Jeûne de 19 jours et 16 heures : effets secondaires hypotension et oedèmes douloureux des membres inférieurs en position debout

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Jeûne de 19 jours et 16 heures : effets secondaires hypotension et oedèmes douloureux des membres inférieurs en position debout

Message  orangetta le Dim 15 Jan 2017 - 13:41

Bonjour à tous administrateurs du forum ainsi qu'à tous les participants et une bonne année 2017 sous le signe de la Santé Avec le Jeûne !

Avant toute chose, je tiens à remercier les créateurs et opérateurs de ce merveilleux site sur le Jeûne. Merci infiniment pour la qualité de vos suivis d'expérience, ainsi que pour toutes les ressources et connaissances par les plus grands auteurs dans le domaine.
Quand j'ai trouvé ce site tous mes espoirs de guérison et de renouvellement de ma santé ont enfin vu le jour. Il m'est enfin donné par l'effort et l'intelligence, la chance de reconquérir mon propre pouvoir de guérison et c'est fabuleux ! Je vous en suis très profondément reconnaissante à tous. Votre aide m'a été très précieuse.

Je suis une femme de 43 ans, je mesure 1.70 m et question poids j'ai pas voulu me peser volontairement afin de lever toute pression inutile pour ce long jeûne  et décidant de faire confiance entièrement à mon corps qui saura bien réclamer lorsqu'il aura franchi ses limites en matière de détoxication. Juste une indication: je faisais une taille 38 avant le jeûne et après jeûne une taille 34.  

J'ai envisagé ce jeûne au départ pour une durée de 21 jours, voire plus ou moins en fonction des capacités du moment dans les conditions qui ont été les miennes. J'ai pratiqué ce jeûne en période de travail, car il n'y avait guère d'autres choix. En famille et pendant les périodes de fêtes. Certes, d'un côté cela m'a imposé des pressions supplémentaires à gérer mais j'en ressors aussi plus persévérante et encore plus convaincue de la nécessité de développer ses propres capacités à se régénérer de l'intérieur par soi même. Cela m'a permis d'observer encore avec plus de discernement l'attitude de l'être humain face à l'égrégore de la nourriture.

J'ai réalisé ce jeûne pour me libérer de diverses souffrances physiques et morales que je détaillerai plus amplement les jours prochains. De même, j'ai pris des notes sur tout le déroulement de ce jeûne au jour le jour avec aussi la période de réalimentation. Car en l'état actuel des choses, je souhaiterais avoir votre aide pour comprendre ce que je traverse suite à ce jeûne. Pour faire court il est question de me sevrer des anti-dépresseurs pris sur de longues années, et de résorber mes douleurs de fibromyalgies, arthrite, lombalgies, sciatiques et rhumatismes.

- Début du jeûne sec sans eau sur 3 jours le 19/12/2016 à 6h
- Relai avec jeûne hydrique à l'eau Mont Roucous le 22/12/2016 à 6h
- Rupture du jeûne hydrique le 07/01/2017 à 22h

Je suis au 9è jour de réalimentation, et j'ai réintroduit par nécessité déjà les céréales avec et sans gluten mais en majorant les sans gluten ainsi que beaucoup plus de crudités et de fruits qu'avant et les huiles végétales. D'ailleurs je fais un peu le petit canard car je produis beaucoup plus de selles et c'est un peu inconfortable. Je n'ai pas encore introduit d’œuf, ni poisson, encore moins la viande ni les laitages pour la bonne raison que je suis végétarienne depuis déjà plusieurs années.
Ma langue est enfin plus rosée et moins fébrile mais reste insipide et reconnaît surtout le salé et les épices relevées: poivre, gingembre, piment. J'ai toujours un écoulement visqueux transparent en arrière gorge et en permanence depuis la reprise alimentaire. Les nausées et spasmes de l'estomac se sont dissipés.
Et depuis ma reprise du boulot vendredi 13/01/17 d'une part ma tension remonte très lentement, j'ai toujours des vertiges en étant debout mais ce qui m'inquiète davantage c'est l'apparition d’œdèmes douloureux généralisés et très importants des membres inférieurs. Je ne peux même plus me baisser en pliant les genoux, et la marche pour mes déplacements en est compromise. Je suis aide-soignante de nuit et mon travail se fait principalement debout. Et à mon réveil, mon visage est tout bouffi, j'ai remarqué aussi que j'éliminais moins d'eau en comparaison de ce que je bois. Je n'avais pas de grands troubles circulatoires auparavant même s'il y avait des prédispositions. Il est vrai que par rapport à mon hypotension, je mange beaucoup plus salé dans le pain, les galettes toutes prêtes, les fromages de tofu, les olives etc car je recherche le goût salé : est-ce un réel besoin de mon organisme ou simplement parce que je me lasse de manger sans retrouver la saveur des aliments ? Je ne ressens même plus le goût acide des fruits et le goût sucré ne passe vraiment pas.Et puis, étant donné mon petit 8.5 de tension et la nécessité de travailler j'ai pensé qu'il me serait bénéfique de manger salé pour remonter un peu cette tension. Je suis vraiment très inquiète, ne sachant vers qui me tourner sans avoir à expliquer que j'ai fait un jeûne hydrique. Auriez-vous des conseils à me donner et des expériences à me partager svp , c'est assez urgent ? Est ce que c'est un mal transitoire ou quelque chose qui s'est déréglé ?

J'ai hâte de trouver vos réponses et vos orientations.
Bonne soirée.

orangetta

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Re: Jeûne de 19 jours et 16 heures : effets secondaires hypotension et oedèmes douloureux des membres inférieurs en position debout

Message  Luc le Dim 15 Jan 2017 - 22:36


Merci pour ton témoignage !

Je regarderai ça plus attentivement demain. Ici au Québec il est 21:37h et je dois quitter.

Donc à demain
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Re: Jeûne de 19 jours et 16 heures : effets secondaires hypotension et oedèmes douloureux des membres inférieurs en position debout

Message  Luc le Lun 16 Jan 2017 - 9:55

Tu dois d'abord m'expliquer une chose, tu dis avoir exécuté ton jeûne en travaillant mais, tu écris également que "tu as repris le boulot depuis le 13 janvier".

Comme tu le sais sans doute, jeûner en travaillant, plus particulièrement si le travail est plutôt physique, un peu comme le tien, le jeûne est peu thérapeutique.  Il est donc possible que les résultats positifs ne se soient pas vraiment manifestés.  Il se peut également que l'autolyse soit amorcée mais non suffisamment pour régler tes ennuis et que tu sois actuellement en crise d'élimination.  On sait, selon les experts, que divers symptômes peuvent se produire, provoquant ou augmentant des réactions à des endroits où nous avons des ennuis actuels ou passés. D'ailleurs, les maux de jambes, selon Boudreau, sont le lot de ceux qui travaillent debout.

L'écoulement dans l'arrière gorge fait partie des excrétions rejetées par l'organisme, c'est un symptômes indiquant que l'autolyse agit.  Beaucoup de femme ont également des sécrétions vaginales durant le jeûne et cela se poursuit un certain temps lors de la réalimentation.

En te lisant, on note que tu as une multitude d'ennuis de santé relativement importants (fibromyalgie, arthrite, rhumatisme ...) des ennuis qui demandent généralement des jeûnes de plusieurs semaines au repos, ce qui ne semble pas avoir été le cas.

Concernant l'œdème, le fait de manger un peu trop salé n'aide certainement pas.  Il y a un dilemme car ta tension artérielle est basse et, normalement pour la faire remonter, nous devons boire davantage et manger un peu plus salé ... Est-ce que généralement, en dehors du jeûne, ta tension est plutôt basse ?

Ton jeûne a-t-il été exécuté au repos ?

Je ne peux pas t'en dire plus, j'ignore ce qui se passe réellement.  Il semble, si j'ai bien compris, que l'œdème soit apparu lors de la réalimentation.

Redonnes-nous des nouvelles.
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Précisions sur la réalisation de mon jeûne hydrique

Message  orangetta le Mar 17 Jan 2017 - 11:17

Bonjour Luc,

Merci infiniment pour ta réactivité: je me sens soutenue et écoutée et cela est très important.

Voilà les compléments d'informations à mon expérience.

- JEUNE ET TEMPS DE TRAVAIL : 7 nuits
- JEUNE ET TEMPS DE REPOS : le 7/12/16 ai pris 7 jours de congés, ai travaillé la semaine avant mon jeûne qui lui a démarré le 19/12/16.
- Sur toute la période jeûnée j’ai eu 10 jours de « vrais » repos partagés entre chez moi (3 jours) et en chambre d’hôte à la campagne
(7 jours). Les autres 2 jours ne sont pas comptés comme des repos étant donné qu’il s’agit d’un jour de sommeil après une nuit de travail.
- Réalimentation et temps de travail : reprise du travail au 2è jour complet de réalimentation avec nausées, spasmes de l’estomac, hypotension, vertiges. Donc 1 seule nuit de travail puis ai posé 5 jours de repos. Ai repris le 13/01/17 pour 3 nuits de travail successives : et à ce moment-là, premières apparitions d’œdèmes douloureux et essoufflements à la 3ème nuit. J’ai donc de nouveau posé 6 jours de repos pour faire des bilans sanguins et voire avec un homéopathe et me drainer.

- Mon poste de travail est idéalement peu physique dans certains services car les manipulations peuvent être  faites avec de l’aide matérielle et humaine à 2. D’autre part, chaque fois il m’a été possible de faire la majeure partie des préparations assise et de m’organiser comme je l’ai souhaité. Avec beaucoup de chances, j’ai été peu sollicitée par les patients qui étaient bien portants à ce moment-là et donc j’ai été certes éveillée mais peu active. D’ailleurs je compte bien poster mes découvertes de capacités intellectuelles renouvelées pendant cette période. J’ai aussi déjà retiré d’énormes bénéfices sur le plan émotionnel entre autres choses.

- Aussi, ma tension artérielle est autour de 12.6 dans les meilleurs jours mais habituellement je suis plutôt à 11.6

- Effectivement, les œdèmes sont apparus post jeûne, en période de réalimentation mais pas tout au début et surtout lors de ma station debout prolongée lors de ma reprise du travail sur le week-end de 3 jours. Car, cette fois je me suis retrouvée dans un service avec de la manutention et donc la nécessité d’être à la verticale. De plus, voyant que ma tension ne remontait pas et que le jour de reprendre le travail se rapprochait, étant donné que je me sentais toujours aussi faible, j’ai un peu triché pour faire remonter cette tension en avalant beaucoup d’aliments salés. J’ai l’intention de poster mon suivi de réalimentation très prochainement.

- Physiquement il y a eu de nombreuses manifestations d’autolyse tout le long du jeûne mais surtout à partir de la 2 ème semaine. Je fais cette réponse dans un nouveau post car c’est un peu long.

orangetta

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Manifestations de l'autolyse

Message  orangetta le Mar 17 Jan 2017 - 11:54

Physiquement il y a eu de nombreuses manifestations d’autolyse tout le long du jeûne mais surtout à partir de la 2ème semaine.


- 1er jour : pas de signe particulier

- 2e  jour : douleur au niveau intestinal à droite et transversal qui partent le 3ème jour – petits boutons rouges sur la joue droite jusqu’à la fin du 3e jour

- 3e  jour : écoulement nasal externe très fréquent : clair et fluide et quelques sécrétions épaisses jaunes dans la bouche.

- 4e  jour : yeux très blancs mais les jours suivants ils redeviennent comme gris – selle normale malodorante importante.

- 5e  et 6e jour : 23 et 24 / 12 = ** règles très abondantes pas habituels avec caillots mais sans douleur par rapport à d’habitude avec des algies au niveau des reins et de l’appareil génital
** au lever arrivée des règles environ ½ verre mais par rapport à d’habitude pas de préalable avec des sécrétions marrons

Question : ces règles était-ce une détoxination ?

