Polyarthrite rhumatoïde et jeûne : étude (Duverney-Guichard)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Polyarthrite rhumatoïde et jeûne : étude (Duverney-Guichard)

Message  admin2 le Jeu 30 Mai 2013 - 0:00


Tiré de la thèse de doctorat du docteur Michel Duverney-Guichard : "Le jeûne : approche médicale et scientifique".

2.2.5. Appareil locomoteur

L'action du jeûne et des différents régimes sur l'appareil locomoteur a fait l'objet de plusieurs études. Elles concernent toutes la pathologie inflammatoire et particulièrement la polyarthrite rhumatoïde.

Dans tous les cas, nous retenons une amélioration incontestable de l'état clinique, résultats objectivés par les données biologiques en particulier la mesure de la vitesse de sédimentation. SKOLDSTAM (105) note au cours d'un «jeûne» de 7 à 10 jours (apport de 800 KJ sous la forme de 3 litres de jus de fruits et de légumes) chez des patients porteurs d'une polyarthrite rhumatoïde :

- une réduction de la douleur, de la raideur, de la consommation d'analgésique, des différentes
variables cliniques (index de RITCHIE. score clinique articulaire, etc.).

- sur le plan biologique l'orosomucoïde sérique est abaissée. Ne sont pas modifiés l'albumine, l'haptoglobine, les immuno-globulines IgG, IgA, IgM, le complément facteur 3 et 4.

L'auteur oppose ce bénéfice clinique à l'absence de résultat par le régime lactovégétarien prolongé.

TRANG (114) étudie 12 sujets porteurs d'une polyarthrite classique au cours d'un jeûne de 7 jours (boisson acalorique à volonté, aucune thérapeutique en-dehors du paracétamol). Il constate également une amélioration clinique (index de Ritchie. douleur raideur) de même que sur le plan biologique la diminution de la vitesse de sédimentation.

À partir des résultats des dosages de VAMP cyclique TRANG avance l'hypothèse que l'amélioration indiscutable au cours du jeûne peut être une conséquence de l'élévation de la concentration intra cellulaire d'AMP cyclique.

Pour SUNOQUIST (113) bien qu'il ne soit pas évident que les facteurs diététiques soient à l'origine de la polyarthrite rhumatoïde. Il est possible que l'environnement intestinal puisse favoriser le développement d'une flore bactérienne nuisible.

Cette hypothèse peut expliquer certains succès obtenus dans la polyarthrite par un traitement antibiotique (sulfasalazine).

D'autres ont trouvé une quantité anormalement importante de CLOSTRIDIUM PERFRINGENS au niveau intestinal où une production excessive d'alpha toxine fut notée chez 16 % des patients porteurs d'une polyarthrite rhumatoïde PR. Ainsi plusieurs observations indiquent que la (PR) peut être une pathologie articulaire rattachée à des causes digestives bien que ce concept ne puisse être prouvé.

Le processus inflammatoire pouvant persister à travers l'absorption intestinale de matériel antigénique, nous pouvons supposer une réduction de cette provocation antigénique par le jeûne ou des restrictions diététiques.

SUNDQUIST étudie l'influence du jeûne et du régime lactovégétarien sur la perméabilité intestinale et non intestinale et sur l'intensité de la maladie inflammatoire. Ainsi chez I0 patients «jeûnant» (apport de 8O0 Kg sous forme de jus de de fruits et légumes) pendant 10 jours et dont l'activité physique fut poursuivie, il retient une amélioration clinique indiscutable, une baisse de l'orosomucoïde. Parallèlement, la perméabilité fut diminuée significativement. Au cours du régime lactovégétarien, de telles observations ne purent être mises en évidence.

admin2

Messages : 865
Date d'inscription : 04/06/2012

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Polyarthrite rhumatoïde et jeûne : étude (Duverney-Guichard)

Message  admin2 le Jeu 30 Mai 2013 - 0:01


Ces découvertes montrent donc pour SUNDQUIST une possible relation entre le «jeûne», la diminution de la perméabilité membranaire et la réduction de l'activité de la maladie.

UDEN (116) note l'action d'un jeûne (boisson acalorique autorisée) de 7 jours chez 13 patients porteurs d'une P.R.

Les signes inflammatoires articulaires diminuent nettement, la V.S. également. Parallèlement, il étudie les modifications de certains paramètres immunitaires.

Ainsi la mobilisation des polynucléaires neutrophiles est relativement améliorée.

- La «production de facteur stimulant la migration» par le plasma des patients élevée déclinant 3 jours après la fin du jeûne.

- L'adhérence des neutrophiles aux fibres de nylon est inchangée.

- Par contre, la capacité bactéricide augmente au cours du jeûne.

Ainsi pour UDEN, l'amélioration des patients porteurs d'un PR peut être due en partie aux changements observés dans les fonctions des neutrophiles puisque ces derniers contribuent aux réactions inflammatoires articulaires.

OLDSTAM (73) rapporte cette amélioration clinique aux modifications observées dans certaines réactions lymphocytaires en particulier l'élévation de l'activité des «cellules suppressives» du système immunitaire.

Enfin, il faut rapporter ici l'étude de LLORCA mettant en évidence la baisse significative des taux de zinc plasmatique dans la population atteinte de polyarthrite. Cette différence parait pour l'auteur liée à l'étendue de la maladie et donc vraisemblablement à l'importance du processus inflammatoire.

Ainsi, l'élévation du zinc plasmatique au cours du jeûne pourrait jouer un rôle dans l'amélioration clinique constatée ou en être un signe marquant.

L'action possible du zinc peut s'expliquer par ses nombreuses propriétés en particulier anti-inflammatoires.

- inhibition du chimiotactisme du polynucléaire,
- stabilisation de la membrane lysosomiale
- inhibition des prostaglandines.


admin2

Messages : 865
Date d'inscription : 04/06/2012

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum