Le jeûne chez les animaux : par EfferveSciences

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le jeûne chez les animaux : par EfferveSciences

Message  admin2 le Jeu 22 Nov 2012 - 16:46



LE JEÛNE CHEZ LES ANIMAUX (par EfferveSciences)

Pour bien comprendre le sens et la logique biologique du jeûne, on se retournera une fois de plus vers nos compagnons, les animaux.
Le jeûne est en effet très courant dans le monde animal, mais comme il n’est pas volontaire, on lui donne d’autres dénominations comme ”période de rut” ou ” hibernation ”, ou bien ” stade pupal”.
Pourtant, il s’agit bien d’un jeûne, qui accompagne une fonction physiologique liée à un événement vital pour l’animal. Prenons la période sexuelle.

• Votre chat, va sortir quatre jours d’affilée, revenir épuisé, efflanqué, peut-être papa… Il n’aura pas mangé durant toute la période. Mais c’est un animal domestique, il est partagé entre son destin et sa gamelle.

Le phoque d’Alaska, lui, n’est pas domestique. Dès la fin du printemps, alors qu’il est au mieux de sa forme et de ses réserves, il attaque une saison totalement dévolue à la séduction, à l’accouplement, à la défense du territoire où il a confiné son harem. Pour les initiés, il s’agit d’un état 100% Yang, dévolu à une activité centrifuge maximale et à un catabolisme physiologique effréné : il consomme tout ” ce qu’il y a à l’intérieur ” pour agir autour de lui sur l’extérieur.
Et Yang, catabolisme, retenons bien ces mots qui seront égrenés tout au long de cet article.
Notre phoque, épuisé, parfois meurtri, efflanqué, va-t-il en fin de rut se précipiter à l’eau pour se restaurer ? Non pas : il se choisit un coin tranquille au milieu des herbes, où il va s’isoler et se reposer pendant trois semaines. Seulement alors, il glisse vers la grève et se lance vers les zones où (comme la nature est bien faite), le menu fretin commence à pulluler. Avant de retrouver la faim et le désir de manger, le phoque aura passé deux à trois mois de dépenses, puis de repos.

Plus triste est le sort du saumon : celui-ci, à partir du moment où il commence à émigrer de la mer vers le fleuve, ne va plus rien manger, entièrement occupé à trouver sa route et à vaincre les embûches. Arrivé en amont des rivières, il est débarrassé de toute sa graisse musculaire, mais a gardé toutes ses forces pour le frai. A l’instant où il libère sa semence, il est pratiquement condamné car il est alors très affaibli (un régal pour les ours) et ses organes digestifs ne sont plus fonctionnels…
Pour ces deux exemples, l’instinct de reproduction met en danger la vie des animaux, au bénéfice de la génération suivante.

Chez les animaux subissant des métamorphoses, le phénomène est différent. C’est la larve (prenons la chenille pour le papillon, ou bien le têtard pour la grenouille…) qui va dans un écosystème favorable, dévoré pendant des semaines et constitué des masses de tissus fonctionnels (pour leur propre vie, essentiellement d’ordre digestif) ou de réserves: on a alors typiquement un état Yin, dévolu au développement intérieur, sans aucune communication avec l’extérieur, aucune perte de temps ou d’énergie, et une physiologie de construction tissulaire, c’est-à-dire d’anabolisme.
A un certain point de leur croissance, les insectes voient leurs larves se détourner de la nourriture, s’isoler et s’entourer d’une coque de protection : ils atteignent le stade de pupe, au cours duquel commence le phénomène inverse : un catabolisme intense de tous les tissus larvaires et des substances de réserve, et un remodelage complet de tout l’organisme pour fonder un nouvel individu. Entre la chenille et le papillon, il n’y a pas une seule cellule (sauf certains neurones et cellules sensitives) qui soit restée fonctionnelle.


admin2

Messages : 865
Date d'inscription : 04/06/2012

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le jeûne chez les animaux : par EfferveSciences