-  pendant ces 2 jours : grande faiblesse, au ralenti – avait besoin de rester au lit mais obligée de faire les courses en famille. Puis ai cuisiné pour mes collègues du soir une salade crue car c’était mise en commun des repas pour le 24/12 . Bien-sûr, je n'ai pas mangé.
- Puis j’ai travaillé la nuit de 21h à 6h : un peu étourdie, je fais beaucoup d’aller et retour car j’oublie des choses. A part cela je me sens bien : pouls normal et bonne vigilance.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
- encore 5e  et 6e  jour  et 7e  jour: 23 et 24/12 = tête qui tourne quand je la baisse ou regarde sur les côtés : même en faisant très lentement. Douleur aiguë en pointe et circulaire entre les 2 omoplates. A couper le souffle. 1 fois la nuit du 24/12 et plusieurs fois la nuit du 25/12 mais douleur très discrète au repos, assise et allongée. Douleur qui apparaît quand je suis à la verticale, debout même sans aucun effort physique.

Question : ces douleurs dorsales était-ce une détoxination ?

- 7e  jour à mon réveil vers 15h : raideurs des ischios jambiers. Puis évolution en soirée de courbatures dans les mollets. Sans effort quelconque. Bille de selle très noire, malodorante  mais normale.

Pendant ces 7 premiers jours : améliorations

- psoas décontracturé mais réflexe de crispation toujours présent
- douleurs lombaires beaucoup  moins intenses
- comportement moins timide, prend plus de risques pour aller vers des gens qui me faisaient peur, plus d’affirmation, des nœuds se défont car plus d’estime de moi-même, je retrouve une joie de vivre certaine en l'absence de tout traitement médicamenteux.
- gencives ne saignent quasiment plus
- tête ne gratte presque plus: anciennes pellicules sèches
- des émotions négatives remontent aussi.

- 8e ,   9e  et 10e  jour : état stationnaire

- 10e  et 11e  jour : nausées et raideurs estomac, frissons : qui réveillent la nuit, disparition des courbatures dans les mollets, réapparition de la contracture du psoas à droite mais légère, douleur bien moindre au milieu des omoplates : seulement un point. Comme une « faim » intense qui tenaille, se manifestant plusieurs fois et longtemps, tête qui tourne uniquement le 11 dans ma nuit de travail. Changement positif par grande tolérance à la lumière la nuit au travail car maintenant je peux allumer la grande lumière plutôt que juste la rampe lumineuse comme avant. Une sensibilité accrue au froid : superposition de vêtements, de couettes, bonnet, gant écharpe, 2 paires de chaussettes pour dormir, un peignoir en polaire, un pyjama + un t shirt manche longue, un par-dessus capuche type cycliste. Urines foncées mais qui ne sentent pas. Faiblesse dans le haut du corps et dans les cuisses, au ralenti. Glycémie le 11e jour à 4h = 0.52 et pouls = 74. Je parle avec aisance et je suis plus structurée et moins parasitée par des pensées négatives d’infériorité. Au boulot : je fais de très belles relèves. Et je suis encore plus précise. Je vise de mieux en mieux l’essentiel et je suis plus pragmatique : je suis à l’aise pour demander de l’aide et je dissipe quelques anciennes colères.
J’accepte de laisser à chacun sa responsabilité. Je dissipe mon ancienne culpabilité gardant mon énergie pour moi alors qu’avant je l éparpillais pour essayer de créer des liens sympathiques avec des collègues ou famille qui ne faisaient pas l’effort dans le même sens. Je pense davantage à ma préservation et je laisse les gens  qui m’aiment venir à moi et les autres ceux qui me jugent et me critiquent je les laisse libres et responsables de leur choix. Sommeil récupérateur et raccourci car avant le jeûne je dormais beaucoup trop parfois 7h et souvent plus jusqu’à 10h-12h. Par contre, épuisée lorsque je discute plus de 1h pendant cette période de jeûne.

- 12e  jour : urines foncées nauséabondes : douleurs fibromyalgie et rhumatismales habituels accentuées par le froid. Exemple : au bout d’1 heure de conduite mal aux fesses surtout osseux et les hanches surtout la nuit quand je suis sur le côté : étant forcée de changer de côté très très régulièrement. Genoux en tailleur qui se déplient difficilement. Points d’appuis rapidement rougis et douloureux. Aucune position ne me convient.Tête ok, psoas ok, dos ok., sensation de « faim » atténuée mais toujours présente. Émotionnellement j’étouffe dans cet environnement familial intolérant face à mon jeûne et qui me sollicite en permanence. J’envisage d’aller me reposer à la campagne pour me donner toutes les chances d’aller au bout de ces 21 jours de jeûne que j’aimerais tellement réussir à atteindre. J’exprime mon épuisement de différentes manières à chacune de mes 3 sœurs et à ma mère : physiquement, moralement, mais chacune demeure sourde à mon appel. GRANDE DÉCISION : m’isoler au calme dans un endroit loin de toute sollicitation, agitation, jugements : car épiée et pression sur mon jeûne hydrique et aucun soutien de ma famille mais au contraire transferts de leurs peurs et doutes (en fait reflet d’eux-mêmes)Je décide qu’ à chacun de mes repos je partirai me réfugier et me reposer loin de cette influence négative. Le « Jour J » est arrivé et j’annonce donc sans préavis que j’ai besoin de repos et que je pars 3 nuits et 4 jours seule en pleine nature dans une auberge. Ainsi  je me désengage et je délègue le plus possible pour accompagner aux rdv. Bien-sûr : tentative de leur part de me culpabiliser et de me retenir.
Ainsi je suis maintenant arrivée dans mon auberge et c’est un pur bonheur !  J’ai déjà moins de crampes d’estomac. Les nausées vont et viennent. Les gargouillis, gaz et rots sont bien-sûr présents depuis le début du jeune.

- 13e jour : urines foncées avec odeur âcre forte

Question: (acétone ?/ammoniac ?).

Saignements utérins légers en dehors des règles et cela depuis maintenant 3 jours. « Faim » toujours présente mais plus espacée présente même au repos dans le lit. Point de douleur de type point de côté sous les omoplates comme si j’avais porté une charge lourde. Psoas récidive par moment.  Pincement dans les vertèbres sacrées à droite (moins intense qu’en dehors du jeûne) Genoux douloureux quand ils sont pliés, jambes qui s’engourdissent quand elles sont allongées, plis des bras et épaules douloureuses : mais tout cela est déjà présent lors des poussées de la fibromyalgie dans l’année. Estomac rigide. Point douloureux dans le bas de l’intestin droit. Toujours froid et frissons quand je bois de l’eau tempérée. Grosse sieste dans l’après-midi pendant 3h. Je suis sortie 1h prendre le soleil et marcher 20 min très très lentement. Point douloureux comme point de côté sous l’omoplate droit (en fait tantôt à gauche ou à droite). Très grande faiblesse dans le haut du corps, tout est très difficile après cette longue sieste : refaire mon lit, me lever, monter des escaliers, m’habiller, aller aux wc. Épaules lourdes et ankylosées plus que d’habitude. Mais j’ai le moral et je ris et je communique parfaitement et même en anglais car mes aubergistes sont hollandais et connaissent peu le français. En plus, elles sont très intéressées par mon expérience du jeûne et pensent se lancer. Bien-sûr, je leur communique  l’adresse du site jeune et santé mais elles ne lisent pas le français et pensent acheter des ouvrages traduits en anglais ou hollandais…Aujourd’hui, J’ai presque tout fait couchée et assise après cette sieste. La nuit : petites aigreurs d’estomac (avant de jeûner grosses aigreurs qui ne laissaient plus rien passer)

- 14e jour : « faim » qui taraude avec douleurs à l'estomac intenses et quasi continuelles, qui vont crescendo à partir de 23h. Puis elles se calment une fois allongée sur le dos et sur le ventre, avec un coussin qui appuie dessus, massages et chaleur. Épaules lourdes difficiles de lever les bras comme engourdis et chaque mouvement est inconfortable et demande beaucoup d’efforts. Plis des bras qui tirent. Sciatique naissante dans  la cuisse D et haut de fessier D mais s’estompe rapidement (sciatique déjà présente avant le jeûne et bien plus intense) Régurgitation petite en m’allongeant mais ravalée car prise au dépourvu. Au réveil, pincement vertèbre sacrée D. Urines foncées le matin mais plus claires le soir mais pour toutes les 2 des odeurs fortes. Langue pâteuse blanche sans odeur. Nauséeuse en soirée et au coucher. Toujours petit blocage autour des omoplates tantôt l’une tantôt l’autre.

- 15e jour : douleurs intenses de l’estomac comme si j’avais « faim ». Estomac dur. Petites piqûres au niveau des varices naissantes mollet gauche. Frilosité. Douleur comme point de côté sous omoplate gauche. Dans la nuit de travail : douleur dans le milieu du dos, fatigabilité, pas de patience, besoin de calme et d’éloignements des sollicitations. Quelques hypotensions orthostatiques. Langue très blanche, soif régulière mais à ce stade la soif disparaît et je bois seulement plusieurs petites gorgées d’eau à la fois. Bras  et épaules lourds. Urines foncées et odeurs fortes. 1er pet malodorant.

- 16e jour : nuit de travail : langue chargée blanche, je bois beaucoup de petites gorgées d’eau mais je n’urine pas autant que je bois par contre je transpire énormément. Toujours frileuse. Douleurs aux reins et barre dans les lombaires : comme un syndrome prémenstruel mais qui n'en est pas un . Dos lourd, besoin de repos et de récupérations rapprochées et renouvelées surtout  assise, et jambes levées ou dos arrondi. Saignements utérins, pas beaucoup de force physique. Très précise et  réfléchie, bon raisonnement. Urines claires et foncées. Estomac plus détendu et souple. De moins en moins envie de boire, l'eau ne passe plus aussi facilement. Douleur type crampe sous omoplate gauche. Nombreux soupirs et besoin d’air frais. Haleine un peu fétide. Plus dans le partage et plus communicante, ose aller vers les autres, plus d’assurance aussi: très net au travail et en société. Psoas se contracte brièvement puis se détend. Difficultés à rester plus de 5 min debout pour discuter, cela me donne des nausées voire des malaises. Je fais les choses de + en + assise.

- 17e jour : langue moins blanche, un peu + rosée, goût sucré dans la bouche en permanence et qui donne encore moins l’envie de boire. Petit blocage sous omoplate D. Ai pris la voiture pendant 2h30 : toujours les mêmes douleurs intenses qu’avant : os fessiers et hauts des cuisses postérieures. Efforts intenses pour m’habiller, pour allonger les bras. Je m’organise stratégiquement pour faire l’économie des déplacements. Articulations pouce D et gros orteil D craquent toujours comme avant. Constat que la peau du visage est  encore plus ridée qu’avant. Gros travail sur le ménage de tout ce que je garde d’inutile et qui prend trop de place dans mon quotidien matériellement et émotionnellement . Libération progressive de la procrastination. Estomac de nouveau tendu et crampes comme si j’avais « faim ».Cette sensation  arrive bien à se calmer avec le sommeil mais dès que je suis réveillée ça recommence :

Question : cette douleur à l’estomac , serait-ce un nettoyage émotionnel ?

Soupirs. Nausées. Dès le début de soirée et dans la nuit : éructations nombreuses, bâillements, ballonnements. Dans la nuit : dans mon sommeil, énorme contraction dans mon flanc D qui m’a réveillée.

- 18e jour : goût trop sucré sur la langue, qui ne m’aide pas à boire. Nausées, abdomen proéminent, météorismes.  Besoin de grand air frais, je me sens étouffer, diaphragme comprimé. Sécrétions salivaires chargées: pâteuses et un peu jaunes avec odeur fétide en journée, odeur améliorée en soirée. Point douloureux timide milieu de l’intestin D. Ai réussi à calmer un temps les nausées dans l’estomac en roulant une écharpe et en la plaçant à l’emplacement de l’estomac et je me suis couchée dessus. J’ai ressenti un bienfait immédiat puis au bout de 10 min j’ai fait quelques mouvements de va et vient de droite à gauche et de bas en haut. Comme un massage doux mais plus efficace qu’avec les mains. Nuit très inconfortable et même douloureuse : depuis le tube gastrique et dans toute la continuité verticale en passant par des parties des intestins jusqu’au bas du ventre : raideurs, nausées, réflexes de vomissements, renvois gastriques type bile qui brûlent la gorge mais ravalée sans réfléchir, sensation de cœur qui bat dans l’abdomen. Très difficile de boire dans ce cadre-là, surtout que j’ai soif mais que l’eau a un goût désagréable à cause de la salive et de la langue sucrées.

- 19e jour: milieu de nuit : fortes nausées affaiblissantes atténuées en sentant l’huile essentielle de menthe poivrée. Lourdeurs des épaules, bouche redevient sucrée et l’eau passe difficilement malgré la soif.  Frissons, extrémités gelées. Une selle semble vouloir s’expulser depuis 2 jours mais peu de péristaltisme et pas la force non plus. Cœur qui bat dans le ventre. Goût métallique du fer dans la bouche à plusieurs reprises. Courbatures dans les mollets. En journée : goût sucré dans la bouche bien estompé, ce qui me permet de boire car j’ai bien soif. Nausées et tension de l’estomac en répit. Bien jusqu’à environ 14h puis dès que je me remets debout les inconforts recommencent, et persistent même assise. Urines très foncées et malodorantes. Bouche moins chargée moins blanche et plus rosée et moins de secrétions salivaires pâteuses. Gaz et pets putrides. Bien que quand je dors.

- 20e jour (16 heures de jeûne) : filets de sang dans les sécrétions nasales. Crachats au réveil comme depuis le début du jeûne, langue de nouveau pâteuse, haleine malodorante. Nausées, réflexe vomitif. Estomac et intestins hypertendus, avec douleurs devenant insupportables, m’empêchant de dormir. Sensation d’étouffement, de diaphragme comprimé, besoin d’air et de marcher mais plus de force. J’économise mon énergie, je sors donc juste 20 min prendre l’air en statique. Massage abdomen avec 2 gouttes huile essentielle citron et 2 gouttes de menthe poivrée dans 1 cas d’huile. Impatiente d’arriver au bout de ce jeûne. Douleurs lombaires furtives tout comme pincements des disques. Les huiles ont atténué l’acidité et les aigreurs. Cela m’a permis de me doucher, de prendre l’air et de discuter un peu.

orangetta

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Re: Jeûne de 19 jours et 16 heures : effets secondaires hypotension et oedèmes douloureux des membres inférieurs en position debout

Message  Luc le Mar 17 Jan 2017 - 15:31

Je viens de lire tes messages.  On peut dire que tu ne l'as pas facile ce jeûne.  Mon épouse a ce type de réactions durant ses jeûnes exécutés au repos complet, ne se levant qu'avec difficulté pour aller uriner.  Ouf ! Toi, en plus tu dois ou a dû travailler certains jours, c'est presqu'incroyable de réussir à faire les deux en même temps, étant donné ta situation.  Malheureusement, les journées où tu dois travailler, la régénération s'arrête ... pourquoi ?  Voici la réponse : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ce jeûne semble t'avoir fait un bien énorme sur le plan psychologique ... et c'est un des bienfaits du jeûne.  On peut lire ceci des biologistes Rocan et Boudreau, deux spécialistes du jeûne québécois ainsi que Shelton :

"Le comportement homéostatique de l'organisme s'est toujours révélé d'une logique infiniment supérieure à celle de l'intellect humain. (...)

"Tout au long du jeûne, l'organisme procède par étapes bien définies avec une sagesse et une compétence qui feraient pleurer de jalousie tous les prix Nobel des deux dernières décades."

"Toutes les énergies de l'organisme se liguent pour autolyser un foyer d'infection à la fois, et le plus urgent en premier lieu. Ce processus nous est signalé par la douleur ou le malaise que l'on ressent. C'est la même douleur ou le même malaise que l'on ressentait avant le jeûne (céphalée, rhumatisme, arthrite, ulcère d'estomac, sinusite ...). Il y a toute fois une différence: la douleur est atténuée et bien endurable et ne dure que quelques jours. Après ce temps, elle disparaît et ne revient plus. On sent que le nettoyage a été fait à fond. Ce processus constitue le meilleur diagnostic qui soit." (Rocan)
"Tous les pouvoirs essentiellement mentaux de l'homme s'améliorent pendant le jeûne. La capacité de raisonner est augmentée. La mémoire est améliorée. L'attention et l'association sont stimulées. Les forces soi-disant spirituelles de l'homme- l'intuition, la sympathie, l'amour, etc ... - sont toutes augmentées. Une véritable régénération s'opère sur toutes les qualités intellectuelles et émotionnelles de l'homme. A aucun autre moment, les activités essentiellement intellectuelles et esthétiques ne peuvent être aussi brillamment poursuivies que pendant le jeûne." (Shelton)
"Il est connu que quand on jeûne, on a plus de mémoire, plus de lucidité, voire une intuition aiguisée. On résout souvent des problèmes et on planifie le futur de façon plus claire. On ressent une sensibilité accrue, qui nous mène vers un état d'harmonie avec nous-mêmes.

