Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

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Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Mar 5 Fév 2019 - 13:02

Salut à tous,

Par indication d’un ami j’ai décidé d’essayer les jeûnes secs. J’étais convaincu de n’avoir pas de maladie sérieuse (mais la suite me semble dire le contraire...), seulement des maux mineurs qu’on pourrait attribuer au vieillissement (j’ai 56 ans) et la sensation de l’état général n’est pas si mauvaise. Mais les bienfaits annoncés, énergie renouvellée, rajeunissement, élimination de tous les petits inconforts de l’usure du corps, m’ont poussé à entamer l’expérience.

Je pratiquais déjà le jeûne intermittent (16h hydrique/8h) depuis 7 ans donc la transition vers une 1ère étape, faire quelques jours de jeûne sec de 36h suivis par 12h de réalimentation, n’a pas posé de problèmes majeurs, excepté le fait de penser tout le temps aux plats que j’allais manger à chaque réalimentation... Faut dire que je suis assez glouton, malgré que je n’ai été jamais obèse.

Après 10 jours dans ce système, n’ayant perdu que 2kg de poids (je mesure 1.70m pour 71,5kg au début), je me sentais préparé pour faire la méthode fractionnée croissante du dr.Filonov : 1j de JS - 2j de réalim./2j de JS - 3j de réalim./etc, jusqu’à 5j de JS.
À la fin des 2j de JS les difficultés ont commencé à apparaître : fatigue, pression à la poitrine, coeur accéléré (80-90, alors que le normal c’est 60). N’ayant jamais rencontre´avant les signes de la crise acidotique, j’ai paniqué un peu, mais finalement, en lisant un peu, il n’y avait là aucune raison d’alarme. Je me suis prévenu quand même en préparant un petit flacon de 15g de glucose avec un peu d’eau, que je portais toujours avec moi.
Le cycle de 3j de JS a été difficile aussi, mais au moins j’ai vu que le début de l’acidose venait plus tôt, donc ça confirmait ce qui était écrit, que le corps reconnaît de plus en plus tôt ce qu’il se passe, et il s’empresse le mieux qu’il peut d’entrer dans le mode d’alimentation endogène.
Avant le cycle de 4j je me suis armé avec quelques instruments de mesure, balance à impédance, appareil de glycémie et appareil de tension artérielle. J’ai pu ainsi voir la transition du régime en alimentation vers la crise acidotique et, après le pic de la crise, la presque renormalisation des paramètres.
Donc, la glycémie et la pression artérielle descendent jusqu’au pic de la crise acidotique, alors que le pouls monte. Une fois le pic passé, les 2 premières remontent et le pouls redescend (mais pas vers les valeurs normales hors JS).
Voilà les mesures:
J1 (1 jour avant) - glicémie 93  pression 112/68   pouls 61

J2 (1er jour de JS, la veille j’avais mangé léger, jusqu’à 13h et continué à boire)
                           glicémie 75  pression 105/68   pouls 59

J3 (2è jour de JS) - glicémie 72  pression 105/64   pouls 78

J4 (3è jour de JS) - glicémie 44  pression 95/62   pouls 88
Mesures prises le matin au réveil, je pense que c’était là le pic de la crise acidotique, pcq 2h après la glicémie a remonté vers 64 et le pouls est descendu un peu. Après, le malaise général est disparu progressivement.

J5 (4è jour de JS) - glicémie 59  pression 107/67   pouls 70
Tout allait bien...ou presque. Les douleurs au estomac étaient tjs là et s’accroissaient par moments. Mais je sentais bien que c’était une sorte de “réveil” de problèmes très anciens, dus à toutes les saloperies et les excès que j’ai mangé et bu depuis mon ado.
À la fin, je voulais bien continuer, mais je me suis dit qu’il fallait être discipliné et ne pas sortir du schéma prévu.

La reprise alimentaire a commencé bien, l’eau et le rejuvelac (qui était prêt ce jour même) m’ont donné une bonne bouffé d’énergie et m’a permis de faire quelques courses. Mais à midi j’ai estimé qu’il était l’heure de prendre une bonne dose de “protéines de haute qualité” et j’ai bu environ 350ml de kefir.
Ça a été une grosse erreur, du coup je me retrouve avec des fortes douleurs au estomac, et la chose ne s’est pas arrangé depuis 3 jours, même en ayant soin de prendre juste des végétaux cuits, des jus de légumes, des fruits, du porridge, à des doses assez petites.
On dirait que je suis sorti du jeûne pile au moment où les procès de régenération étaient en cours et que l’autolyse était à plein pour re-dissoudre les anciennes blessures à l’estomac.

Maintenant, j’avais prévu de faire la réalimentation jusqu’à après demain mais je me vois obligé de reprendre le dernier cycle de 5 jours de JS tout de suite. P-e qu’il faudra même aller jusqu’à 6 ou 7j, histoire de guérir un peu mieux cette histoire au estomac.
Et surtout veiller à faire une bonne sortie...


Dernière édition par Hermit le Jeu 7 Fév 2019 - 17:10, édité 1 fois

Hermit

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Fred33 le Mar 5 Fév 2019 - 14:42

salut,
je crois plutôt que tu es sorti en pleine acidose, ce qui est une erreur bien pire que de sortir en pleine régénération, puisque là des tas de toxines qui circulent dans le corps et qui vont aller se redéposer n'importe où, surtout si tu surcharges l'estomac auquel cas le corps est bien incapable de gérer les deux choses à la fois. En effet, une fois l'acidose terminée, la glycémie remonte à la normale, pour moi 83 le jour-même, et 88 le lendemain. Vu que ta glycémie normale est 93, ça devrait remonter à peu près là. Moi aussi le gros malaise est parti assez vite, mais l'acidose a continué plusieurs jours. Malakhov dit que si on sort en mangeant mal au milieu de l'acidose, on se retrouve avec des maladies qu'on n'avait pas avant. Bref.
Et puis alors 350ml de kefir, il faut être fou. Tu n'as pas vu à la sortie de tes 3j que l'estomac est hyper susceptible et qu'il faut faire très attention ? Encore pire à la sortie des 4j j'imagine. C'est pas comme le jeûne hydrique où 4j c'est pas grand chose.
(Je précise pour les autres membres du forum qu'on se connaît bien)

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Mar 5 Fév 2019 - 15:59

Je me suis retrouvé plutôt avec les vieilles maladies reactivées...

Au fait,on devrait parler de crise pré-acidotique, puisque ça serait donc la phase de transition et adaptation vers un mode acide. Le point plus critique du malaise et des paramètres deréglés marquerait donc le milieu de cette crise (et pas la fin de la crise).

Pour la glycémie, elle semble être restée à un pallier plus bas, à 82 depuis 2 jours. P-e pcq je mange moins ou p-e pcq ça aurait fait un reset à plus bas.

Hermit

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Fred33 le Mer 6 Fév 2019 - 9:03

Le point critique serait plutôt on début il me semble. Ensuite ça semble diminuer progressivement.
Un reset ? Je ne sais pas pourquoi il le ferait vu qu'elle était bonne. ça ne serait pas plutôt que tu as mangé peu de glucides ? L fait un régime low-carb, sa glycémie est à 83.

Sinon ça serait bien de nous indiquer tes paramètres eau et graisse jour après jour.

Fred33

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Mer 6 Fév 2019 - 13:30

Selon les tests des jeûneurs, le niveau de cétones monte rapidement (en parallèle avec la descente de glycémie) et puis il reste à un palier en haut. Et la glycémie devrait aussi rester en bas... (mais apparemment il y a des gens chez qui ça remonte).

(les graphiques se rapportent à un jeûne hydrique)

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Un marqueur intéréssant serait le GKI (glucose ketone index) qui indiquerait la zone thérapeutique optimale. Ça mesure simplement le rapport entre glycose et cétones, et on voudrait rester en dessous de 1.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Non, la veille (et les jours avant) je n'ai mangé que des glucides, donc ça aurait du monter à 95 voire plus.

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Fred33 le Mer 6 Fév 2019 - 14:06

D'après Malakhov la glycémie remonte et le taux de cétones diminue. C'est ce qu'on voit chez Nget20.

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Mer 6 Fév 2019 - 16:21

Mais, encore d'après Malakhov, il ne dit pas combien ça remonte. Et il dit aussi que la cétose pourrait diminuer là un peu mais elle va continuer à un niveau élevé jusqu'à la 2è crise (où elle remonterait encore, je pense).
De toutes façons, pour lui, dans un jeûne hydrique la progression continue jusqu'au jour 6-10, donc le test du gars pourrait bien ne pas montrer de descente visible.

J'ai revu les mesures de Nget20. Les montées de glycémie des 2 derniers jours sont surtout intra-jour, depuis le matin vers la mi-journée. On remarquera que ses 2 derniers matins ça a fait 43 et puis 56, donc loin d'atteindre la normale à 70 (corrigez-moi Nget20, si je me trompe...).
Chez moi j'ai vu aussi passer du 44 à 64 la même journée, et le matin après c'était à 59.

Et sinon, pourquoi la glycémie devrait augmenter tellement ?
Le corps est là adapté à consommer les cétones et il a besoin juste d'un tout petit peu de glycose pour certains tissus, le cerveau et qqs autres.


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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Jeu 7 Fév 2019 - 7:38

Voilà, je suis parti pour le dernier tour de 5 jours de jeûne sec et compléter ainsi le cycle de JS fractionné montant du dr.Filonov.
J’espère bien corriger (du moins partiellement) le problème à l’estomac, dont la crise aïgue des derniers jours m’a bien montré qu’il s’était “réveillé” de son état dormant et chronique. Ce qui est obligé, selon Malakhov, et plus fort et vite ça se fait sentir, plus on aura des chances que ça guérisse vite.

NOTE: J’ai changé l’ordre des jours pour rester conforme à l’usage ici, où on met les paramètres mesurés au début de la journée. Je mets quand même à la fin du récit de chaque journée (24h) les paramètres pris le matin suivant, puisque il me semble logique de montrer le résultat de la journée.
Toutes les journées seront mises dans ce post de tête et aussi au long de la discussion pour ne pas casser les commentaires.


Jour 1 -départ (9h du matin)
poids 64,9 kg (eau 36,4 - gras 13,7)
glycémie 82 mg/dL
cétones 0,7 mmol/L
index GKI 6,05 [ GKI= (glycémie/18)/cétones ]
fréquence cardiaque 64

La veille j’ai réussi finalement à m’alimenter un peu plus, les fruits, jus, et même l’eau n’allant pas trop (sans parler des protéines auxquelles je n’ai presque pas touché, et encore moins les graisses). En effet, une purée de chou-fleur et ciboulets, avec un peu d’ail, ça a été le mieux que j’ai trouvé pour mon estomac en vrac. Et j’ai arrêté de boire à 4h du matin.

Je suis étonné de constater que je n’ai presque plus de faim le 1er jour. P-e grâce aux répétitions fréquentes de JS courts, ajouté au lavage intestinal le matin. J’ai eu un peu de soif l’après-midi, il faisait un temps sec et chaud, et j’avais fait quelques courses le matin.
L’exercice du dr.Filonov pour vider l’estomac des fluides accumulés aide aussi. Il s’agit de faire compresser le haut de l’estomac, en inspirant et faisant rentrer le ventre, et puis expirer en arrondissant le bas ventre.
En même temps, c’est clair que mes obsessions habituelles avec la cuisine et l’élaboration de plats appétissants est devenue beaucoup plus “raréfiée”. Malakhov a raison de dire que l’homme normal porte dessus soi un complexe énorme de “nœuds” dédiés à la satisfaction exagérée de son appétit alimentaire, et que ça constitue une grosse masse d’énergie qui est bloquée là et qui pouvait être utilisée autrement.

La journée s’est passée ainsi sans incident majeur, ni mineur, mais demain il se peut bien que ça devienne plus “chaud”...

La nuit, les 1ers signes d'acidose sont arrivés. Avant de coucher j’avais déjà le cœur qui battait un petit peu plus fort et plus vite. Et cette sensation unique de “spaciousness”...
J’ai mis aussi trop de couvertures, parce que normalement les 1ers jours on refroidit plutôt, mais je me réveille en milieu de nuit avec plein de chaleur et la bouche sèche à cause de la garder ouverte. J’ai donc bu 50-70 ml d’eau juste pour compenser l’excès perdu, quoique elle n’avait déjà plus un bon “goût”, signe que mon corps refuse déjà ce qui serait exogène.

Le matin après la glycémie tombe un peu et la cétose monte clairement, mais je suis encore loin du niveau de guérison (la GKI étant encore à 2,19).

Jour 2
poids 63,7 kg (eau 35,8kg - gras 13,4kg --> corrigé 13,1kg )
glycémie 71
cétones 1,8
index GKI 2,19
fréquence cardiaque 69
urines 310 ml

La journée s’est passé mieux que je m’attendais. Une légère instabilité cardiaque, le mal d’estomac assez apaisé, presque pas de faim ni soif, pas de manque d’énergie appréciable, tout va mieux que le cycle précédent.
Évidemment, le temps s’écoule bien plus lentement (en plus je pourrai rester chez moi jusqu’au weekend) et il faut s’inventer des choses pour ne pas mourir d’ennui. Lire, voir un film ou une série.

Le soir, après une journée sans trop bouger, j’avais cette pression désagréable à la poitrine et le coeur qui battait plus fort. J’ai mesuré par curiosité la glycémie (64) et les cétones (3,8). Théoriquement je devrais être déjà dans la zone de guérison (GKI <1) mais vu que je ne me sens pas si bien que ça, on pourrait dire que je suis en pleine crise acidotique. Je suis parti vers une promenade plus tôt que prévu, histoire de voir si les toxines circulent et se dégagent mieux. Le malaise s’est arrangé un peu.

Pendant la nuit j’ai vu arriver la chaleur et un peu d’insomnie. Elles ne sont pas (encore ?) gênantes.
Le matin j’avais une bonne pression à la poitrine, le pouls à plus de 80, et la glycémie assez basse (59). Je pense que je suis arrivé au pic de la fameuse “crise acidotique”.
Je note aussi le pH de l’urine et de la salive, lesquels sont tombés depuis le 1er jour (ph urine 6,5--> 5,5/ pH salive 7--> 6). On verra si ça remonte un peu ou pas.

Jour 3
poids 63kg (eau 35,3kg - gras corrigé 12,9kg )
glycémie 59
cétones 3,9
index GKI 0,84
fréquence cardiaque 84
urines 360 ml

Pour essayer de contrer le malaise de l’hypoglycémie et crise acidotique, je prends chemin le matin vers une aire au milieu de forêt, pas loin de chez moi. Au long d’un cours d’eau (un canal d’irrigation), au milieu des bois d’eucalyptus et acacias, je ne peux que constater ce qui affirment les auteurs russes : après un certain temps de jeûne, surtout à sec, il faut bouger et mettre le corps en contact avec la nature, surtout les plantes et l’eau. Là, non seulement on active la circulation sanguine et lymphatique, laquelle traîne avec le manque d’eau et les changements physiologiques, mais aussi parce qu’on a la chance d’éveiller notre “communication interne” avec le monde végétal.
En effet, nous, les humains et animaux, on vit normalement sur un mode “prédateur”, qui s’alimente d’autres êtres vivants, plantes ou animaux. Mais, lorsqu’on jeûne, on passe sur un autre mode de subsistance, un mode endogène, qui soit va puiser dessus ses propres réserves (la plupart des besoins), soit essaie de se fabriquer aussi un tout petit peu ce qu’il a besoin à partir de l’eau ambiante et l’air (le CO2 surtout). Tel comme nos “cousines ancestrales”, les plantes, notre corps essaie de réveiller nos codes génétiques primordiales et endormis, pour faire face au stress de la privation alimentaire exogène habituelle.
Et il y a là comme une “reconnaissance” mutuelle, entre nous et le monde végétal, qui est vraiment une sensation physique. Et je pense que cette “intégration” et communication aide beaucoup aux procès de régénération qui sont en cours.

Symptômes de la journée:
- L’estomac garde toujours ce “noeud” de malaise et une vague douleur. Je pense que ça prendra du temps pour tout résoudre. Le soir il y a des courants “électriques”, des douleurs aïgues, mais qui passent vite.
- La bouche est un peu sèche l’après-midi, et avec un goût pas terrible. Depuis la veille une petite ulcération dans la muqueuse est apparue. Ça fera un marqueur pour l’évolution des choses.
- La pression au cœur est un peu allégée, mais pas trop.
-L’énergie est encore bonne, je peux faire mes choses, me promener, mais toujours en prenant mon temps.

En faisant des massages au ventre (ça aide pas mal), je trouve une chose marrante : je peux sentir clairement une grosse artère qui pulse droit au milieu du ventre, un peu à gauche du nombril, mon aorte abdominale. Vu que les intestins sont vides et p-e un peu réduits, on peut sentir tout ce qui est là, jusqu’à la colonne vertébrale.

Après la 2è promenade du jour (si je pourrai, je ferai 2X1h jusqu’à la fin du JS), la bouche et gorge étant tjs un peu sèche, j’ai pris un bon bain de baignoire, avec du sel d’epsom, et je me suis senti bien plus hydraté.

Le soir j’ai mesuré à nouveau la glycémie et les cétones. Bizarrement la glycémie continue à descendre (53) mais je me sens beaucoup mieux que le matin et plein d’énergie. C’est sûrement à cause des cétones qui ont monté pas mal depuis le matin (5,6). La GKI est donc au niveau optimal de 0,5 (elle pourrait descendre encore ?). En principe, selon ce que j’ai vu, les cétones en jeûne oscillent entre 3 et 10.
Donc, la conclusion semble évidente : il ne faut pas trop se préoccuper que la glycémie remonte ou pas, mais plutôt veiller que la production de cétones soit à un niveau haut, puisque ça va constituer la base de la nouvelle alimentation endogène.
Le matin après la glycémie a encore descendu un peu (48) et les cétones ont monté un peu encore (6,0).

Jour 4
poids 61,6 kg (eau 34,3 kg - gras corrigé 12,6 kg )
glycémie 48
cétones 6,0
index GKI 0,44
fréquence cardiaque 74
urines 455 ml

Passé une bonne nuit et réveillé bien reposé. Je me demande si les insomnies rapportées par pas mal de jeûneurs ne sont dues à l’excès de toxines qui circule et qui rendent le corps pareil à un champ de bataille.
Le matin semble clair au dessus des brumes qui sont aux niveaux moyens. À 1.500m altitude il y a un petit canal qui traverse la forêt indigène, faite surtout de bruyères et des ajoncs (qui fleurissent maintenant). Il fait 6ºC, moins 10º que là bas... La grande humidité est agréable, je sens que l’eau rentre par la peu et ma bouche se réhydrate bien plus.
En voyant toute les gouttes d’eau de rosée qui brillent dans les buissons et petits arbres, je décide d’en goûter. C’est très bon, comme un néctar exquis, mais je ne sens pas envie d’avaler de gorgées d’eau. Au fait, ça comble un certain appétit pour l’eau, mais c’est totalement différent de combler sa soif. Après un temps, je me dis qu’il faut que j’en oublie parce que ça devient assez addictif...
Mais au total j’ai bu quoi ? 10-20 ml ?

De retour chez moi, l’après-midi la bouche sèche devient plus gênante. Je prends 30ml de rejuvelac et ça apaise ma gorge.

Symptômes de la journée:
-L’après midi j’ai la tête plus “absente”, p-e aussi à cause de passer trop de temps devant l’ordi...
- La bouche est plus déshydratée mais pas vraiment sèche. J’arrive bien à avaler. Par contre l’ulcération de la muqueuse devient gênante. Et le goût dans la bouche... vraiment pas terrible !
- Le mal à l’estomac “ronronne” presque en permanence. Il n’est normalement pas gênant, mais il n’y a pas non plus des signes que ça se guérisse. Je dirais que pour l’instant il est le centre par où passent toutes les toxines qui se dégagent. La zone du foie aussi un petit peu.

J’avais froid avant me coucher, j’ai donc pris un tas de couvertures et même une chaufferette électrique. Et voilà que je me réveille au milieu de nuit, avec une chaleur gênante et la bouche sèche. Après avoir bu quelques ml pour compenser, je prends ma température, histoire de confirmer cette “fièvre” du jeûne sec. Et c’est bien marrant pcq ça indique seulement 35,9º... Donc on peut bien supposer que les ours en hibernation, où leur température corporelle baisse plusieurs degrés, dans sa grotte où fait presque 0º, ils doivent rester bien confortables et “chauds”...

Le matin, la glycémie a baissé encore un peu plus (46) et les cétones continuent à monter (6,5).

Jour 5
Poids 60,7 kg (eau 32,7 kg - gras corrigé 13,2 kg ) -->il y a un problème avec le calcul du gras
glycémie 46
cétones 6,5
index GKI 0,39
fréquence cardiaque 65
urines 465 ml

Vu que je m’étais réveillé plein énergie, je prends chemin vers un autre parcours, un peu plus long, au milieu de la forêt humide.
(Avec une glycémie de 46, comment expliquer cette énergie à nos médecins et experts au fitness ?...)
Les 1ers 40min ont été fabuleux, je me sentais capable de faire 10km ou plus. En plus, l’eau ambiante, l’abondance de plantes qui enveloppait le chemin, la fraîcheur (7ºC) et l’humidité, tout ça donnait une bouffée d’énergie très bonne.
Parfois il y avait des trous dans les arbres par où le soleil passait. C’était bien de se réchauffer un peu, mais pas du tout pareil à l’énergie reçue de l’eau (je passais souvent les mains sous les petites cascades), des plantes et de l’air humide.
Là j’ai compris un truc.Shelton insiste sur les bains de soleil à ses patients jeûneurs. Et Filonov sur les bains en nature (pour les JS soft).Mais au fait, ce sont là justement les éléments qui équilibrent l’état du jeûneur, selon leur pratique respective. Dans le jeûne hydrique, c’est l’élément feu qui manque.Par contre chez le JS, c’est l’élément eau qui manque, donc tout le contact avec l’eau, l’humidité et les plantes, apporte une partie de cette compensation, sans passer par l’ingestion.

Mais après 45mn de marche, l’énergie a commencé à tomber rapidement, j’ai continué un peu, mais j’avais encore tout le chemin de retour. Lequel m’a pris environ 1h, en marchant lentement et ayant sous la main mon petit flacon de glucose, au cas où...
Morale de l’histoire: il faut se méfier de ces bouffées d’énergie, où on se sent capable de tout. Elles peuvent disparaître d’un coup et si on est seuls et loin, on se retrouve dans la m...e. Je conseille à tous les jeûneurs (secs) de toujours emporter une petite bouteille d’eau, et une dose de 15g de glucose (ou sucre).

Pour le reste de la journée, sans trop d’incidents, excepté la bouche qui crame avec un goût horrible, et une nausée croissante (qui aurait pu aller mieux avec une promenade dans les bois, mais j’avais épuisé mes énergies le matin...).

Je pensais de faire une sortie du jeûne relativement rapide, mais vu toute l’accumulation de toxines, le plus sûr sera de rester au moins 3 ou 4 jours avec des jus uniquement, et puis passer lentement aux autres choses.
Quand même il me semble avisé de trouver des moyens d’élimination efficaces pour la période de jeûne, qui ne dépendent pas du système digestif, ni des reins (pour le jeûne sec). Des bains, des massages à huile, etc. Le dr.Filonov utilise des sangsues, mais bon...

Une nuit avec plein de soif, chaleur et rêves agités. À 7h du matin je décide que ça suffit, il est l’heure d’interrompre le jeûne. Ou plutôt, passer vers un jeûne hydrique/de jus léger...

Jour 6 -Sortie du jeûne
Poids 60 kg (eau 32,3 kg - gras corrigé 12,9 kg )
glycémie 55
cétones 6,0
index GKI 0,51
fréquence cardiaque 70

Une journée à boire du jus de carotte, betterave et myrtilles, dilué à 1:3, du rejuvelac et de l’eau. Curieusement, ça semble bien satisfaisant. Physiquement, pcq psychologiquement je me retrouve à regarder un tas de vidéos sur cuisine, sur des plats dont je n’avais jamais pensé avant, et des restaus diverses. Mais pour l’instant ils ne me donnent aucune faim ni envie de les essayer tout de suite.
Pour la soif c’est une autre histoire. Pas exactement de soif, plutôt une sensation de bouche sèche, malgré passer tout le temps à prendre des liquides.

Cette fois je ne ferai pas l’erreur de ma précédente sortie des 4 jours de JS. J’avais planifié une transition douce, selon GA Voitovich, qui prenait environ 5 à 6 jours vers l’alimentation normale.Mais, après lire les avis de plusieurs spécialistes, je décide que les bénéfices du jeûne sont plus gros si on reste un certain temps dans une sorte de jeûne aux jus légers.

J’avais aussi prévu de refaire un nouveau cycle de jeûne sec fractionné, cette fois pour aller vers les 7 jours. Donc il serait comme ça : 3j JS + 4j refeed + 5j JS + 6j refeed + 7j JS. Les derniers 5 jours JS dans une hutte de montagne, plus 4 ou 5j du refeed aussi.
Mais ça ne commencera pas d’ici un mois (mon estimation initiale) puisqu’il faudra reprendre au moins 10 kg de poids, et avec toutes ces sorties et entrées du JS, ça risque de prendre plus de temps. P-e d’ici 2 mois, avec l’aide d’un peu d’exercice...

Le matin je suis surpris de voir mes cétones sont encore assez hautes (plus qu’au 3è jour de jeûne) et la glycémie a monté très peu. Donc la GKI reste en dessous de 1. Le truc cherché par les spécialistes,pour la sortie du jeûne, avec cette transition aux jus et peu de quantités, il n’est seulement pour des raisons digestives, mais je pense que surtout pour continuer la thérapie par la cétose et permettre déjà de se réalimenter (et réhydrater) et re-entamer l’élimination des toxines par les voies habituelles.

Jour 7 - Réalimentation
Poids 61,3 kg (eau 33,7 kg - gras (balance) 13,7 kg )
glycémie 60
cétones 4,4
index GKI 0,76
fréquence cardiaque 63

Malgré le déficit apparent de calories dedans le jus, je n’ai pas manqué d’énergie pendant la journée. Le soir, je pars même vers la marche habituelle (à pas rapide), presque 3km au long d’une route, qui monte un dénivelé de 200m. J’ai remarqué une chose intéressante : il n’y a plus de fatigue à la poitrine, qui se révélait normalement avant la fatigue des jambes. Là c’était le contraire, les jambes défaillaient à la fin, p-e par manque de glycogène suffisant et d’entraînement. Il me semble qu’un certain rajeunissement cardiovasculaire s’est opéré.

Sinon, j’aimerais demander à ceux qui sont sportifs, si aucun de vous a noté des améliorations visibles, et mesurables, des performances (fréquence cardiaque, VO2 max, etc), après qu’un minimum de récupération du jeûne soit faite ?

Après, j’avais un peu de faim, et le jus étant fini, j’ai fait un autre, aux oranges, mandarines et citron. Mais j’ai bu un peu de trop à la fois, et le pancréas réclamait déjà de l’excès de sucre auquel il n’était plus habitué...

Le matin, les paramètres continuent dans le sens de la normalisation. Je suis déjà dehors la cétose thérapeutique (GKI > 1), mais il est probable que ça aurait continué un peu plus si j’étais resté sur les jus de carotte et betterave. Mais bon, l’appétit fait son retour...
L’hydratation est encore loin de s’achever, au vu des valeurs absurdes du gras. J’avais 13,7 kg au départ, et maintenant 13,5 ??...

Jour 8 - Réalimentation
Poids 61,2 kg (eau 33,8 kg - gras (balance) 13,5 kg )
glycémie 80
cétones 1,6
index GKI 2,77
fréquence cardiaque 67

Voilà, je finis le récit de cette expérience. Ça a été une bonne introduction au jeûne, avec les bonnes et mauvaises leçons à en tirer. Maintenant il s’agit de récupérer une partie de mon poids initial (la totalité semble peu probable, quoique ça serait bien pour ré-entamer un nouveau cycle).

Pour résumer les bénéfices qui me semblent être arrivés:
-Amélioration du problème de l’estomac (mais c’est loin d’être guéri).
- Diminution de la rigidité cardio-vasculaire
- Meilleure appréciation de la valeur et goût naturels des aliments
- Esprit plus clair
- Moins de fatigue générale et besoin de dormir

Pour ceux qui sont en cours d’un jeûne long (ou pensent le faire), j’ai trouvé un tableau pour faire une bonne sortie du jeûne et éviter les problèmes, selon la méthode de Yuri Nicolaev, médécin psychiatre et expert du jeûne, aux années 70-80.
On y remarquera l’absence de fromage, oeufs, et surtout viande jusqu’à 1 mois...
Pour ma part, vu que j'ai p-e fait l'équivalent à 12-14 jours de hydrique, donc la moitié du temps du tableau, j'ai raccourci les temps vers la moitié environ. Mais on ne perd rien de faire plus, alors que faire en moins de temps ça apporte des problèmes sûrement.

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Jour 9 - Réalimentation
Poids 61,7 kg (eau 34 kg - gras (balance) 13,8 kg )
glycémie 77
cétones 1,1
index GKI 3,88
fréquence cardiaque 65


Dernière édition par Hermit le Jeu 14 Fév 2019 - 14:49, édité 7 fois

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Fred33 le Jeu 7 Fév 2019 - 14:41

Mais au fait tes graphiques ne montrent rien puisque souvent l'acidose dure jusqu'au jour 10 !
C'est quoi le GKI ?

Fred33

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Jeu 7 Fév 2019 - 14:59

Au fait, l'acidose dure tout le temps de jeûne (une fois dépensées les réserves de glycogène)...
La "crise acidotique" ne serait donc que l'étape de transition, où l'acidose monte, et le corps ne sait pas encore quoi faire.

Pour la GKI c'est expliqué dans mon post de hier, si tu lis...

Hermit

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Ven 8 Fév 2019 - 9:06

Jour 2
poids 63,7 kg (eau 35,8kg - gras 13,4kg --> corrigé 13,1kg )
glycémie 71
cétones 1,8
index GKI 2,19
fréquence cardiaque 69
urines 310 ml

La journée s’est passé mieux que je m’attendais. Une légère instabilité cardiaque, le mal d’estomac assez apaisé, presque pas de faim ni soif, pas de manque d’énergie appréciable, tout va mieux que le cycle précédent.
Évidemment, le temps s’écoule bien plus lentement (en plus je pourrai rester chez moi jusqu’au weekend) et il faut s’inventer des choses pour ne pas mourir d’ennui. Lire, voir un film ou une série.