Message  admin2 le Jeu 22 Nov 2012 - 16:47




Le jeûne total et l’inactivité ont été mis à profit pour créer un nouvel organisme. Avec le même ADN, mais avec l’expression de gènes différents.
A noter : cet élan vital nouveau, suite à la métamorphose, a lieu très souvent en période de pleine lune, une période Yang s’il en est…

Chez les batraciens, il n’y a pas de stade pupal. Le têtard sous l’influence de ses hormones thyroïdiennes, va remodeler insensiblement son corps, avec l’apparition des membres (mais la perte de sa queue), la mise en route de la respiration pulmonaire (mais la lyse des branchies) et le renouvellement total du tube digestif destiné à un régime alimentaire différent.
Le jeûne du têtard va durer environ trois semaines, au cours desquelles il saura auto-digérer les tissus inutiles (et uniquement ceux-là) pour se réer un nouvel organisme, adulte celui-ci. Les phases de catabolisme et d’anabolisme sont concomitantes ; Et très bien réglées, car la petite grenouille est en pleine forme pour se nourrir enfin d’insectes, et pour entamer déjà la période de reproduction…

Les oiseaux migrateurs mettent en œuvre un jeûne d’effort : ayant accumulé (stéatose hépatique) de grandes quantités de réserves énergétiques, ils peuvent jeûner pendant toute la migration (cf. les saumons), sans transformation particulière de leur organisme. A noter que leur facilité à accumuler des graisses dans le foie, les a fait choisir par les égyptiens comme animaux succulents, qu’on peut gaver et élever pour des délices réservées aux humains…



admin2

Messages : 865
Date d'inscription : 04/06/2012

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le jeûne chez les animaux : par EfferveSciences

Message  admin2 le Jeu 22 Nov 2012 - 16:48



L’hibernation est un état de sommeil durant lequel la respiration, la circulation et tous le métabolisme sont considérablement diminuée, lorsque les animaux se terrent dans un abri pendant l’hiver.
La chaleur du corps s’abaisse jusqu’à atteindre la chaleur de l’air (d’où l’intérêt d’une tanière calfeutrée, d’un grenier ou d’une ruche) et les animaux consomment lentement leurs réserves (et rien que leurs réserves… pour perdre entre 30 et 40 % de leurs poids.
Souvent ces animaux ont entreposé à l’automne des baies de réserve, qu’ils peuvent avaler de temps en temps ou lors du ” grand réveil ”. Les espèces ” inférieures ” (batraciens, reptiles, mollusques) trouvent des solutions spécifiques, en s’enroulant ensemble (nids de vipères), ou en produisant un mucus protecteur (grenouilles, escargots).

L’estivation, ou sommeil estival est une période de repos qui touche certains animaux lors des grandes chaleurs de juillet-août (dans l’hémisphère Nord). Les alligators s’enterrent sous une croûte de boue, ainsi que de nombreux batraciens et reptiles. Un poisson, le Dipneuste, subit un changement physiologique évident : ses poumons (bizarre pour un poisson), deviennent fonctionnels, ses branchies cessent toute fonction, et il poursuit son estivation grâce à une respiration de secours. Est-ce par ce phénomène que sont apparus les premiers vertébrés terrestres ?

Certains animaux sont capables de prodiges, dans la durée de leur jeûne : treize mois pour un python en captivité, seize mois pour des grenouilles, dix-sept mois pour des araignées. Nous précisons bien : jeûne, avec retour de l’alimentation et des activités, et non pas inanition de l’animal avec son décès à la clé !

Ainsi, des animaux nous montrent que le jeûne est une attitude correspondant à un besoin physiologique. Une attitude qu’ils adoptent par instinct, car ils sont programmés dans ce sens, dans certaines circonstances.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



admin2

Messages : 865
Date d'inscription : 04/06/2012

https://groups.live.com/lejeunetherapeutique/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le jeûne chez les animaux : par EfferveSciences

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 21:23


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum