Prolongement d'un jeûne qui devait durer un jour

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Message  Chrystol le Mer 20 Mar 2019 - 4:36

[Ce post avait inopportunément été placé en continuation du fil d'un ancien jeûne de 1 à 2 semaines : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . Je le reporte donc ici, avec sa date initiale]

Le 17/03/2019
Bonjour,

J'ai commencé inopinément un jeûne, initialement en accompagnement d'une copine il y a deux jours, laquelle jeûne chaque vendredi.
Comme la première journée m'a fait un bien fou, et que je n'ai pas plus d'impératifs ces jours-ci, j'ai décidé de continuer hier samedi, et aujourd'hui ... ne sais encore quand il sera temps de reprendre ...
En fait, en surpoids (97 kg / 1,78 cm), et en période de déstabilisation alimentaire, "crises de bouffe" presque boulimie, et certainement en compensation affective, je crois que mon corps ne demandait que ça, ce doux repos.

Quoi qu'il en soit, mon problème est toujours le même, celui de la fameuse et fatale reprise alimentaire, et du coup toutes les bonnes choses restées en stand by dans mon frigo.
Je suis preneur des conseils des jeûneurs de passage, retours d'expériences, bonnes ou mauvaises, de recettes ou conseils de bon sens, et surtout du pourquoi faire comme ci ou comme ça.
Sans doute celà a-t-il été débattu dans d'autres posts. Je chercherai mais si vous avez de quoi me faire aller à l'essentiel, merci !

Voilà, lointains amis canadiens et autres passagers forumeurs, quelques nouvelles d'un jeûneur pornicais, vers Nantes, en France.

Christophe


Dernière édition par Chrystol le Mer 20 Mar 2019 - 4:57, édité 14 fois

Chrystol

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Prolongement d'un jeûne qui devait durer un jour Empty ... déroulement

Message  Chrystol le Mer 20 Mar 2019 - 4:42

Aujourd'hui mercredi, 6ème jour.

Lundi et mardi, poursuite des activités normalement.
Lundi, très légère acétose il me semble.
Hier mardi, un peu de baisse d'énergie, mais aujourd'hui réveil avec difficultés au moindre effort.
Mais il faut dire que la quantité de sommeil est loin d'être suffisante, 5 heures cette nuit, problème récurrent chez moi.
Je tâche de poursuivre cependant une activité privée et pro modérée. Je suis travailleur indépendant.
J'ai cuisiné en soupe les légumes qui se seraient perdus pendant ce jeûne non programmé, et en absorbe un bol de bouillon clair chaque soir.
Est-ce celà qui occasionne ce matin comme une sensation de difficulté à digérer, comme si j'avais ait des excès hier soir.
Et ce faible apport extérieur suffit-il à requalifier ma démarche en demi-jeûne ?
J'ai aussi pris une tisane de desmodium dans la journée.
Cet apport, si faible, peut-i perturber le processus d'autolyse ? Dans quelle mesure ?
Question poids, 91,9 ce matin, la soit 500g depuis hier : chaque jour la perte diminue.
Enfin, ce matin j'ai eu un peu fin au lever, ce qui ne m'était pas arrivé les 4 jours précédents. Le premier oui, par réflexe sans doute.
Impression que mon corps cherchait à se libérer depuis un bon moment des excès boulimiques et que le jeûne ne commence véritablement que maintenant.
Ne sais si je pourrai continuer à adapter mes activités ces prochains jours ... je pense continuer encore aujourd'hui.
Avis et remarques bienvenus.

Chrystol

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Message  Jeff le Ven 22 Mar 2019 - 3:40

tout aliment absorbé ralentit le travail de l'autolyse. Je trouve personnellement que le jeûne à l'eau est plus simple à gérer que de temps en temps absorber du bouillon. Une fois un certain cap passé, on accepte que nous ne mangerons pas durant un certain temps et la faim et l'envie peut disparaître totalement.

Par contre, si ce jeûne est a but thérapeutique, il faut l'effectuer au repos pour espérer obtenir un maximum de résultat.

Un jeûne doit se préparer afin d'optimiser son résultat. Aménager le temps pour le faire, l'endroit, se libérer des contraintes durant sa durée, pensez à la réalimentation après le jeûne. Il se peut que ce soit mieux d'attendre un moment plus propice plutôt que de faire une mauvaise expérience.

Bon courage en tous les cas!

Jeff
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Prolongement d'un jeûne qui devait durer un jour Empty Passage en seconde semaine et en jeûne sec

Message  Chrystol le Sam 23 Mar 2019 - 9:46

Merci de ton retour, Jeff
C’est vrai que je n’ai pas préparé ce jeûne.
Ce sera le donc le récit d’une expérience atypique.

Mais puisqu’elle se poursuit, et qu'elle a commencé de façon opportuniste, et pas dans les règles de l'art d'une bonne préparation, je prends maintenant le temps de la contextualiser, dans ses objectifs et d'abord dans ses conditions de départ et de poursuite.

Psychologiquement, je tourne autour du jeûne depuis longtemps et suis désormais convaincu de ses bienfaits. C’est donc sans plus appréhension aucune que la chose a débuté et se poursuit, ce qui est plus inattendu– mais peut-être pas tant que ça, tant me plombent la surcharge pondérale et son florilège de conséquences sur le moral, l’énergie, la fatigue, l’aisance des gestes … ainsi que pas mal d’autres petites choses. Il fallait, je pense, un déclic.

Socialement, si je ne pouvais faire en sorte que les conditions s’y prêtent, j’arrêterais. Je suis travailleur indépendant, et, pour le moment, il est urgent que je m’occupe de moi, plus que de mes clients, or j’ai une foi immense dans les vertus du jeûne.

Pas de préparation alimentaire, mais le contexte ordinaire est le suivant : assez peu de viande, par choix éthique autant que de santé, et tous mes légumes et fruits sont exclusivement bio. C'est le plus important pour moi, mais, en épicerie sèche, me fournis tout de même en bio ce qui est possible à un prix raisonnable. Peu d'alcool et de produits laitiers. Par contre j'ai maintenu un mélange café-chicorée, pain et fromage, glaces et autres douceurs sucrées ou salées. Pour moi, le problème sont les quantités : nourriture en tant que recours compensatoire devenu quasi-addictif. Autant dire que les bonnes résolutions ne tiennent pas. C'est pour ça qu'un jeûne, dans sa radicale simplicité, me convient.

C'est donc clairement la perte de poids que je vise ici. Mais, depuis des années que je lis et tourne autour du jeûne, j'ai souvent pensé à tous les tracas qui, pour moi, seraient candidats à une résolution par le jeûne. C'est le moment d'en faire une liste, quasi-exhaustive, avant que de reprendre le descriptif déroulement (tableau en bas de post)  :
• D'abord, les voies respiratoires : fragilité avec asthme depuis l'enfance, bien atténué à une époque avec le sport, mais cet hiver quatre crèves puis bronchite il y a deux mois, dont je sens encore l'irritation, ainsi que nez toujours encombré. Impression qu'un jeûne sec pourrait contribuer à finir d'assécher les parties inflammées des bronches et emporter les tissus abîmés. Qu’en pensez-vous ?
• Tendinite épaule droite rebelle (10 ans - conflit sous-acromial), et la même chose débutant à gauche. Tendinite orteil droit. Tendinite pouce gauche (guitare)
• Pincement L4-L5. Soulagement espéré par la perte de poids. Je ne compte tout de même pas sur la régénération du disque abîmé. Si ?
• Sommeil. Problèmes de longue date d’endormissement et de maintien d’un sommeil profond et de qualité.
• Etat nerveux. Nervosité, anxiété. Etat dépressif en accroissement récent.
• Foie : hépatite virale à l’âge de 10 ans.
• Jamais de douleurs, mais suspicion d’un foie en mauvais état, car mauvaise haleine et consommation importante d’alcool jusque vers 45 ans environ. D’ailleurs la consommation même très faible d’alcool aujourd’hui est tout de suite ressentie, aussi bien psychologiquement.
• Constipation chronique, quasi-quotidiennement réglée par suppos de glycérine.
• Diverses douleurs articulaires : genoux (opérations des ménisques), cervicales + tensions musculaires et nœuds aux : dos, cou, épaules, dos, poignet droit (informatique/souris). Ostéopathe requis tous les 1 à 4 mois.
• Entorse cheville d’environ 8 ans. Soignée et pas fragile, mais sensation constante d'engourdissement. Croyez-vous que le jeûne y peut quelque-chose ? Quelque-chose à nettoyer de ce côté-là ?
• Grande intolérance à la chaleur. Etés difficiles à supporter.
• Douleurs au niveau du plexus (d'aucuns parlent du chakra du coeur), avec diffusion autour d'un point central sur un 'disque' de 10-15 cm de rayon. Probablement stresse et anxiété.
• Dermites et mycoses (qui cèdent en général à l’application de Ketoderm) :
   o Dermite séborrhéique : rougeurs et démangeaisons autour du nez : (se manifeste surtout à l’occasion de stress et/ou fatigue). Il n’y en a pas en ce moment, signe que le jeûne, s’il n’en vient pas à bout, n’est au moins pas source de stress.
   o Mycose entre les deux orteils droits.
• Légère perte d’audition dans les aigus.
• Yeux : presbytie ordinaire. Le jeûne peut améliorer la vision, paraît-il ?
• Dents : inflammation sous un bridge, que le dentiste préfère laisser perdurer tant que supportable
• Cheveux : alopécie progressant. Je n’ai lu nulle part que le jeûne y pouvait grand-chose. Et vous ?


DÉROULEMENT (copie de mon suivi) :

JOUR01 - V 15/03
Premier jour de jeûne, avec L. Seulement un bouillon le soir. Pas de pesée initiale pour ce jeûne inattendu et donc non préparé, mais je suis ordinairement à 95,5-96,5

JOUR02 - S 16/03
Jeûne hydrique, poursuite. Pas de pesée, étant encore chez L.

JOUR03 - D 17/03 94,40
Retour chez moi. Je décide de continuer ce "dégonflement salutaire" : en fait mon pauvre ventre n'en pouvait plus. Je sentais depuis longtemps qu'il réclamait une vraie pose.
Deux bouillons le soir.

JOUR04 - L 18/03    93,40
Bouillon le soir.

JOUR05 - Ma 19/03    92,60
Bouillon le soir.

JOUR06 - Me 20/03
91,90
Ce matin, j'ai faim, pour la première fois depuis le début de ce jeûne, comme si mon corps réclamait cette pause depuis longtemps, et que, l'excédent récent et sa surchare passés, le jeûne ne commençait vraiment que maintenant. Aussi : sensation comme si je ne digérais pas quelque-chose. Le bouillon d'hier soir ? 19h54, finalement la faim a passé facilement dans les premières heures. Pas envie de bouillon ce soir.

JOUR07 - J 21/03
91,20
Plus de bouillon ni tisanes. Ralentissement dans la vie quotidienne. pas de malaises, ni crises ou autres manifestations, sauf le pouls qui parfois accélère.

JOUR08 - V 22/03 90,50     JEÛNE SEC/JOUR1
Hier soir j'ai lu sur les bienfaits du jeûne sec sur ce forum. Ca m'a paru une évidence. J'introduis donc une journée (jusqu'à trois si ça va) dans ce jeûne hydrique. Est-ce une bonne idée de mélanger  ?...
Jeûne sec, donc, hier soir à partir de 0h30. Aujourd'hui : urine 13h15 : 122g (photo 1) - 18h : 117g - 22h : 91g ; soit perte de 1,6kg en 22h, dont 300g d'urine. 0h30 : 62g et ... 89,5kg ? fichue balance...  
L'urine est assez claire (cf photos) et pas malodorante du tout. C'est le signe de quoi ? Lymphe pas commencée à nettoyer ?
Promenade sur la plage de 7h30 à 9h. Remontée chez moi assez lente.
A partir de 14h, j'ai commencé à comprendre ce qu'est la soif, et aussi j'ai envie que quelque-chose, n'importe quoi, passe dans ma gorge et mon œsophage.  Langue chargée, régulièrement rincée, voire nettoyée à la raclette. Haleine devenue certainement fétide. Coucher vers 22h, mais vrai sommeil vers 0h30, car accélérations cardiaques importantes au coucher. J'avais passé la journée une dizaine d'heures assis à travailler (mollement) sur PC.

JOUR09 - S 23/03 89,20     JEÛNE SEC/JOUR2
130g (photo 2) et 89.20kg au premier réveil de 5h45. Soit, en 24h, 500 g d'eau. Le reste : 700g, valeur d'écart qui reste constante depuis le 3ème jour. Mais : 89,00kg au lever de 7h45...
Urine un peu plus foncée. Toujours pas d'odeur forte.
Promenade et soleil sur la plage de 7h30 à 9h. Remontée chez moi assez lente. Je sors et m'expose peu depuis des semaines, des mois.
On me fait remarquer ma pâleur. Le pouls depuis 3-4 jours est autour de 65-70, sans doute parfois un peu plus. Ma normale est à 60. et descend à 50 bien reposé.
Je me sens très disposé intellectuellement ce matin. Physiquement sans malaises, à part la langue chargée. La soif s'atténue, sauf par moments ; le nettoyage de la langue aide alors.
Je remarque, surtout couché, que quelque-chose continue de se produire au niveau digestif, notamment comme un passage de liquide, que je sens nettement quand ça arrive quelque-part que je situerais comme la fin de l'œsophage, mais peut-être plus bas, en tous cas à 2-4 cm en bas à gauche du sternum. Quand ça passe, il y a comme un déclic. Savez-vous ce que c'est ? Quel organe exactement et quel phénomène ?


Photo urines
(désolé pour les photos, je ne trouve pas le moyen de les poster, ni de doc sur phpBB)


Dernière édition par Chrystol le Dim 31 Mar 2019 - 8:36, édité 9 fois (Raison : Ajout de 2 lignes dans la liste des tracas : douleurs plexus et pb résistance à la chaleur)

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Message  Chrystol le Dim 24 Mar 2019 - 3:54

JOUR09 (SUITE) - S 23/03     JEÛNE SEC/JOUR2
14h : 88,8kg et 192g (photo 3), clair (toujours jaune doré) et odeur douce.
15h : 32,5g, clair (toujours jaune doré) et odeur douce.
Au dernier nettoyage langue, apparition de salive rose, du sang sans doute. A la lecture du forum, je comprends qu'il peut s'agir d'une dent, et justement le dentiste m'a dit il y a trois semaines que l'infection d'une molaire supportant un bridge et qui me fait souffrir n'était pas soignable, pas atteignable, et qu'on laissait comme ça tant que ça allait. D'ailleurs elle ne me fait pas souffrir en ce moment. Mais il n'y a pas eu de mastication depuis 9 jours ...
18h30 : 88,4 kg et 87g (photo 4), clair (toujours jaune doré) et odeur douce.
La soif revient.
19-20h : en visite chez ma  mère à deux pas, longue conversation qui roule sur l’alimentation, à mon initiative puis ... sur le jeûne et la visite toubib que j’aurais dû faire préalablement selon elle etc. Je réponds Shelton, autolyse et détoxination … mais ne fais pas vraiment mouche (au secours, Luc et Jeff !) et déclare forfait en abondant dans les échanges de recettes de glaces, taboulé et gigot. Pourtant, je peux la voir manger son hareng aux pommes sans ciller, c’est-à-dire avec beaucoup plus d’aplomb que je n’en aurais eu il y a 5-6 jours. Mais il ne faudrait pas plus insister, je rentre. Ah ! le bonheur de pouvoir mener un jeûne sans interactions ou presque avec l’extérieur ni les fatales contraintes sociales !
Somnolence entre 21h et 23h30. Soif intense. Je décide de rompre le jeûne sec dans une heure tapante, pour la satisfaction des 48 heures justes :-). Attente … dernière miction mesurée, puis … la libération par une simple demi-gorgée, ahhhhh !... le plaisir d’en suivre le chemin et d’imaginer comme elle va irriguer tous les tissus en panique.
00h30 : 88,2kg et 128g (photo 5), clair (toujours jaune doré) et odeur douce.
Quelques gorgées encore puis, le sommeil m’ayant fui, une bonne heure sur la plage (à 10 mns, mais en descente ... il faudra remonter ...) et sous la lune avec exercices de respiration, besoin irrépressible de sentir de l’air frais envahir les poumons.
Quelques gorgées au retour, que mon corps réclame à peine. Je décide, après lecture de quelques posts de ce forum, de ne plus me gaver d’eau comme je pensais qu’il fallait le faire, et de n’apporter que le strict nécessaire selon les appels que je sentirai, la pénurie semblant grandement efficace. Notamment, je n’aurais jamais imaginé que, même en interne, l’eau pouvait entretenir les foyers infectieux !
A ce propos, ma molaire suinte beaucoup moins, sauf lorsque j’exerce un « pompage » avec la joue pour réunir le « crachat » (hum)….
Dernière miction, insignifiante, et endormissement vers 3h30.

Durant ces deux jours de jeûne sec, salive épaisse et collante, bouche pourtant rincée et langue nettoyée plusieurs fois par jour.


JOUR10 - D 24/03 88,2kg
Réveil à 6h30 après seulement trois heures d’un doux sommeil profond. C’est vraiment inférieur à mon besoin qui serait de 8h30-9h (mais que je n’atteins jamais), pourtant je me sens en forme.
Miction dérisoire et moins de perte de poids après ce second jour sec (1kg) qu'après le premier (1,3kg) (mais ma balance devient incertaine … et plus de piles !). Le peu d’eau ingéré cette nuit est-il retenu et fait-illa différence ?
Après rinçage de bouche et quelques gorgées seulement, pesée et me revoici au lit à rédiger ce mémo, l’air frais s’engouffrant par la porte entr’ouverte sur cette nouvelle journée de printemps qui s’annonce aujourd’hui encore radieuse.

Comme le travail s’avère difficile, surtout en seconde partie de journée, et que des rendez-vous s’annoncent, je pense que la reprise alimentaire pourrait être mercredi 27/3 : il va être temps d’y réfléchir. J’ai mis les bouillons d’une soupe et la soupe elle-même (légumes bio) au congélateur il y a quelques jours. Mais il y a piment et gingembre, peut-être pas top pour une reprise ?


Dernière édition par Chrystol le Dim 31 Mar 2019 - 8:38, édité 1 fois

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Message  mounina le Dim 24 Mar 2019 - 6:48

Bonjour Chrystol,
C'est un plaisir de te lire, ton récit, tes motivations.
Comme plusieurs personnes dans ce site, je me suis inscrite il y a plusieurs années mais par timidité, je ne participais pas aux échanges d'experiences. J'ai lu tous les moindre recoins de ce site, ...les livres mentionnés. A mon tour j'ai commence a partager mon experience. je vais tente de répondre a tes questions ... que nos modérateurs se reposent un peu.

• D'abord, les voies respiratoires : fragilité avec asthme depuis l'enfance, bien atténué à une époque avec le sport, mais cet hiver quatre crèves puis bronchite il y a deux mois, dont je sens encore l'irritation, ainsi que nez toujours encombré. Impression qu'un jeûne sec pourrait contribuer à finir d'assécher les parties inflammées des bronches et emporter les tissus abîmés. Qu’en pensez-vous ? je pense que ca devrait être piece of cake, le jeune résous très bien ce genre de problème.

Pincement L4-L5. Soulagement espéré par la perte de poids. Je ne compte tout de même pas sur la régénération du disque abîmé. Si ? Il y a quelques récits qui montent que le jeune opère aussi a ce niveau mais ca prend plusieurs jeunes longs 

• Entorse cheville d’environ 8 ans. Soignée et pas fragile, mais sensation constante d'engourdissement. Croyez-vous que le jeûne y peut quelque-chose ? Quelque-chose à nettoyer de ce côté-là ? Je pense aussi que graduellement a la suite de plusieurs jeunes, ce problème va disparaitre

• Yeux : presbytie ordinaire. Le jeûne peut améliorer la vision, paraît-il ?
Beaucoup de personnes ont éliminé les lunettes après un ou plusieurs jeunes.

• Cheveux : alopécie progressant. Je n’ai lu nulle part que le jeûne y pouvait grand-chose. Et vous ?
Il semble que le jeune sec arrête la chute des cheveux et la repousse des cheveux.



Passe un bon dimanche, je t'envie de pouvoir te balader sur la plage et d'être au soleil...Aujourd'hui il fait beau donc c'est pas mal j'ai profite de l'air frais et vivifiant matinal de l'Oxfordshire ou je vis.

mounina

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Prolongement d'un jeûne qui devait durer un jour Empty Retour au jeûne sec ce lundi

Message  Chrystol le Lun 25 Mar 2019 - 19:00

Bonjour Mounina.
Quel plaisir d’être lu jusqu’en Angleterre ! Bien que baignant dedans du matin au soir, je reste émerveillé des rapprochements et les mises en relation improbables autrement que permet l’outil informatique !
La plage à deux pas, je suis conscient de ma chance. Tu dois être à presque deux heures du littoral !
Merci de tes retours en quatre points. Je prends acte de ton expérience aussi, qui leur donne du crédit. Ca m’éclaire et m’encourage ! Et je suis étonné aussi, par toutes tes informations sur l’amélioration de l’asthme, yeux, disque inter-vertébral (du coup je me suis renseigné, il y des témoignages étonnants sur ce forum sur la régénération du cartilage par plusieurs jeûnes longs, c’est très motivant), et même l’entorse ! Là je ne suis pas allé encore à la pêche aux infos, côté ligaments.


DÉROULEMENT

JOUR10 (SUITE) - D 24/03
Il me vient à l’esprit que je n’ai pas fait de crise d’acétone, à part une très courte période au début, moins d’une journée, et encore, pas très marquée. Comment ça se fait ? Ca me le fait à chaque fois d’habitude, et même hors jeûne ces derniers mois.

19h30 88,6kg
Ce matin, belle « énergie », si je puis dire, disons une énergie calme, sans épuisement.
Je suis même allé acheter une sorbetière d’occasion dans le village voisin, et me suis plongé dans les recettes de glaces. Pas bien. Mais sans envie aucune d’en consommer maintenant, comme une dichotomie permettant de rester dans l’engagement présent quoi qu’il arrive. Je ne peux pas mettre ça sur le compte d’autre chose que la confiance, déjà grande, et qui croît encore avec tout ce que je découvre sur le jeûne.
L’ ‘énergie’ du matin a commencé à baisser pour atterrir dans un sommeil doux vers 14h, puis après-midi à regarder des videos sur le jeûne. Et je suis maintenu convaincu que l’apport en eau doit rester faible, voire inexistant. Surtout pour le brûlage des graisses, lesquelles sont activement brûlées pour trouver de l’eau. En effet, 100g de graisse sont dégradés en 84g de CO2 (exhalés par les poumons) et 16g d’eau (pour la formule chimique, c’est par ici : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] J’en déduis aussi qu’il est important de bien respirer pour apporter l’oxygène nécessaire à cette désintégration des triglycérides qu'est notre graisse.
J’aimerais bien trouver des ressources sur ce que fait Sergueï Filonov.

Plusieurs phénomènes à signaler :
• Reprise de poids : 88,6kg ! En plein jeûne, faut le faire, lol !
L’explication que j’ai trouvée : en période de jeûne sec, les hormones adrénaline et noradrénaline verrouillent pour limiter au mieux les pertes d’eau, quelles qu’elles soient. A la reprise, le signal d’ouverture semble long à être donné, alors on gonfle. J’y suis pourtant allé mollo depuis hier soir : 0,7 l environ, mais ça a apparemment été gardé. Source d’info ici : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] En tous cas c’est le jour et la nuit entre hier et aujourd’hui en pénibilité. Je n’imagine pas ce que peut être un jeûne sec de 11-13 jours ( !) prôné et conduit par Sergueï Filonov. Ca ne se fait pas sans entraînement ni préparation, bien sûr.
• Depuis hier, légère douleur au palais, vers le haut, dernière zone avant la luette. Je n’ai pas d’explication en tête (juste la douleur, lol). Peut-être en lien avec toutes les affections pulmonaires ? Un gros truc qui se prépare à sortir ?
• Quand je m’étire, je sens des craquements du milieu du dos jusque dans la nuque, soit exactement la zone qui nécessite des visites ostéo. C’est pas aussi net que dans une séance, mais ça soulage, et semble vouloir ‘tenir’. Je mets ça surtout sur le compte de la libération pondérale, pas trop sur une action plus chimique. Qu’en pensez-vous ?
• Une curiosité : la peau grasse du nez refait son apparition ce soir. Ca ne me gêne pas plus que ça, mais je me demande si ça peut céder au jeûne. J’ai toujours eu les pores du nez encombrés de comédons, qui ne sortent que si on appuie, ce dont je m’abstiens depuis des décennies. Un avis ?



JOUR 11 L25/03 (JEÛNE SEC)
87,7kg

Hier après-midi, je me suis convaincu que la rolls des jeûnes est bien le jeûne sec.
Je me suis donc limité à nouveau jusqu’à prendre une dernière infime gorgée vers 19h.
Je me considère en jeûne sec depuis ce moment-là. Et j’avais dû boire environ 80 cl entre samedi, fin du premier jeûne sec et hier 19h.
Dormi quelques heures pour me réveiller avec très chaud et une soif intense vers 3 heures. Et bouche sèche, bien sûr, comme d’habitude.
Après avoir attendu vainement 30 minutes que ça se passe j’ai décidé de prendre une, une seule petite gorgée salutaire, que j’ai pu suivre dans toutes ses circulations dans mon abdomen content.
Ca a suffi à calmer la crise. Et l’eau paraît presque sucrée. Etonnant. Comme après un bain de mer.
Mais point de sommeil, et une envie irrépressible d’air. Alors en route pour une bonne heure de plage nocturne, calme d’abord puis marée montante. Besoin d’être avec les éléments, avec l’essentiel. Besoin de limiter les écrans, aussi, omniprésents dans ma vie.
Réveil à 9h après un sommeil bienheureux depuis 5h30, et qui a dû être réparateur car ce lundi a été une journée productive. Je pensais ne travailler que jusqu’à 13/14h, car c’est l’heure du coup de barre habituel. Mais non ! En forçant un peu tout de même, le besoin de siester ne s’est imposé que vers 17h30. Mais au bout de 10 mns au lit, besoin d’eau, je veux dire d’être dans l’eau, ou de m’en approcher. Et je réalise que le sauna moins cher, c’est précisément le lundi. Direction la piscine pour une heure et demi de hammam, sauna et douches tièdes/froides. Un bonheur. Je m’attendais à boire au moins un petit peu, pensant sinon mettre vraiment mon corps à rude épreuve en lui imposant une recherche d’eau ainsi accélérée. Mais non. Et je n’ai jamais supporté un sauna mieux que ce soir, sans tachycardies.

J’ai pu étudier hier les éléments de rupture de jeûne de ce forum. C’est beaucoup plus facile à ce stade du jeûne (plus qu’au début), de réfléchir à l’alimentation sans tomber dans l’envie immédiate. J’avais été confronté à ça dans de précédents jeûnes. Donc, pour moi ce sera d’abord bouillons, pour, si j’ai bien compris, recharger en nutriments propres à digérer les futures protéines. Puis jus de fruits. L’orange est souvent citée mais je trouve ça étonnant pour l’acidité. Le pamplemousse revient aussi souvent dans la doc. A une époque récente, le pamplemousse était réputé poison, à voir d’ici-là … Puis fruits tendres. Puis légumes cuits. Et ensuite, j’ai l’intuition de manger de la viande, ce que je ne fais guère dans mon régime ordinaire. Mercredi, je devais tout de même me déplacer chez une cliente, et j’en ai profité pour prendre 8 beaux steacks hâchés de 200g qui m’attendent au congélateur. J’en salive déjà . Ca m’a été inspiré par la chronique de Luthi, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui poursuivait il est vrai d’autres objectifs au niveau de l’insuline, mais j’ai l’impression que ça pourrait aider à ne pas reprendre trop vite en poids. Qu’en pensez-vous ? Dans l’idéal, j’aimerais faire une reprise de la même durée que le jeûne, mais ignore si ce sera vraiment possible, en contraintes comme en volonté. Autre question. Je me demande si, en visant un certain poids à stabiliser, il serait raisonnable diététiquement de, une fois ce poids dépassé, attendre le retour à ce poids avant la prochaine prise alimentaire. ?


A signaler :
• Dent : la molaire ne rend plus les traînées de sang d’il y a 2-3 jours, mais en insistant par succion sur la joue, la salive rosit un peu. Je pense que c’est ainsi depuis longtemps en fait. Par contre elle m’a titillé aujourd’hui, et recommence par moment, comme un abcès au travail. Et ça participe aussi à l’haleine fétide. Ca doit être depuis longtemps comme ça, je pense. (je ne dois fréquenter que des gens polis).
• Libido : je suis en train de penser que c’est un truc auquel je ne pense pas, lol
C’est toujours intéressant de le noter. Aucune préoccupation. Ce serait même incongru, par la dépense énergétique d’abord, et tellement éloigné … Je comprends que le jeûne soit prisé dans la recherche spirituelle et par les mystiques. Ca aussi, c’est une libération. Ceci dit, puisque je « n’y pense pas », lol, n’en parlons plus.
• Activité mentale incessante pour moi, comme hors jeûne. Pas de hautes pensées, ne de bouquin à écrire, mais un bavardage permanent, des histoires qui se construisent en permanence … ça ne me laisse pas en paix, ainsi que tics nerveux importants au visage et membre supérieurs, et je rêve, comme je l’ai lu ailleurs, que le jeûne attaque un nettoyage du système nerveux. Il paraît que ça peut être délicat sur état dépressif. Mais si seulement ça pouvait me laisser là, plaqué par l’épuisement ou je ne sais quoi, sans possibilité de cogiter puis dans un état enfin calme, comme c’était le cas encore quelques minutes ce matin au réveil.
• Très léger mal de crâne, ce soir, diffus.
• La chronique du poids. Impressionnant d’efficacité ce jeûne sec : deux miction en tout aujourd’hui de 119 et 37g. 86,9kg ce soir. Soit presque 600g de perdus hors urine sur la seule période de veille.
• Au final, il n’y a rien de vraiment difficile à vivre pour le moment, à part ce goût exécrable dans la bouche, et des gestes qu’il faut rendre plus lents pour assurer leur précision.
Et c’est très enthousiasmant relativement à l’objectif de perte de poids, même si je sais que la silhouette qui se dessine s’évanouira dans quelque semaines, mais pas complètement, dites ?

Je décide de rompre ce soir le jeûne sec, en m’octroyant de demi-gorgées qd vraiment ça sera nécessaire. Ce sera un demi-jeûne sec, non ? Non, mais pas un jeûne hydrique non plus. Bon un jeûne humide alors.

Voili voulou.
Le seul problème, c’est que maintenant je n’ai pas plus envie de dormir que d’habitude quand je ne jeûne pas, quand je regarde dans ce cas des videos, mais je ne le ferai pas, car je veux que le nettoyage passe aussi par là. Et demain j’ai 4 RV, alors il va falloir trouver une solution. Il est 22h57. Plage ?


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Prolongement d'un jeûne qui devait durer un jour Empty Retour à l'eau - Energie grandissante (ou nervosité ?)

Message  Chrystol le Mar 26 Mar 2019 - 17:34

JOUR 12 Mardi 26/03
86,7kg

Si je ne l’ai encore dit, je tiens ce récit de jeûne comme un journal, celui que je fais pour moi en fait, et amélioré en rédaction pour la lisibilité d’autrui.

Réveil à 8h avec 8 heures de sommeil … moins 2h30 d’insomnie : réveil à 2h puis 3h avec cette fois une sensation de feu intérieur. Et le cœur bat vite et surtout fort ! Les rêves juste avant semblent évoquer ce feu. J’attends un moment avant la première gorgée. Ca calme déjà. Puis une seconde, puis d’autres, pour le moment. Le feu s’éteint en 10-20 mns, merveilleux d’être son propre pompier. A nouveau de l’eau, et c’est autour du cœur de calmer l’intensité des pulsations. Il faudra un bon moment et d’autre eau pour que le rythme se calme un peu.
Aujourd’hui ce sera donc avec eau.

Peu dormi, et la fatigue vient de là plus que du jeûne, mais je ne peux me mettre en plus le stress du jeûne sec car il y a des RV, dont deux finalement s’annulent.
Tant mieux.
Mais je me mets ce matin à ma table de travail comme si de rien n’était . C’est tout de même libérateur de revenir au jeûne hydrique, presque facile, comme une rupture de jeûne dans le jeûne, et c’est d’un tel soulagement que je pourrais me sentir des ailes, sauf que je suis loin de voler en fait. Gestes lents, conduite très prudente pour honorer un RV extérieur, souvent en dessous la vitesse autorisée. Il n’y a que la tête en fait, qui turbine toujours à plein, bien trop pour le travail que j’ai à faire. Je crois que le jeûne accroît le phénomène. Pensées redondantes, macérations etc.

Autres signalements :
• Poids : 86,7kg au réveil contre 86,9kg hier soir : les hormones de rétention d’eau jouent leur rôle à fond.
• Depuis cette nuit, apparition de vents inodores. J’ai cru d’abord que mes intestins  souhaitaient se vider, mais non - je garde tout de même une vague sensation d’envie de me libérer, mais très bas, vers la fin du côlon, je suppose.
• Mal de crâne diffus. Ca m’arrive souvent quand je n’ai pas assez dormi.
• Il se passe quelque-chose dans la gorge, pas gênant, mais il y a quelque-chose, de pas assez net encore pour développer.

Une question : savez-vous ce qu’il advient de l’excès de peau que laisse cette décharge pondérale soudaine ? Pour moi, des rides encore insoupçonnées apparaissent, les cuisses prennent une allure de peau de poulet etc. Si, comme je l’espère, je ne reprenais pas tout le poids perdu, savez-vous si, par exemple, le mécanise du jeûne aide à « absorber » les excédents de peau ? Cela m’étonnerait, mais bon, c’est une question à laquelle bcp de jeûneurs ont dû être confrontés, mais je ne vois pas bcp de ressources là-dessus sur le forum. Ai-je mal cherché ?

Après-midi : prise d'une tasse de desmodium, boulot, sieste d’une heure trente, puis réalisation de la première recette de glace projetée il y a quelques jours pour conserver mes fruits. Il paraît qu’elle est excellente, je n’en ai pas goûté une miette, trop dangereux. Pour la préparation culinaire, c'est comme si c'était un disque dur externe qui faisait le job. Une autre logique, et je ne ressens aucune tentation en accomplissant une série de gestes, techniques en fait.

A 21 30, je termine la journée à 87,1kg, avec donc une reprise de poids.
Je me sens de l’énergie et l’envie de faire des choses. Mais les nerfs sont toujours là, et c’est peut-être cela qui demanderait le plus à lâcher chez moi. Croyez-vous que les réserves de graisse devraient être épuisées avant que le système nerveux puisse être touché par le jeûne ?


