Jeûne et survivance grâce aux réserves

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Jeûne et survivance grâce aux réserves

Message  admin2 le Dim 3 Nov 2013 - 18:44

Tiré du livre "Le Jeûne" du docteur H.M. Shelton
 
"Le jeûne chez l'homme est pratiqué dans une aussi large variété de circonstances que parmi les
animaux inférieurs, et dans des buts aussi nombreux d’adaptation et de survivance. Le jeûne est une partie excessivement importante de la vie de l’homme et, jusqu’à l'époque moderne, où la nourriture est devenue un fétiche et où nous avons une peur ridicule de manquer de nourriture même pour un jour, il a joué le rôle
principal dans beaucoup de ses activités.
 
Il est tout à fait évident que la capacité de se passer de nourriture pendant des périodes prolongées est un moyen de survivance aussi important dans beaucoup de conditions de la vie humaine, qu'il l'est chez les animaux inférieurs.
 
Il est fort probable que l'homme primitif ait été forcé, même plus souvent que l’homme moderne, de compter sur cette capacité pour pouvoir survivre aux périodes où la nourriture faisait défaut. Dans la maladie aiguë, en particulier, la capacité de vivre longtemps sans manger est très importante chez l’homme, pour la raisonqu'il semble souffrir beaucoup plus de la maladie que n'en souffrent les animaux inférieurs. Dans cette condition, durant laquelle,  il n'y a ni pouvoir digestif ni pouvoir d'assimilation, il est forcé de compter surses réserves internes.
 
Si l'homme peut jeûner, c’est parce qu’il transporte, tout comme les formes de vie inférieures, une réserve de nourriture qu’il peut utiliser en cas de nécessité, ou quand les matières premières ne sont pas disponibles." (Shelton)

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Re: Jeûne et survivance grâce aux réserves

Message  admin2 le Dim 3 Nov 2013 - 22:53

"L'organisme qui jeûne subsiste aux dépens des matériaux précédemment
accumulés dans ses tissus. Il serait faux de supposer que pendant un jeûne, dans
n'importe quelle condition, les processus de nutrition sont suspendus. Seuls ceux
qui concernent la digestion et l'absorption des matières premières sont interrompus.
 
L'organisme qui jeûne est aussi bien nourri par ses réserves accumulées que
s'il consommait journellement une grande quantité de la meilleure nourriture.

 
Morgulis* dit en effet que : « Le jeûne peut être regardé comme une forme spé-
ciale — peut-être la plus simple — de nutrition ». Il ajoute que les matériaux
pour la croissance et la réparation des tissus, l'énergie pour l’entretien, et l’énergie
pour le travail sont fournis « dans les conditions du jeûne » par le « riche dépôt
des substances nutritives que chaque organisme contient dans ses tissus, substances
qui constituent les aliments communs lorsqu'ils servent à nourrir un autre organisme
». (Shelton)
 
Morgulis dit plus loin : « La croissance et la régénération actives ne sont
pas incompatibles avec le jeûne, et les détériorations, du moins dans certains
organes, sont si complètement réparées qu’on peut échapper pendant un certain
temps aux effets d'une restriction alimentaire. Le jeûne ne détruit pas l’aptitude
à un effort extrême et soutenu ».
 
Dans des circonstances ordinaires, les réserves nutritives généralisées de
l'homme et de l'animal sont capables de maintenir l'intégrité fonctionnelle et
structurale durant un temps considérable, sans consommation de nourriture. Dans
les circonstances les plus favorables de repos, de tranquillité et d’équilibre mental,
ces réserves sont capables de durer beaucoup plus longtemps. Il y a un sens dans
lequel l'utilisation de ces réserves est analogue au fait de couper la queue d’un
chien affamé afin de l’en nourrir, mais l’analogie est plutôt boiteuse.
 
Ces réserves sont précisément accumulées pour de tels besoins, et elles doivent être utilisées
à certains moments et dans certaines conditions. En effet, il y a des conditions
de « maladie » dans lesquelles il est impossible d’accepter aucune autre nourriture
: conditions qui font que le corps est incapable d'utiliser les matières premières ingérées.
Non seulement ces réserves nutritives sont capables de nourrir les tissus vitaux
de l'organisme durant un certain temps, mais aucun des tissus vitaux du corps
ne peut être endommagé ou consommé tant que ces réserves durent. C’est seulement
après épuisement de ces réserves que la nature permettra qu’un des tissus
vitaux ou fonctionnels du corps soit endommagé. Les organes vitaux ne sont pas
affectés par un jeûne prolongé. La peur du jeûne n’est pas fondée, elle est basée
sur l'ignorance ou une mauvaise information."
 
Jeûner, c'est s'abstenir de toute nourriture, excepté d’eau, jusqu’à ce que
les réserves nutritives soient consommées. Mais dépérir, c’est s’abstenir de nourriture
après que ces réserves ont été consommées."
(Shelton)
 
* Morgulis Sergius : Professeur, biochimiste du Collège de médecine, Université du Nebraska (É.U.) auteur de "Fasting and Undernutrition" 1923

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Re: Jeûne et survivance grâce aux réserves

Message  Luc le Lun 4 Nov 2013 - 10:32

Quand on prive un homme ou un animal de nourriture, les substances qui
servent au maintien des structures et au maintien des fonctions des tissus vitaux
sont puisées dans les réserves de l’organisme jeûnant.
 
L'organisme qui jeûne tire le profit maximum du matériel disponible : il fait
durer les ressources aussi longtemps que possible ; en effet, les substances qui
sont absolument essentielles à la préservation de l’étincelle vitale, ou à la continuité
du mouvement d’organes nécessaires, tels le coeœur et le système nerveux
central, ne sont utilisées que lorsque les autres organes ne peuvent en fournir.
Les graisses et les réserves de glycogène sont d’abord utilisées, en plus d’une
partie des protéines, jusqu’à ce que la machine s’arrête par manque de force
motrice, lorsque le quart ou la moitié du poids a été perdu.
 
Si le jeûne continue, des réajustements s'accomplissent pour assurer les
demandes minimum faites sur les réserves nutritives ; pendant que le jeûne progresse,
le corps tend à conserver ses provisions en diminuant l’activité à la fois
physique et physiologique, de sorte que le taux de perte diminue graduellement.
 
C'est seulement une fois que toutes ces réserves sont épuisées que les
tissus organiques sont réquisitionnés en tant que substances nutritives.
 
Si le jeûneur se repose, ses réserves durent plus longtemps que s’il est actif
durant le jeûne. De meilleurs résultats sont obtenus par le jeûne si le repos est
observé. Le travail, de longues marches, des exercices fatigants, etc., gaspillent
les réserves du corps sans offrir aucun avantage en compensation.

 
L'effort physique, le froid extérieur, les soucis, les émotions fortes, accélè-
rent l'utilisation des réserves.
La fièvre produit sans doute le même effet, du
moins dans la plupart sinon dans tous les états aigus.
 
La Nelson’s Encyclopédie dit : « Les observations faites durant le jeûne de
Succi et celui d'autres personnes montrent que le corps perd moins rapidement
quand le jeûneur est tenu au chaud et au repos. Les tissus adipeux sont utilisés
les premiers ; viennent ensuite les protides des muscles du squelette et intestinaux.
Le muscle cardiaque ne diminue pas sensiblement et probablement prend-il sa
substance dans les muscles moins essentiels. Dans les longs jeûnes les tissus s’épuisent
plus rapidement durant les premiers jours. Par la suite le corps utilise ses
réserves nutritives de façon plus économique ».
 
Un jeûne antérieur semble entraîner le corps à utiliser ses réserves de façon
plus économique. On voit ainsi l’économie énorme réalisée par une utilisation
éduquée des forces du corps.
Un second ou un troisième jeûne est aussi presque
toujours plus facile que le premier bien que pour beaucoup, pendant le premier
jeûne, il n’y ait pas de gêne du tout. (Shelton)

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Re: Jeûne et survivance grâce aux réserves

Message  Luc le Lun 4 Nov 2013 - 10:45

Le Dr Edward Hooker Dewey fut l'un des premiers médecins de la fin du 19e siècle à employer le jeûne.  
 
En tant qu'assistant-chirurgien d'une salle d'opération du Chattanooga
Field Hospital où il dit que « les autopsies étaient de règle » et qu'elles étaient
nombreuses. En discutant de ces autopsies il dit qu' « il ressortait de chacune
d'elles un fait de signification prodigieuse, qui ne faisait aucune autre impression
sur mon esprit, que de m'obliger à m’en souvenir ». Ce fait est que, quel que
soit l'amaigrissement du corps, et même si la condition squelettique a été atteinte,
le cerveau, le coeœur et les poumons, sauf s’ils sont eux-mêmes malades, ne subissent
jamais aucune perte.

 
Il y a dans le corps des réserves alimentaires amassées pour servir en cas de besoin.
Ces réserves nutritives sont disponibles pour être utilisées dès que le besoin s’en fait
sentir et avec peu de dépense d’énergie par le corps. Elles sont capables de satisfaire
tous les besoins essentiels du moment, et peuvent être restaurées à loisir, après que
le travail de reconstitution a été accompli.
 
Si tous les tissus adipeux et autres réserves sont disponibles en abondance,
on peut jeûner de trente à quatre-vingt-dix jours ou plus sans entamer une seule
cellule des tissus essentiels du corps.
(Shelton)
 
Selon ce qu'écrit Shelton ici, nous ne devrions pas nous inquiéter concernant nos
réserves, à tout le moins pour les premiers 30 jours.  Et, si nos réserves sont abondantes
et de qualité, un très long jeûne peut être entrepris sans danger.

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