Le soir, après une journée sans trop bouger, j’avais cette pression désagréable à la poitrine et le coeur qui battait plus fort. J’ai mesuré par curiosité la glycémie (64) et les cétones (3,8). Théoriquement je devrais être déjà dans la zone de guérison (GKI <1) mais vu que je ne me sens pas si bien que ça, on pourrait dire que je suis en pleine crise acidotique. Je suis parti vers une promenade plus tôt que prévu, histoire de voir si les toxines circulent et se dégagent mieux. Le malaise s’est arrangé un peu.

Pendant la nuit j’ai vu arriver la chaleur et un peu d’insomnie. Elles ne sont pas (encore ?) gênantes.
Le matin j’avais une bonne pression à la poitrine, le pouls à plus de 80, et la glycémie assez basse (59). Je pense que je suis arrivé au pic de la fameuse “crise acidotique”.
Je note aussi le pH de l’urine et de la salive, lesquels sont tombés depuis le 1er jour (ph urine 6,5--> 5,5/ pH salive 7--> 6). On verra si ça remonte un peu ou pas.

Jour 3
poids 63kg (eau 35,3kg - gras corrigé 12,9kg )
glycémie 59
cétones 3,9
index GKI 0,84
fréquence cardiaque 84
urines 360 ml


Dernière édition par Hermit le Sam 9 Fév 2019 - 9:31, édité 1 fois

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Sommerlund le Ven 8 Fév 2019 - 18:01

Bravo pour ce jeûne jusqu'ici !

Juste une petite remarque:
Quand je vous lis (tout les deux), je me dit que vous ne faites pas assez confiance au corps. Perso je n'en ai rien à battre de mon taux de sucre dans le sang, de mon poids du moment, de combien d'eau j'urine , etc. Faites confiance à votre corps, il va toujours vers la bonne santé pendant le jeûne. De quel façon exacte, avec quel symptômes, ce n'est que le corps qui le sait, pas la peine d'essayer de comprendre ou de "contrôler", laissez faire :-)

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Ven 8 Fév 2019 - 18:12

Merci pour l'encouragement !

Je prends toutes ces mesures,ce n'est pas par peur ou pour essayer de mener mon corps selon une ligne rigide.
C'est juste pour avoir une meilleure compréhension de ce qui se passe, histoire de, dans le futur, savoir que telle ou telle conjugaison de paramètres indique ceci ou cela.
Parce qu'il me semble que le jeûne n'est pas une cure magique qui se fait d'une seule fois (ni probablement en 3 ou 4), mais un procès qui demande une certaine répétition pour le reste de la vie. Pas aux niveaux demandés pour une guérison totale, mais au moins pour en garder les bénéfices.

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Sam 9 Fév 2019 - 9:26

Jour 3
poids 63kg (eau 35,3kg - gras corrigé 12,9kg )
glycémie 59
cétones 3,9
index GKI 0,84
fréquence cardiaque 84
urines 360

Pour essayer de contrer le malaise de l’hypoglycémie et crise acidotique, je prends chemin le matin vers une aire au milieu de forêt, pas loin de chez moi. Au long d’un cours d’eau (un canal d’irrigation), au milieu des bois d’eucalyptus et acacias, je ne peux que constater ce qui affirment les auteurs russes : après un certain temps de jeûne, surtout à sec, il faut bouger et mettre le corps en contact avec la nature, surtout les plantes et l’eau. Là, non seulement on active la circulation sanguine et lymphatique, laquelle traîne avec le manque d’eau et les changements physiologiques, mais aussi parce qu’on a la chance d’éveiller notre “communication interne” avec le monde végétal.
En effet, nous, les humains et animaux, on vit normalement sur un mode “prédateur”, qui s’alimente d’autres êtres vivants, plantes ou animaux. Mais, lorsqu’on jeûne, on passe sur un autre mode de subsistance, un mode endogène, qui soit va puiser dessus ses propres réserves (la plupart des besoins), soit essaie de se fabriquer aussi un tout petit peu ce qu’il a besoin à partir de l’eau ambiante et l’air (le CO2 surtout). Tel comme nos “cousines ancestrales”, les plantes, notre corps essaie de réveiller nos codes génétiques primordiales et endormis, pour faire face au stress de la privation alimentaire exogène habituelle.
Et il y a là comme une “reconnaissance” mutuelle, entre nous et le monde végétal, qui est vraiment une sensation physique. Et je pense que cette “intégration” et communication aide beaucoup aux procès de régénération qui sont en cours.

Symptômes de la journée:
- L’estomac garde toujours ce “noeud” de malaise et une vague douleur. Je pense que ça prendra du temps pour tout résoudre. Le soir il y a des courants “électriques”, des douleurs aïgues, mais qui passent vite.
- La bouche est un peu sèche l’après-midi, et avec un goût pas terrible. Depuis la veille une petite ulcération dans la muqueuse est apparue. Ça fera un marqueur pour l’évolution des choses.
- La pression au cœur est un peu allégée, mais pas trop.
-L’énergie est encore bonne, je peux faire mes choses, me promener, mais toujours en prenant mon temps.

En faisant des massages au ventre (ça aide pas mal), je trouve une chose marrante : je peux sentir clairement une grosse artère qui pulse droit au milieu du ventre, un peu à gauche du nombril, mon aorte abdominale. Vu que les intestins sont vides et p-e un peu réduits, on peut sentir tout ce qui est là, jusqu’à la colonne vertébrale.

Après la 2è promenade du jour (si je pourrai, je ferai 2X1h jusqu’à la fin du JS), la bouche et gorge étant tjs un peu sèche, j’ai pris un bon bain de baignoire, avec du sel d’epsom, et je me suis senti bien plus hydraté.

Le soir j’ai mesuré à nouveau la glycémie et les cétones. Bizarrement la glycémie continue à descendre (53) mais je me sens beaucoup mieux que le matin et plein d’énergie. C’est sûrement à cause des cétones qui ont monté pas mal depuis le matin (5,6). La GKI est donc au niveau optimal de 0,5 (elle pourrait descendre encore ?). En principe, selon ce que j’ai vu, les cétones en jeûne oscillent entre 3 et 10.
Donc, la conclusion semble évidente : il ne faut pas trop se préoccuper que la glycémie remonte ou pas, mais plutôt veiller que la production de cétones soit à un niveau haut, puisque ça va constituer la base de la nouvelle alimentation endogène.
Le matin après la glycémie a encore descendu un peu (48) et les cétones ont monté un peu encore (6,0).

Jour 4
poids 61,6 kg (eau 34,3 kg - gras corrigé 12,6 kg )
glycémie 48
cétones 6,0
index GKI 0,44
fréquence cardiaque 74
urines 455 ml

NOTE: j'ai changé l'ordre de la mesure des urines. Maintenant elles se rapportent à la journée de 24h qui vient de finir.

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Bountygong le Sam 9 Fév 2019 - 10:56

Bonjour Hermit,
et merci de ton témoignage très précis.
Je suis comme Sommerlund personnellement, je me laisse porter par le jeûne. Heureusement qu'il y a des esprits méthodiques et scientifiques comme toi pour enrichir les données !
J'ai sans doute manqué une info : qu'appelles-tu gras corrigé ?
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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Sam 9 Fév 2019 - 11:34

Bonjour Bountygong,

Merci, j'espère que ces données serviront au moins pour les futurs jeûneurs qui voudraient savoir où ils sont, par rapport aux différents phases du jeûne.

Le gras corrigé est une façon d'estimer le vrai gras corporel, sachant que les balances (à impedance, comme la mienne) ne donnent plus de valeurs fiables une fois qu'on sort de l'état hydraté normal. Donc le calcul repose sur la variation du poids total et du poids d'eau. Il y a quand même un presupposé qui est incorrect au départ, c'est de considérer que le poids de masse musculaire se consèrve. Mais il n'y a vraiment pas moyen d'estimer ce poids correctement (dans l'état de jeûne).

Donc bref : gras corrigé du jour = gras du jour précédent + (variation poids total - variation poids eau)

Hermit

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Bountygong le Sam 9 Fév 2019 - 16:01

Ok ! Merci pour ta réponse.
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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Dim 10 Fév 2019 - 10:23

Jour 4
poids 61,6 kg (eau 34,3 kg - gras corrigé 12,6 kg )
glycémie 48
cétones 6,0
index GKI 0,44
fréquence cardiaque 74
urines 455 ml

Passé une bonne nuit et réveillé bien reposé. Je me demande si les insomnies rapportées par pas mal de jeûneurs ne sont dues à l’excès de toxines qui circule et qui rendent le corps pareil à un champ de bataille.
Le matin semble clair au dessus des brumes qui sont aux niveaux moyens. À 1.500m altitude il y a un petit canal qui traverse la forêt indigène, faite surtout de bruyères et des ajoncs (qui fleurissent maintenant). Il fait 6ºC, moins 10º que là bas... La grande humidité est agréable, je sens que l’eau rentre par la peu et ma bouche se réhydrate bien plus.
En voyant toute les gouttes d’eau de rosée qui brillent dans les buissons et petits arbres, je décide d’en goûter. C’est très bon, comme un néctar exquis, mais je ne sens pas envie d’avaler de gorgées d’eau. Au fait, ça comble un certain appétit pour l’eau, mais c’est totalement différent de combler sa soif. Après un temps, je me dis qu’il faut que j’en oublie parce que ça devient assez addictif...
Mais au total j’ai bu quoi ? 10-20 ml ?

De retour chez moi, l’après-midi la bouche sèche devient plus gênante. Je prends 30ml de rejuvelac et ça apaise ma gorge.

Symptômes de la journée:
-L’après midi j’ai la tête plus “absente”, p-e aussi à cause de passer trop de temps devant l’ordi...
- La bouche est plus déshydratée mais pas vraiment sèche. J’arrive bien à avaler. Par contre l’ulcération de la muqueuse devient gênante. Et le goût dans la bouche... vraiment pas terrible !
- Le mal à l’estomac “ronronne” presque en permanence. Il n’est normalement pas gênant, mais il n’y a pas non plus des signes que ça se guérisse. Je dirais que pour l’instant il est le centre par où passent toutes les toxines qui se dégagent. La zone du foie aussi un petit peu.

J’avais froid avant me coucher, j’ai donc pris un tas de couvertures et même une chaufferette électrique. Et voilà que je me réveille au milieu de nuit, avec une chaleur gênante et la bouche sèche. Après avoir bu quelques ml pour compenser, je prends ma température, histoire de confirmer cette “fièvre” du jeûne sec. Et c’est bien marrant pcq ça indique seulement 35,9º... Donc on peut bien supposer que les ours en hibernation, où leur température corporelle baisse plusieurs degrés, dans sa grotte où fait presque 0º, ils doivent rester bien confortables et “chauds”...

Le matin, la glycémie a baissé encore un peu plus (46) et les cétones continuent à monter (6,5).

Jour 5
Poids 60,7 kg (eau 32,7 kg - gras corrigé 13,2 kg ) -->il y a un problème avec le calcul du gras
glycémie 46
cétones 6,5
index GKI 0,39
fréquence cardiaque 65

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Fred33 le Dim 10 Fév 2019 - 11:45

C'est plutôt avec l'eau qu'il y a un problème. Il faut espérer que ta balance est fausse, sinon tu te déshydrates clairement. Ce qui serait logique avec le gras qui ne descend pas beaucoup. Comment savoir ?

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Dim 10 Fév 2019 - 12:13

Oui, il y a sûrement une déhydratation. Mais pour l'instant elle serait légère. Le plus haut que j'ai mésuré c'était 57,1% (2 semaines avant) donc ça donnerait une diminution de 3,2%.