Dernière édition par Chrystol le Dim 31 Mar 2019 - 8:41, édité 2 fois

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Message  maricali le Mar 26 Mar 2019 - 17:49

Chrystol a écrit:

Une question : savez-vous ce qu’il advient de l’excès de peau que laisse cette décharge pondérale soudaine ? Pour moi, des rides encore insoupçonnées apparaissent, les cuisses prennent une allure de peau de poulet etc. Si, comme je l’espère, je ne reprenais pas tout le poids perdu, savez-vous si, par exemple, le mécanise du jeûne aide à « absorber » les excédents de peau ? Cela m’étonnerait, mais bon, c’est une question à laquelle bcp de jeûneurs ont dû être confrontés, mais je ne vois pas bcp de ressources là-dessus sur le forum. Ai-je mal cherché ?


Dans les récits de jeûne que je suivais je me souviens de quelqu'un qui en parlait. La personne avait perdu pas mal de poids et elle disait que sa peau se retendait bien.... Depuis le temps que je suis inscrite, je pense avoir lu tous les récits de jeûne alors je serais bien incapable de te dire où ni qui...

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Message  Jeff le Mer 27 Mar 2019 - 10:47

j'ai lu la même chose, peut-être dans le livre de Shelton.

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Prolongement d'un jeûne qui devait durer un jour Empty JOURS 13 et 14

Message  Chrystol le Jeu 28 Mar 2019 - 15:42

Merci Maricali et Jeff, c'est rassurant.


DÉROULEMENT

JOUR 13 - Me 27/3
21h  88kg

Le matin, travail modéré.
Je devais me rendre à un RV à 40 km l’après-midi. Ensuite petite courses urgentes et enfin longue conversation de deux heures.
Tout ça dans de la lenteur et un débit de paroles particulier qui doivent me faire prendre pour un zombie.
A part ça, rien d'autre que la fatigue de l'insomnie.
Si, il y a 20mn, miction très légèrement douloureuse, qui passerait inaperçue en temps normal, mais que je note évidemment.
Et aussi : achat d'une balance enfin fiable, qui m'indique … une reprise de poids ! 88kg, alors que l’autre accuse ce soir une 'moyenne' de 87,5kg. Bref, ce fut son dernier office, amen. C'est vrai aussi que je ne me prive pas de boire, mais tout de même, j'ai cessé le jeûne sec il y a bien 48h ! Les petites hormones continueraient-elles leur office de rétention d'eau ?


JOUR 14 - J 28/3
9h30 87,4kg

“Sommeil” de 23h à 9h, hâché, avec insomnie toujours à la même heure, de 3 à 5, et pendant laquelle j'ai appris beaucoup de choses sur les triglycérides et les adipocytes, et comment ces derniers me pourriront la vie si je recède un jour aux bonnes petites choses de la vie, genre pâtisseries et bons produits gras ou sucrés. Ces macro-cellules se sont multipliées pour accueillir mes excès, mais, même si elles étaient inutilisées désormais, ne sauraient s'autodétruire.
Comme souvent, je me réveille sans la sensation d'être vraiment reposé, ce qui n'est pas nouveau, jeûne ou pas.

Peut-être noter : disparition de sifflements 'humides’ (asthme), localisés derrière le plexus, et qui s’étaient installés depuis des années, surtout l’hiver. Effet du changement de saison ? Du jeûne ? Qui sait ?...

Rien d'autre. Un train-train s'installe. J'apprends à adapter une activité modérée à la situation. Ne voyant pas d'autre phénomène se produire, à part bouche sèche et désagréablement chargée, je scrute la baisse de poids, en visant les 80 kg comme un point de mire et un possible poids de forme, les ayant tenus jusqu'à mes 40 ans. Bon, ce critère vaut ce qu'il vaut : je sais bien qu'il y aura reprise, mais ce poids constitue une référence de l'époque où je sais qu'il y avait peu de graisse. Il est vrai que l'entraînement sportif était alors assidu…

Mais comment en suis-je arrivé là ?!

Ce soir, 19h30, grande lassitude.
J’ai annulé un RV demain, trop loin.
Les mouvements deviennent difficiles voire incertains.
Je ne bois presque pas.
87,2kg.


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Prolongement d'un jeûne qui devait durer un jour Empty Poids en quasi-stagnation puis reprise ce matin, peut-être l'eau froide ?

Message  Chrystol le Dim 31 Mar 2019 - 8:17

JOUR 15 - V 29/3 7h30 87,1, mais cette balance, neuve, ne me paraît pas fiable non plus, ou alors c’est assez étonnant, quasiment pas de baisse de poids, avec prise d’eau minimale.

Sommeil de 21h à 23h30, puis de 2h à 7h, un peu plus apaisé, et surtout réparateur.
Le profil de la journée s’en trouve évidemment changé, mais ça n’a pas grand-chose à voir avec le jeûne.

J’ai vu hier que le respiration était importante, alors ce matin,promenade à pas lents sur la plage, sous ce printemps ensoleillé et conversation avec l’employé municipal qui se trouve avoir de grandes dispositions écolo et botaniques. Encore quelqu’un intéressé par le jeûne et à qui envoyer mon mail-type avec les ressources sérieuses que j'ai découvertes, dont ce forum.

Urines un peu plus sombres, et odeur plus forte, et ce sans doute depuis hier.
La peau du nez et alentours est bcp moins grasse, ne suinte pas.
Pulsations 64, ce matin à ma table de travail. Hier, couché et au repos : 54.

La fatigue revient vite tout de même : premier coup de barre vers 11h30.

Train-train de l'après-midi assez “actif”. Tout Petit ménage et travail jusqu'à 18h. Physiquement, le jeune force à la présence, au lâcher-prise favorisant le calcul des déplacements et des gestes, toute accélération se payant de déséquilibre ou d'imprécision. Un vrai exercice à la Eckart Tollé.
Pose puis reprise, mais au lit, jusqu'à 23h ! Je sais c'est pas bien.

Soir : 86,9kg


JOUR 16 - S 30/3
08h00 86,8kg
14h30 86,4kg
21h00 86,5kg

Dodo de minuit à 3h ou quelque-chose me tire d'un sommeil pourtant bienheureux, sorte de paroxysme nerveux qui survient ordinairement en état de grande fatigue. Grande soif.
Je tâche de laisser passer, en me disant que le plancher actuel du poids laisse peut-être la place à une action plus invisible jusque-là.
Je ne cède pas à la soif, mais y vais d'amples respiration, qui a ma surprise la calment un peu.
Je mets le nez dehors et décide de descendre sur la plage. C'est sous ce ciel étoilé que j'écris ces lignes.

Après l'arrêt du tabac, avait persisté, il y a bien des années, une sensation de trachée à vif comme un conduit de cheminée toujours plus ou moins brûlant, irrité. Je sais que ce n'est pas partagé par les anciens fumeurs, sauf certains asthmatiques comme moi.
Depuis hier, sensation d'atténuation de cette sensation, sauf a prendre des inspirs vraiment profonds.

Réveil à 8 h après une grosse heure supplémentaire de sommeil ; pas fun ces insomnies.
Travail de 10 à 13, puis farniente.
Je descends l’après-midi sur la plage et y vois quelqu’un qui se trempe dans l’eau. Après tergiversations, j’en fais autant. C’est bien la première fois en mars ! Premier bain de mer, donc, qu’après avoir été saisi par le froid, je prolonge de 10/15 mns, non sans appréhension en plein jeûne, mais tout va bien, le bonheur de faire la planche, offert au soleil. Je précise qu’en temps ordinaire, je suis assez adepte de l’eau froide en mer. Sous la douche, c’est autre chose, sauf au sauna.

Question jeûne, rien d’autre à signaler à part ce poids qui stagne, et une prémolaire que je sentais fragile et qui se réveille, sans doute une carie près de la gencive, ou un abcès.

JOUR 17 - D 31/3
10h 86 kg

Sommeil de 23h30 à 9h30, moins insomnie de 3h à 5h30.
Réveil à 3h avec intense pépie, qui m’a tiré d’un sommeil pourtant très profond.
Il m’a fallu évacuer plusieurs “couches de rêves” pour réaliser. Sale goût dans la bouche de relents de propolis digérée (propulsée dans la gorge) : entorse hier soir car je sentais monter la crève suite au bain glacé en mer. J’attends un moment, mais ça atteint l’énervement, quelque-chose d’irrépressible me pousse à prendre une gorgée, puis deux, pas plus, qui suffisent à calmer la crise. J’imagine ce qu’endurent ceux qui suivent les stages du Dr Filonov, qui préconise 11 jours de jeûne sec. Pour ma part, depuis la fin de la dernière période sèche il y a quelques  jours, je dois boire 20-30cl/j, souvent moins, 4 à 7 gorgées par jour en fait.
7h30 de sommeil, même en deux fois, ça change tout !
La chronique de mes insomnies peu présenter peu d'intérêt, mais a une importance pour moi, celle de distinguer faiblesse et fatigue, qui peuvent résulter du jeûne, de celles liées au manque de sommeil, que je connais bien. Et le fait est que, ce matin, la vie serait presque normale : tête claire, le coeur tape un peu à l’effort (modéré), mais rien d’insupportable.

Perte surprise de perte de 800g depuis hier matin, alors que ça stagnait depuis mardi. Peut-être l'effet du bai froid d'hier ? J’ai lu cette nuit que le métabolisme ralentit avec la durée du jeûne, et que l’exposition au froid, entre autres, pouvait le relancer, sous forme notamment de douches. Ca ferait affluer le sang vers les zones périphériques, qui autrement sont désertées en cette période d’abstinence, sans doute pour se concentrer sur des tâches plus essentielles. Qu’en dites-vous ? Autre chose pour relancer le métabolisme ? Ou n’est-ce pas une bonne idée, notamment de détourner le sang de ce qu’il doit faire ?
Quoi qu’il en soit, si je poursuis, je pense que la perte de poids ne sera plus prioritaire, puisque beaucoup ralentie, et qu’elle pourrait je pense être relancée par des jeûnes secs intermittents ainsi que la reprise d’une activité physique que l’allègement, s’il n’y a pas trop de reprise pondérale, favorisera.
La poursuite vise donc plus les processus de nettoyage et de réparation.

Dans le même état d’esprit de drainage, ce matin, porte ouverte vers le soleil encore froid, je travaille au lit avec, pour la première fois, un pack souple sorti de mon congélateur et placé dans mon entre-jambes. Je m’inspire du bain dérivatif remis à l’honneur par France Guillain. Infos ici : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Dans le même état d’esprit encore, j’ai vu aussi l’importance des graisses brunes, qui participent au signal pour libérer les graisses blanches. Situées sur les épaules et le cou, elles peuvent être mobilisées par e froid. Mais je me demande si elles ne réagissent qu’à la température interne générale ou si l’application locale de froid pourrait être stimulante.

Egalement, je me suis intéressé au palper-rouler, que je pratique depuis quelques jours quand ça me prend, car les couches de graisse peut-être les plus récentes mettent en évidence une couche qui semble plus récalcitrante, située au milieu du ventre, comme un amas collé à la peau. Je vois ici et là que cet amas n’est sans doute plus vascularisé et donc sans échanges avec les voies drainantes, et ne peut sans doute être atteint par le jeûne. Qu’en dites-vous ?

Parmi les petites chose agréables à signaler, le rasage, rendu plus agréable, et sur une peau moins réactive au point de vue inflammatoire : moins de petits boutons qui me pourrissent la vie après chaque rasage. J’avais signalé plus haut l’importante diminution de la peau grasse du nez et alentours. Ce phénomène et celui du rasage sont peut-être liés ?

Peu de mictions, peu abondantes, odeur urine redevenue 'douce'.

Si un modérateur passait par ici, je lui serais reconnaissant de placer ce fil dans le bon forum.


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