Science : Apoptose et jeûne (EfferveSciences)

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Science : Apoptose et jeûne (EfferveSciences)

Message  Luc le Lun 1 Oct 2012 - 22:17


Article particulièrement intéressant expliquant de façon scientifique le principe de l’autolyse ou le phénomène de l’apoptose. Ce phénomène, découvert il y a relativement peu de temps (1972), corrobore ce que Shelton expliquait déjà, bien avant cette découverte.

Apoptose :

Mort cellulaire programmée (selon un programme génétique établi).
C'est une composante normale du développement d'un organisme multicellulaire, qui aboutit à la mort de cellules particulières, à certains endroits, à un moment précis. L'apoptose sert notamment à éliminer les cellules "usées".

http://www.effervesciences.com/jeune-medecine.html


LE JEÛNE ET LA MEDECINE

En occident, le jeûne a intéressé certains scientifiques, en particulier à partir des années 20, alors qu’on connaissait peu à peu les bases de la physiologie du corps humain. On pouvait donner un sens médical au jeûne, mais à part quelques prêcheurs parfois célèbres comme le Dr Shelton, qui a accompagné (des milliers) de jeûneurs, le corps scientifique s’est toujours détourné de ce sujet, peut-être trop imprégné de sens religieux et de mysticisme ? C’est possible, ou bien trop simple et à la portée de chaque malade ? C’est aussi une explication, une méthode aussi simple, si elle s’avérait efficace, pouvait écorer le pouvoir médical.

Toujours est-il que les quelques prosélytes scientifiques, ainsi que des esprits non conformistes (comme les célèbres Succi et Merlatti, qui s’exhibaient en jeûnant (de 30 à 50 jours) pour gagner de l’argent, ou Estapper, un participant au ”tournoi athlétique de jeûne, qui dura 7 jours au Madison Square Garden en 1903 !), ont fait la démonstration que le jeûne est physiquement possible, sans altération de la santé, et au contraire en apportant aux tissus un regain de vigueur et de jeunesse.
Comment interpréter ces résultats, et que se passe-t-il physiologiquement pendant le jeûne ?
Dès que l’organisme a fini la digestion du dernier repas et réparti les nutriments selon plusieurs systèmes de stockage, commence un processus de consommation des réserves ( elles sont faites pour ça) et de catabolisme des tissus dont les cellules diminuent de taille pour céder une partie de leur contenu.

Dans les première heures du jeûne, l’organisme consomme le glucose (notre carburant « principal”) à partir du glycogène du foie et des muscles, mais ces réserves énergétiques s’épuisent très vite, et au bout de 48 heures, le relais est par d’autres voies de ”néoglucoformation”, à partir des acides aminés (donc catabolisme des protéines pour obtenir des acides aminés) et des acides gras (donc ”fonte des graisses” pour obtenir des acides gras.
Durant les deux premiers jours, l’organisme se met au repos et consomme ses superflus de glycogène. Ce n’est qu’ensuite que le jeûne provoque une ”digestion interne” de nombreux éléments cellulaires dont l’organisme se trouve ultérieurement allégé. Reste à savoir si ce phénomène d’autolyse est un phénomène physiologique sans danger, ou s’il conduit à des situations redoutables, délétères, voire mortelles…

Ce qui est sûr, c’est que la fonte cellulaire qui accompagne, toutes manifestations qui sont signe de mort cellulaire par nécrose, avec déversement dans l’organisme du cytoplasme gorgé de substances agressives, pyrogènes, dolosives. Aucun de ces symptômes qui sont ressentis lors de maladies infectieuses ou organiques n’apparaissent pendant le jeûne. Le jeûne n’est pas une maladie.
Pourtant, les cellules diminuent de taille, et certaines disparaissent.
C’est qu’elles subissent lors de l’autolyse un phénomène qui n’est connu que depuis quelques années, et qui est une des plus belle piste pour comprendre la vie : le phénomène d’apoptose.

Contrairement à la mort cellulaire par nécrose, qui est un phénomène maladif ou accidentel, où la cellule meurt pour des causes extérieures, souffre et déverse son contenu qui va agresser les cellules voisines (souffrance, inflammation, mise en route d’une réaction immunitaire), la mort cellulaire par apoptose est en fait un choix individuel de la cellule, selon des informations de l’écosystème immédiatement contigu (les tissus voisins, le taux de thyroxines…) ou alentour (la température, le cycle lunaire, etc.). Ces informations, en ” poussant ” certains gènes de l’ADN nucléaire, mettent en route une fragmentation de la cellule en des dizaines de petites vésicules qui contiennent toutes un peu de cytoplasme, un peu de fragments chromosomiques, un peu d’organites internes… mais qui gardent toutes une membrane intègre : pas un microgramme du contenu de la cellule en apoptose, ne se déverse dans le conjonctif.

L’opération se fait sans douleur. Et, bien en dehors du jeûne, l’apoptose est un phénomène universel, fondamental pour comprendre le développement embryonnaire, de nombreuses maladies aiguës ou chronique, le vieillissement, et jusqu’à l’évolution des espèces.



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Re: Science : Apoptose et jeûne (EfferveSciences)

Message  Luc le Lun 1 Oct 2012 - 22:22



C’est en embryologie, puisqu’on peut étudier l’évolution d’un embryon lors de son développement, qu’on a le mieux cerné l’importance et le sens biologiques de l’apoptose; L’embryon est en effet sans arrêt remodelé, comme sculpté par des mains invisibles qui ”poussent ” tel tissu, en ”retiennent ” un autre, enlèvent des parties entières du fœtus. La différence entre les orteils libres d’une poule et les pieds palmés d’un canard…c’est que chez la poule, l’apoptose a lysé dans l’œuf les membranes inter palmaires.

Au-delà de l’édification judicieuse des tissus, c’est également la mise en place des systèmes de relation et des systèmes cognitifs qui repose sur l’apoptose.

Exemple 1 :
les lymphocytes T (Tpour Thymus).
Une sélection impitoyable dans le thymus, élimine 97 % des jeunes thymocytes, ceux qui interagissent trop bien avec le ” soi ”, qui risqueraient d’attaquer des tissus de l’organisme (maladies auto-immunes), et ceux qui ne reconnaissent rien, qui sont donc inutiles. Résultat: les lymphocytes sont parfaitement efficaces pour contrôler, aux marges de l’individu (peau, muqueuses…), ce qui est déjà accepté comme étant du ” soi”.

Exemple 2 :
les connexions neuronales.
Nous possédons 100 milliards de cellules nerveuses, ayant chacune 10 000 connexions avec les neurones voisins. A priori, un fatras de cellules sans plan de montage ? Ce sont les connexions neuronales elles-mêmes, comme pour les lymphocytes, qui vont déterminer si certains trajets neuroniques sont utiles et efficaces (les cellules seront conservées) ou s’ils sont redondants ou inutiles (les cellules ”ressentent” alors un appel au suicide, à l’apoptose.
C’est par apoptose que le têtard fait disparaître sa queue, ses branchies, son intestin, que la chenille perd tous ses attributs d’apodes pour devenir papillon. Et à chaque fois, remarquons le en parallèle avec un jeûne absolu.

Certains diront (disaient, il y a encore quelques années…): ” pour la mise en place optimale des tissus et des systèmes, oui, l’embryon a besoin de ”se chercher ” et l’apoptose est une méthode judicieuse… mais chez l’adulte, tout est en place, un tel processus ne peut être que dangereux ”.
Eh bien non, ce processus n’est pas dangereux, et c’est même la règle de vie de toutes les cellules.

Les cellules de la peau, du sang ou de l’intestin, nées de cellules souches, déclenchent toute leur autodestruction au bout de trois jours… Les cellules de la muqueuse utérine, propices à une éventuelle fécondation, subissent cycliquement une apoptose qui va donner à la femme ses règles.

Un défaut d’apoptose, sous l’action d’hormones ou de troubles neurovégétatifs, et cette phase de rejet de cellules inutiles (en outre gorgées de bactéries) devient douloureux, car déterminée alors par un phénomène de nécrose, inflammatoire, algique.

A l’inverse, une tumeur cancéreuse est le fait de cellules qui ont un défaut d’apoptose : elles ne réagissent pas aux informations inductrices de ”suicide cellulaire” qui devraient les condamner.
Et devant l’inefficacité et les dégâts causés par les chimiothérapies agressives, une voie prometteuse aujourd’hui est plutôt l’apoptose (thérapies anti-angiogénèse) des cellules qui entourent la tumeur et qui la nourrissent.

C’est sans doute ce qui se produit, lors de jeûnes prolongés, quand on constate que les tumeurs palpables (seins, utérus) voient leur masse décroître jusqu’à parfois des guérisons définitives. (par EfferveSciences)

Pour plus de renseignements sur l'apoptose voir le lien suivant:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Apoptose


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