dans les intestins.


Luc, merci. En fait, j'ai toujours peur de déraper psychiquement c'est vrai, mais je ne crois pas que je pourrais porter la main sur quiconque ou des choses de ce genre, cela me ferait tellement de mal, que si une pulsion venait à m'arriver, je le retournerais sur moi-même. Il est vrai que je décris beaucoup de symptômes, mais j'ai besoin de me rassurer et de me motiver en me renforçant dans l'idée que ce jeûne, qui m'est venu assez instinctivement dans le fond, peut m'aider, et que je peux le faire. Je n'ai pas de débordements agressifs, lorsque je parle d'agressivité, c'est que je me sens polluée, et j'ai beaucoup de mal à supporter certaines critiques. Quoi que, étrangement, depuis quelques jours après le début du jeûne, ces remarques m'atteignent beaucoup moins. Apparemment, mon entourage ne s'est rendu compte de rien jusqu'ici au niveau de mon jeûne ou d'un comportement inadéquat ou bizarre. Juste ma mère m'a dit que j'étais un peu pâle, mais rien de plus.
Je vais aller voir le témoignage de la personne qui s'est guérie de ses neuroleptiques, merci.

Cela me rassure pour les 4 et 5 premiers jours de jeûne qui doivent être les plus difficiles. Je l'ai en effet ressenti. Je devais plus me retirer de la vie sociale en général, pour ne pas être plus polluée par moi-même psychiquement, les symptômes n'étaient autre que dépression passagère, quelques bouffées de chaleur mais cela a été court, difficulté d'endormissement le soir (environ 1 à 2h pour s'endormir, donc ça va encore), "pensées confuses et qui vont très vite", sentiment de solitude. Mais ce n'était pas toute la journée. Je dois avouer qu'en ce 6ème jour, c'était quand même beaucoup plus facile que les autres.
A noter qu'en changement positif au 3e jour de jeûne, j'ai joué de la musique, et ma sensibilité était beaucoup plus affinée que d'habitude !

Pour les intestins, c'est effectivement ce que je me dis. D'abord un programme nettoyage avec 2-3 semaines de jeûne, (car assimilation super médiocre donc il doit bien y avoir des choses inappropriées à l'intérieur) puis à la réalimentation, reconstruction.

D'ailleurs, tout ceci étant dit, j'aurais deux questions s'il vous plaît :
-Sauriez-vous la fréquence moyenne du passage à la selle ? Car je pense que c'est important d'y aller au moins une fois lors du jeûne, lorsque le corps est prêt (je précise que j'ai décidé de ne pas faire de lavements, cela me fatigue, et je sens que je n'en ai pas besoin actuellement).
-Et aussi, pour la réalimentation, vaut-il mieux absolument prendre quelque chose de liquide, ou est-ce qu'un fruit comme le kaki ou même la clémentine (à petites bouchées) serait une bonne idée ? Car je pense que c'est ce qu'il me fera le plus envie à la sortie du jeûne; du fruit.


Pour répondre à tes dernières questions Luc,
-Mon poids au début du jeûne était de à peu près 44 kg, pour 1,56m.
-Je ne sors entre 5h et 15h maximum par semaine, ce qui me laisse pas mal de temps pour me reposer. Je suis couchée environ 13 à 14h par jour, et je dors autour de 10 à 12h par jour. Le souci, c'est que je passe quand même 3 à 4h devant le pc, mais j'ai du mal à m'en décrocher... J'essaie de faire au mieux, je pense que ça ralentit le processus, mais cela me fait aussi du bien, côté relationnel, alors c'est moitié-moitié.
-Je consomme uniquement de l'eau, mais aussi parfois un verre d'urine. Elle m'a aidée à stopper toute faim entre autres. Je ne pense pas qu'elle est indispensable, ceci dit, quelque chose me dit qu'elle m'est bénéfique (quand l'urine n'est pas sombre et d'une odeur trop forte bien sûr, mais plutôt limpide), sachant que quoi qu'on en dise, le bébé a baigné dans son urine pendant toute sa croissance à l'intérieur du ventre de sa mère, ainsi que les nombreux témoignages de personnes dans le monde qui affirment que l'urine les a aidé à guérir, et même un soutien à la guérison au cancer.
Quoi qu'il en soit, je n'ai jamais tenu un jeûne aussi longtemps, pourtant j'ai essayé plusieurs fois de jeûner, et la fatigue est beaucoup moins présente avec cette pratique. Mais je comprends qu'elle ne soit pas du goût de tout le monde. Je pense que le principal émonctoire à la sortie de la plupart des toxines sont les intestins, le côlon. Je ne consomme pas de tisanes ou thé ou autres, juste quelques plantes en tout début de jeûne mais j'ai arrêté car je n'avais plus envie. L'eau que je consomme est faiblement minéralisée.


Au plaisir de vous lire également !


Dernière édition par Velixy le Sam 6 Déc 2014 - 14:36, édité 1 fois

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  zeroudoudou le Sam 6 Déc 2014 - 14:24

Le sans lait sans gluten je l'ai fait pendant des années mais sans le résultat du végétalisme.

Pour ce qui est des plombages : le terme est impropre car il n'y a pas (ou plus) de plomb dans les plombages mais du mercure, encore de nos jours, alors que certains pays ne l'utilisent plus ou beaucoup moins, or le mercure est un des métaux lourds les plus nocifs et les plus durs à évacuer... si l'amalgame que tu vois dans ta bouche est sombre c'est très probablement un amalgame au mercure, je ne dis pas que ton état vient de là mais c'est une possibilité et de toute façon il vaut mieux s'en débarrasser (dans les règles de l'art, encore une fois)

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Etienne le Sam 6 Déc 2014 - 17:28

Est-ce que tu avais de l'anxiété et des problemes d'attention en dehors du jeûne? Si oui, est-ce que le jeûne améliore cela?

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Luc le Sam 6 Déc 2014 - 18:43

Velixy a écrit: j'ai toujours peur de déraper psychiquement c'est vrai, mais je ne crois pas que je pourrais porter la main sur quiconque ou des choses de ce genre, cela me ferait tellement de mal, que si une pulsion venait à m'arriver, je le retournerais sur moi-même.

-Sauriez-vous la fréquence moyenne du passage à la selle ? Car je pense que c'est important d'y aller au moins une fois lors du jeûne, lorsque le corps est prêt (je précise que j'ai décidé de ne pas faire de lavements, cela me fatigue, et je sens que je n'en ai pas besoin actuellement).

-Et aussi, pour la réalimentation, vaut-il mieux absolument prendre quelque chose de liquide, ou est-ce qu'un fruit comme le kaki ou même la clémentine (à petites bouchées) serait une bonne idée ? Car je pense que c'est ce qu'il me fera le plus envie à la sortie du jeûne; du fruit.

Pour répondre à tes dernières questions Luc,
-Mon poids au début du jeûne était de à peu près 44 kg, pour 1,56m.
-Je ne sors entre 5h et 15h maximum par semaine, ce qui me laisse pas mal de temps pour me reposer. Je suis couchée environ 13 à 14h par jour, et je dors autour de 10 à 12h par jour. Le souci, c'est que je passe quand même 3 à 4h devant le pc, mais j'ai du mal à m'en décrocher... mais cela me fait aussi du bien, côté relationnel

-Je consomme uniquement de l'eau, mais aussi parfois un verre d'urine. Elle m'a aidée à stopper toute faim entre autres. Je ne pense pas qu'elle est indispensable, ceci dit, quelque chose me dit qu'elle m'est bénéfique (quand l'urine n'est pas sombre et d'une odeur trop forte bien sûr, mais plutôt limpide)

Je ne pense pas qu'il y ait vraiment de risques de dérapage, surtout du fait que tu en es à ton 7e jours de jeûne (dimanche) et qu'aucun médicament n'avait été pris avant ton jeûne. Tu te sentiras probablement de mieux en mieux au fil des jours.

Pour les intestins, il n'est pas anormal qu'ils ne fonctionnent pas durant le jeûne, nous laissons agir la nature. De toute façon, tel que mentionné précédemment, le contenu devient aseptisé. Lors de la réalimentation l'activité intestinale reprendra graduellement, généralement après quelques jours, voire une semaine écrit Shelton. Les lavements sont inutiles et gaspillent notre énergie pour rien. Voir le sujet :
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La rupture du jeûne se fait généralement avec des jus de fruits ou des fruits aqueux ou encore avec des bouillons de légumes pour ceux qui ont habituellement des ennuis digestifs. Cela peut varier selon chaque personne. Il y a plusieurs sujets qui traitent de la réalimentation sur le forum. Voir le forum Éléments de connaissance du jeûne.
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Tant qu'à ton poids de départ, il est relativement bas mais permet tout de même de jeûner quelques semaines. À titre d'exemple, plusieurs jeûnes de mon épouse ont été fait alors que son IMC se situait à plus ou moins 19. En calculant ton poids au départ il était approximativement à 18.5 considéré comme normal mais bas à la limite. Néanmoins, on sait que le jeûneur peut perdre en toute sécurité 25% de son poids normal, qui dans ton cas, par rapport à ta taille devrait être d'environ 48 kg. Donc 48 kg -25% = 36 kg
Voir le sujet : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Le temps de sommeil est excellent, permettant à l'autolyse de s'accomplir. Que tu lises, ailles à l'ordinateur ... ne demande pas trop d'efforts. Il faut comprendre que plus le jeûne est exécuté au repos, plus il agira, d'autant plus que tu es relativement jeune.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Boire uniquement de l'eau c'est ce qu'il faut, à moins d'avoir de trop fortes réactions de l'autolyse où un peu de jus de fruit peut aider à rendre supportables certaines douleurs, ce qui ne semble pas le cas chez-toi actuellement. Tant qu'à l'amarolie (urine), nous ne connaissons pas vraiment cette thérapie. Personnellement, je ne le ferais pas, à toi de décider.




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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Velixy le Dim 7 Déc 2014 - 6:29

Bonjour à tous.

Zeroudoudou, dommage que tu n'aies pas vu de différence significative avec ces changements alimentaires. Ils sont pourtant assez addictifs, d'après ce que j'ai pu voir. As-tu déjà essayé de jeûner ? Mais si cela va de nouveau dans le bon sens pour toi, c'est vraiment le principal, je te souhaite que tout s'améliore comme tu le souhaites.

Etienne, oui absolument, problèmes d'anxiété très très forts, en quasi-permanence, et d'attention tout à fait aussi. Aurais-tu des problèmes similaires ?
L'anxiété est bien ancrée, et comme c'est chronique, je suppose qu'il faudrait voir ce que le prolongement de ce jeûne (qui n'a que 7 jours pour le moment) donne, car 7 jours pour une pathologie chronique et persistante, même sans avoir pris de médicaments etc., je pense que c'est trop peu encore. A mon sens, et d'après les informations que j'ai recueillies, il faudrait viser deux semaines ou plus selon les individus. Je te tiendrai au courant, car jusqu'ici, je crois que mon jeûne est orienté sur d'autres priorités plutôt que l'anxiété et l'attention.
Cependant, lors d'un jeûne, je constate tout de même une légère amélioration de ces deux choses-là, même si j'espère beaucoup plus à l'issue du jeûne.

Luc, merci.
En effet, les intestins ne semblent pas évacuer pendant le jeûne, mais je suis confiante, grâce au ressenti que j'en ai, et l'article que tu m'as donné à ce sujet. Je comprends mieux pourquoi il y avait ces sensations pas très agréables avec le lavement quand je le faisais avant, et c'est ce pourquoi je préfère laisser faire l'organisme. Ceci dit, je perçois beaucoup plus de bruit, de mouvements au niveau des intestins lors du jeûne qu'en alimentation normale, où je n'entends généralement presque rien.
D'accord pour le repos lors du jeûne, je fais de mon mieux pour accentuer au mieux ce phénomène d'autolyse, et je suis beaucoup allongée, assise aussi, mais surtout, au repos physique, et mentalement aussi.
Oui aussi pour ne boire principalement que de l'eau, je bois à ma soif, je ne cherche pas spécialement à boire 2L dans la journée, et cela me convient.
Pour le poids, en effet, je vais veiller à ce qu'il ne baisse pas en-dessous de 36 kg, me considérant déjà comme un peu limite. Mais ça devrait aller.
Aujourd'hui jour 7 au matin : je pèse environ 41,6 kg. Remarque : mon poids baisse beaucoup moins rapidement qu'à tout autre jeûne que j'ai fait.
Qu'en est-il pour toi Luc, as-tu déjà jeûné ? As-tu créé un topic sur cela ? Cela m'intéresserait, merci.

Note : hier soir, je me suis couchée à 22h30, et impossible de m'endormir avant 2-3h du matin, c'est mon record d'insomnie dis donc ! C'était plutôt l'ennui et l'impatience qui n'étaient pas très agréables. Je sentais dans le même temps des sensations tantôt au niveau du dos et du milieu du ventre, et lorsque ces sensations disparaissaient peu à peu, mon envie de dormir était plus évidente et ça devenait plus facile. Malgré cela, je me suis réveillée vers 10h environ, mais pas de signe de fatigue particulière par rapport à d'habitude.

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  zeroudoudou le Dim 7 Déc 2014 - 8:42

Velixy, c'est le régime paléo (c'est à dire sans laitages et sans gluten) qui n'a pas vraiment été profitable, même s'il est plus bénéfique que le régime traditionnel actuel, c'est sûr, par contre le régime végétalien très cru, au contraire, est très profitable... je précise car je ne sais pas si j'ai été assez clair...

pour ce qui est du jeûne il me tente vraiment mais je ne sais pas si j'y suis prêt, surtout que du fait de ce problème de foie j'ai été assez fatigué et déminéralisé ces dernières années et je préfère faire un jeûne quand j'aurai les batteries un peu rechargées... mais il m'est arrivé de faire des jeûnes de 24 heures par exemple...

par contre ce qu'on peut dire du végétalisme c'est que même si c'est moins intense que le jeûne, on connaît un phénomène de détoxination assez analogue, par exemple j'ai depuis des mois la langue qui a tendance à blanchir, le dos qui gratte, les yeux qui collent la nuit, etc... autant de signes qui rappellent ce que connaissent les jeûneurs, sauf que c'est étalé sur des mois et donc moins brutal

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Etienne le Dim 7 Déc 2014 - 9:00

Est-ce que tu passes des heures a reflechir et a tourner en rond? Est-ce que tu as souvent trop d'imagination? Est-ce que tu as du mal à avoir une bonne posture droite? tu es souvent un peu voûté? depuis combien de temps, années, tu as ton anxiété chronique? Est-ce que tu te sens mieux le soir plutôt que le matin? Est-ce qu'il t'arrive de te sentir super mal au réveil après avoir dormi?
Quelle est ton activité?

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Etienne le Dim 7 Déc 2014 - 9:18

Quand tu auras le temps, est-ce que tu peux aller marcher 20 mn dehors, avec une bonne posture, une allure fière et conquérante, mais tout en relaxant ton mental, sans être trop énergique, sans étre excité. Puis dis moi si ton psychique s'améliore, si ton corps pulse et se réchauffe.

Etienne

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Velixy le Dim 7 Déc 2014 - 9:43

Re-bonjour =)


Zeroudoudou, d'accord je vois tout à fait la différence entre le régime paléo et crudivore. Et bien, je suis sûre que le crudivore à tendance frugivore est très profitable lui en effet ! Bien qu'on supprime tout de même de gros poisons dans le paléo, je pense que notre organisme supporte difficilement les trop grandes rations de viande animale.

Ah, super pour le jeûne, tu t'écoutes, c'est ce qui compte, moi non plus à certains moments je n'étais pas prête du tout. Prends tout ton temps. D'ailleurs, je suis sûre que c'est plus facile et très agréable de le faire sous surveillance, mais le plus important selon moi étant dans un cadre très reposant (ex : Evelyne Curt en France, ou Douglas Graham aux Etats-Unis). Te fais-tu des jus verts, ou des choses comme ça ? En matière de déminéralisation, je suis aussi pas mal concernée, effectivement, ce n'est pas évident. Les bananes font partie des fruits les plus doux (pour limiter la détoxination), je l'ai bien vu. Et les feuillages aussi (salades, etc), excellent. Les avocats sont très intéressants aussi ! Et pas forcément besoin de faire du tout cru absolument de suite, bien sûr, donc des aliments cuits-vapeur sont aussi assez adaptés à cette condition d'état déminéralisé. C'est comme tu le sens.

En effet, la détoxination peut se faire de façon très progressive, et lors du jeûne c'est assez accru. Mais il est vrai que même en s'alimentant, on peut être sujet à des choses désagréables. Je pense que le jeûne est une situation d'urgence, dans certains cas. C'est aujourd'hui le cas pour moi, car je veux être active, à mon âge, et ne plus être aussi dépendante (les sous que ramène ma maman à la maison pour moi, entre autres). Même si, tôt ou tard, j'aurais été mieux, je sentais qu'il y avait tellement quelque chose de chronique et de coriace à balayer en moi que ce jeûne est bienvenu. Et comme ça, je me ferai ma propre expérience.



Etienne, je vais essayer de te répondre précisément. ^^
-Je passe des heures à réfléchir et tourner en rond : oui.
-Souvent trop d'imagination : oui, bien que ma créativité soit amoindrie depuis ces problèmes. Imagination dans le sens où je m'intéresse beaucoup au domaine spirituel.
-Posture mauvaise : je le crains oui. Je suis très cambrée surtout vers le bas du dos, mes épaules sont un peu vers l'avant car c'est éprouvant de les redresser en permanence.
-Anxiété chronique (phobie sociale particulièrement et idées désorganisées) depuis environ 5-6 ans, allant en pire progressivement.
-Je me sens beaucoup mieux le soir que le matin en effet, surtout en ce moment, particulièrement juste après la tombée de la nuit.
-Au réveil, c'est très difficile, dans le sens du psychisme et difficulté à se lever et à faire les choses basiques du quotidien comme se préparer à cause du tourbillon de pensées et de sensations un peu cauchemardesques qui me viennent.
-Pour l'activité (sportive ?), j'en faisais régulièrement avant, en moyenne danse 2 fois par semaine, mais cette année, j'ai stoppé provisoirement, car je préfère le faire "quand j'en ai envie", et plutôt de la marche. Je ne peux pas faire d'activité forte/intense, que douce, maintenant (et pour le moment).

J'essaierai de faire ce que tu m'as conseillé pour aller dehors, merci beaucoup.


Dernière édition par Velixy le Dim 7 Déc 2014 - 9:57, édité 1 fois

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  zeroudoudou le Dim 7 Déc 2014 - 9:55

Pour répondre à ta question, oui, je me fais souvent des jus verts, car parfois je n'ai pas envie de manger une salade ou autre et ça passe beaucoup plus facilement en jus. Il m'arrive aussi de me faire des plats cuits comme du riz, patate ou autre, j'essaye de limiter à un repas tous les deux jours mais ça dépend aussi de mes envies, il m'est arrivé de faire plusieurs jours crus d'affilée ou plusieurs jours avec du cuit, peu importe de toute façon, je sais que le cru est la meilleure alimentation mais le corps n'y est pas forcément prêt du jour au lendemain donc il faut y aller progressivement, et de toute façon selon moi l'étape la plus fondamentale pour une bonne santé a été franchie quand on passe au végétalisme.

Oui l'avocat c'est pas mal, quelques oléagineux aussi quand j'en ai envie, je consomme un peu d'huile chaque jour car même si je sais que ce n'est pas recommandé c'est quand même une manière pratique d'apporter un peu de lipides, et le corps en a besoin. Je fais attention également à un bon apport en oméga3, il y en a beaucoup dans l'huile de chanvre et surtout dans l'huile de lin (beaucoup plus que dans l'huile de colza par exemple), je te les conseille, c'est très important car nous en sommes souvent déficients.

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Velixy le Dim 7 Déc 2014 - 10:07

Super Zeroudoudou, j'approuve cette vision des choses. S'écouter, et y aller à son rythme. Je n'étais pas du tout dans ce contexte là il y a encore un an.

Et effectivement, pour la balance oméga 3 et 6, je ne sais pas si tu connais ce site, mais il s'appelle cronometer, et indique un peu le niveau de l'équilibre des nutriments. Sinon, il y a des sites qui indiquent les quantités d'oméga 3 et 6 dans tel ou tel aliment, en liste (du plus au moins), c'est intéressant aussi.
J'aimerais bien essayer la noix de coco aussi, mais la fraiche. Je n'en ai toujours pas trouvé, mais bon, ça ne saurait tarder.

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  zeroudoudou le Dim 7 Déc 2014 - 10:18

je ne suis pas fan de l'huile de coco, je ne saurais pas trop de quelle manière la consommer mais ça a sans doute de l'intérêt...

oui je connais Cronometer, mais j'ai un peu laissé tomber, je mange à ma faim (ou un peu plus car je n'ai pas toujours d'appétit) sans faire précisément attention aux calories ou nutriments, je pense que le corps sait ce dont il a besoin, du moins une fois qu'on s'est débarrassé des mauvaises habitudes alimentaires et des addictions qui ont trompé nos besoins, par exemple dans la nature les animaux consomment ce dont ils ont besoin au moment où ils en ont besoin, ils n'ont pas besoin de nutritionniste ou de logiciel, ils se fient à leur instinct, ils vont même chercher certaines plantes pour soigner certaines pathologies, c'est donc bien qu'on peut faire confiance à son corps quand il a retrouvé un certain équilibre...

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Etienne le Dim 7 Déc 2014 - 10:22


Je voulais dire quelle est ton activité dans ta vie de tous les jours. Tu es etudiante?
Est-ce que tu te souviens d'autre choses qui auraient changé en toi il y a cinq six ans quand cela a commencé?
Ton corps qui a changé et qui a modifié ta posture? Tu as eu un gros coups de stress, de preoccupation, que tu as mis du temps a surmonter? Des crises de paniques? Tu as eu une allergie? des problemes de rhinite ou d'asthme ou de bronchite?

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Luc le Dim 7 Déc 2014 - 10:39

Velixy a écrit:  jusqu'ici, je crois que mon jeûne est orienté sur d'autres priorités plutôt que l'anxiété et l'attention.

je bois à ma soif, je ne cherche pas spécialement à boire 2L dans la journée, et cela me convient.

Aujourd'hui jour 7 au matin : je pèse environ 41,6 kg. Remarque : mon poids baisse beaucoup moins rapidement qu'à tout autre jeûne que j'ai fait.

Qu'en est-il pour toi Luc, as-tu déjà jeûné ? As-tu créé un topic sur cela ? Cela m'intéresserait, merci.
En effet, l'organisme procède selon ses priorités et nous devons lui faire confiance. Tout est inter-relié, physique et psychique et, tôt ou tard l'harmonie sera atteint.
Il y a des sujets intéressants sur le jeûne et les problèmes mentaux, je crois que tu en as lu puisque tu as cité quelques passages précédemment.
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À propos de la perte de poids, effectivement, elle se stabilise durant la deuxième semaine et le jeûneur perd de moins en moins de poids puisqu'il se nourrit différemment, utilisant surtout les lipides qui sont très concentrés.

Est-ce que j'ai déjà jeûné? Oui bien sûr mais je ne le peux plus maintenant.  Je m'explique.
Dans les années 70, je me sentais mal en point, ne sachant pas trop ce que j'avais. Une fatigue importante et constante m'accablait ainsi que d'autres ennuis de santé.  J'ai jeûné pour la première fois en 1977 mais sans résultat. Puis, suite à un examen médical, on découvrit chez-moi une maladie rénale héréditaire, le syndrome d'Alport, une maladie mortelle affectant les reins.  On découvrit que mes reins étaient complètement atrophiés, ne fonctionnant qu'à 10%.  Je m'empoisonnais chaque jour, les déchets de mon organisme n'étaient pas assez éliminés.  On me mit sur dialyse pendant plusieurs années puis, en 1985 j'ai eu une greffe de rein, avec lequel je vis toujours aujourd'hui.  J'ai été greffé à l'âge de 37 ans et j'en ai aujourd'hui 67 ans.
Je ne peux malheureusement plus jeûner car mon organisme considérerait automatiquement mon rein greffé comme un corps étranger et l'autolyserait immédiatement. Le jeûne ne peut pas venir à bout d'une maladie génétique.  Je ne peux pas jeûner à cause de ma greffe mais une personne atteinte d'une maladie héréditaire, qui n'a pas de greffe ou de transplantation d'un organe étranger pourrait tout de même jeûner afin d'éliminer d'autres ennuis de santé.  Boudreau écrit :
"On peut prévenir une faiblesse héréditaire par le jeûne. Une faiblesse héréditaire n'est pas inéluctable; elle se manifeste dans un organe ou un tissu moins résistant, qui se dérègle en premier lorsque l'organise atteint un certain degré de toxémie. En évitant ce seuil de toxémie pathoghène, on évite la manifestation de la faiblesse héréditaire. Un mode de vie sain et des jeûnes de régénération périodiques nous permettront de vivre aussi longtemps que notre ancêtre le plus endurant."

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  ncm le Dim 7 Déc 2014 - 13:38

Bonjour Velixy,

Tout comme Luc, je ne suis pas inquiète et je ne pense pas qu'il y ait le moindre risque de dérapage. Ton jeûne est déjà bien avancé et tu n'as jamais pris de médicaments. Je ne peux que corroborer les conseils de notre cher Luc!

Je te remercie pour les réponses que tu as fourni sur ce forum.
Au plaisir de prendre de tes nouvelles.

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

Message  Velixy le Dim 7 Déc 2014 - 14:55

Coucou à tous,

Zeroudoudou, pour la coco, je voulais surtout parler de la noix de coco fraiche (eau de coco & chair fraiche), mais effectivement l'huile de coco peut être idéale pour l'usage externe par exemple.
Pour Cronometer, tout pareil, je comptais un peu les calories au début, et je me suis rendue compte que cela n'en valait pas la peine, car seul le corps décide vraiment de ce qu'il juge nécessaire à manger (en quantité). J'ai fait un test une fois, j'ai mis beaucoup de verdures dans un jus, et j'ai regardé ce que Cronometer en disait, et verdict au niveau de nutriments : toutes les jauges étaient remplies à 99% ! Pas mal...

Etienne, oui je suis étudiante, mais à temps partiel (je suis musicienne aussi, donc je joue à la maison surtout), j'ai très peu d'heures. Et je ne travaille pas pour l'instant.
Il y a 5 ans, il y a eu le divorce de mes parents surtout. Et je crois que je l'ai très mal vécu, car on vivait en maison (jardin, etc.), et cette stabilité me convenait si bien. Je suis en même temps rentrée au lycée sur Paris, où je devais me lever vers 5h45-6h00 à peu près 6/7j, et même si je rentrais vers 14h-15h en moyenne (pour faire la musique), j'étais exténuée, et j'avais beaucoup de mal à garder les yeux ouverts, surtout après avoir mangé le midi. Ex : si je mangeais un sandwich d'ailleurs ou quelque chose comme ça, c'était sieste garantie, je ne pouvais presque plus parler, ni écouter personne, malgré tous les efforts que je puisse faire.
Je raconte un peu ma vie... Mais en effet, il y a 5-6 ans (donc j'avais 15-16 ans), c'est seulement à cet âge-là que ma puberté a commencé, pas avant. J'ai été diagnostiquée avec un retard de croissance simple de 2 à 3 ans.
Pas vraiment de symptômes ORL, ni d'allergie, par contre (seulement quand j'étais petite, jusqu'à ce qu'on m'ait retiré mes amygdales...), mais ma mère a beaucoup de symptômes ORL.
Pour les crises de panique, je crois pouvoir dire aujourd'hui qu'elles apparaissaient tous les jours pratiquement (phobie sociale assez intense), en particulier quand je me rendais au lycée, où je n'étais pas en adéquation avec la mode et le maquillage et surtout le comportement des autres filles. J'ai toujours été très renfermée, préféré le noir, dans mon coin, peur des autres, recroquevillement sur soi. Seulement aux personnes généreuses et de confiance vraiment, j'ouvrais mon coeur.

Merci Luc pour les renseignements. Je vais y jeter un coup d'oeil, je suis très friande de ces témoignages et informations, qui me relèvent la tête.
D'accord pour la perte de poids.
Je comprends pour ton histoire personnelle... Je trouve ça un peu attristant, mais j'espère que tu arrives tout de même à bien profiter de la vie et ressentir de la joie, car c'est de mon point de vue très très important. C'est dommage qu'il n'y ait pas de moyen de jeûner. Sinon il te reste les options de l'alimentation saine pour le corps humain, mais tu dois être au courant, je suis sûre qu'il est possible de faire quelque chose, même sans jeûner !

ncm, merci. C'est vous que je remercie, pour vos réponses. Et effectivement, si je n'ai pas de mauvaise surprise les deux semaines suivantes, ça devrait le faire, ce jeûne. J'espère que ça pourrait améliorer l'état dépressif, c'est un de mes principaux objectifs, ainsi que le syndrome du côlon irritable. Primordial !

A très bientôt =)

Velixy

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Re: Jeûne moyen, 21 ans, troubles psychiques intenses

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