"Most people can tolerate a three to four percent decrease in total body water without difficulty or adverse health effects. A five to eight percent decrease can cause fatigue and dizziness. Loss of over ten percent of total body water can cause physical and mental deterioration, accompanied by severe thirst. Death occurs at a loss of between fifteen and twenty-five percent of the body water." -wikipedia

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Lun 11 Fév 2019 - 11:44

Jour 5
Poids 60,7 kg (eau 32,7 kg - gras corrigé 13,2 kg ) -->il y a un problème avec le calcul du gras
glycémie 46
cétones 6,5
index GKI 0,39
fréquence cardiaque 65
urines 465 ml

Vu que je m’étais réveillé plein énergie, je prends chemin vers un autre parcours, un peu plus long, au milieu de la forêt humide.
(Avec une glycémie de 46, comment expliquer cette énergie à nos médecins et experts au fitness ?...)
Les 1ers 40min ont été fabuleux, je me sentais capable de faire 10km ou plus. En plus, l’eau ambiante, l’abondance de plantes qui enveloppait le chemin, la fraîcheur (7ºC) et l’humidité, tout ça donnait une bouffée d’énergie très bonne.
Parfois il y avait des trous dans les arbres par où le soleil passait. C’était bien de se réchauffer un peu, mais pas du tout pareil à l’énergie reçue de l’eau (je passais souvent les mains sous les petites cascades), des plantes et de l’air humide.
Là j’ai compris un truc.Shelton insiste sur les bains de soleil à ses patients jeûneurs. Et Filonov sur les bains en nature (pour les JS soft).Mais au fait, ce sont là justement les éléments qui équilibrent l’état du jeûneur, selon leur pratique respective. Dans le jeûne hydrique, c’est l’élément feu qui manque.Par contre chez le JS, c’est l’élément eau qui manque, donc tout le contact avec l’eau, l’humidité et les plantes, apporte une partie de cette compensation, sans passer par l’ingestion.

Mais après 45mn de marche, l’énergie a commencé à tomber rapidement, j’ai continué un peu, mais j’avais encore tout le chemin de retour. Lequel m’a pris environ 1h, en marchant lentement et ayant sous la main mon petit flacon de glucose, au cas où...
Morale de l’histoire: il faut se méfier de ces bouffées d’énergie, où on se sent capable de tout. Elles peuvent disparaître d’un coup et si on est seuls et loin, on se retrouve dans la m...e. Je conseille à tous les jeûneurs (secs) de toujours emporter une petite bouteille d’eau, et une dose de 15g de glucose (ou sucre).

Pour le reste de la journée, sans trop d’incidents, excepté la bouche qui crame avec un goût horrible, et une nausée croissante (qui aurait pu aller mieux avec une promenade dans les bois, mais j’avais épuisé mes énergies le matin...).

Je pensais de faire une sortie du jeûne relativement rapide, mais vu toute l’accumulation de toxines, le plus sûr sera de rester au moins 3 ou 4 jours juste avec des jus uniquement, et puis passer lentement aux autres choses.
Quand même il me semble avisé de trouver des moyens d’élimination efficaces pour la période de jeûne, qui ne dépendent pas du système digestif, ni des reins (pour le jeûne sec). Des bains, des massages à huile, etc. Le dr.Filonov utilise des sangsues, mais bon...

Une nuit avec plein de soif, chaleur et rêves agités. À 7h du matin je décide que ça suffit, il est l’heure d’interrompre le jeûne. Ou plutôt, passer vers un jeûne hydrique/de jus léger...

Jour 6 -Sortie du jeûne
Poids 60 kg (eau 32,3 kg - gras corrigé 12,9 kg )
glycémie 55
cétones 6,0
index GKI 0,51
fréquence cardiaque 70

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Fred33 le Lun 11 Fév 2019 - 11:52

Tu auras sans doute remarqué que tu as brûlé la même quantité de gras que si tu avais fait un jeûne hydrique.

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Hermit le Lun 11 Fév 2019 - 14:17

Tu parles des derniers 5j ou de l'ensemble fait depuis début Janvier ?
Pour les 5j, c'est probable, puisqu'en 5j de JH qui ne suffisent pas pour atteindre un état stable de cétose, la perte de poids moyenne serait équivalente, je crois.

Pour le gras ça sera difficile de calculer la perte réelle avant de m'hydrater correctement.

Pour le poids total, pour atteindre le même point en JH ça t'a couté plus (en %) que moi.
Calcul estimé pour toi: 7j pour atteindre la cétose stable, et plus 5j pour respecter la proportion --> tu as perdu 12% de ton poids.
Pour moi : 3j pour atteindre la cétose stable, et plus 2j--> j'ai perdu 7,6% du poids.

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  patrick dupré le Lun 11 Fév 2019 - 14:39

Salut de Montpellier. Vous semblez avoir lu Shelton et vous parlez aussi de Finolov. Donc normalement vous savez que pendant un jeune hydrique il est mieu de rester au calme à se reposer. Si vous faite une marche de d’une heure ce qui est 6 km et en p’us En jeune sec ??? Et que vous avez un coup de fatigue?? Vous l’avez bien cherché il me semble ?? Par expérience , la perte de kg pendant une marche n’est pas la même que pendant un jeune au repos à la maison. J’ai réalisé ce genre d’experience De perte de kg il y a un an pendant mon jeune de 12 jours de février. Mon problème actuel est, que je n’ai plus de perte de poids après 5 jours de jeune ???

patrick dupré

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

Message  Fred33 le Lun 11 Fév 2019 - 15:27

Hermit, je vois seulement que j'ai perdu 2,1kg de gras en 7j, et toi 1,8kg en 5 jours, ce qui te met à 2,5kg en 7j, toutes proportions gardées c'est pareil que moi. Je ne vois pas en quoi ta cétose est correct au bout de 3j, elle est totalement insuffisante pour couvrir tes besoins en sucre et en eau, d'où ton hypoglycémie. Tu aurais dû brûler 600g de gras par jour, pas 350. 

Patrick,
quand tu dis plus de perte de poids au bout de 5j, tu parles de jeûne hydrique je suppose. Il serait bon d'avoir tes paramètres et notamment ta glycémie pour comprendre ce qui se passe (un testeur n'est pas très cher). Ma théorie c'est que tu t'es déshydraté durant ton dernier jeûne sec parce que ta cétose était insuffisante. Un testeur de glycémie te l'aurait dit. Si c'est le cas, il faudra ensuite réfléchir aux moyens d'accélérer la cétose.

Fred33

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Re: Essai au jeûne sec selon la méthode de Filonov

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