Le jeûne représente donc un formidable voyage intérieur, car il remue des forces psychiques et mentales qui étaient freinées; cette restructuration psychique produit des effets qui se répercutent au-delà du jeûne. (...)

La détoxication physique de l'organisme procure par elle-même un mieux-être psychologique. Au fur et à mesure que progresse la détoxication physiologique, l'état de l'organisme s'améliore et le jeûneur se sent de mieux en mieux. Une personne dont l'organisme est détoxiqué éprouve une profonde sensation de paix et de sérénité. Elle ne se sent plus tourmentée et inquiétée par ses maladies et ses malaises.

Enfin, si nos troubles physiologiques sont d'origine psychosomatique, la détoxication et le rééquilibre physiologiques amenés par le jeûne ainsi que l'assouplissement thérapeutique du moi qui facilite la résolution de conflits internes, procurent un effet combiné de guérison psychologique et physiologique: puisqu'il est résolu sur les plans psychologique et physique, le problème psychosomatique est définitivement éludé." (Boudreau)
L'ensemble de tes symptômes n'est pas anormal en soi.  Toutes ces sensations font partie des réactions dues à l'autolyse.  Il y a cependant des cas où les douleurs peuvent être provoquées pour d'autres raisons que l'autolyse.  À titre d'exemple : un déplacement vertébral qui en principe pourrait être réglé par le jeûne mais qu'un "coup de main" d'un chiro ou d'un ostéopathe pourrait aider.  Les ennuis d'estomac également devraient en principe être réglés par le jeûne, mais ce n'est pas toujours le cas et certains ont dû arrêter le jeûne car il ne semblait plus régler le problème et l'augmentait ... selles noires étant un indice d'ulcère et de saignements.

En jeûne, lorsque les douleurs, peu importe où elles se situent, peuvent être diminuées en prenant un peu de jus de fruit à l'occasion afin de diminuer l'autolyse et donner un peu de répit au jeûneur. On peut également appliquer de la chaleur aux endroits douloureux.

Je dois quitter pour l'instant, mais je reviendrai ce soir pour répondre à tes questions posées.

Je suis très fier de toi !

À bientôt !
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Re: Jeûne de 19 jours et 16 heures : effets secondaires hypotension et oedèmes douloureux des membres inférieurs en position debout

Message  Luc le Mer 18 Jan 2017 - 0:59

Question : ces règles était-ce une détoxination ?

Il arrive fréquemment, que durant le jeûne, les règles se "dérèglent", arrivant plus tôt que prévu.  Malgré tout, le jeûne agit toujours positivement à ce niveau, et les femmes ayant des règles douloureuses habituellement, note une amélioration à ce niveau.

Question : ces douleurs dorsales était-ce une détoxination ?
Les douleurs à divers endroits durant le jeûne indiquent qu'il y a un problème à régler à ces endroits.  Pour cette raison, souvent un seul jeûne ne réussit pas à tout régénérer.  Cela peut prendre plusieurs jeûnes avant de tout régler. Pour les douleurs dorsales, j'en ai parlé dans ma réponse précédente.

Question: (acétone ?/ammoniac ?).

Les urines peuvent être plus foncées et à odeur forte en début de jeûne.  Néanmoins, elles varient en fonction des liquides absorbés. Shelton écrit :
"La quantité d’urine excrétée pendant un jeûne, comme à d’autres moments de la vie, est déterminée par le volume d’eau absorbé, et par la quantité de sueur rejetée.

Durant les premiers jours du jeûne, l’urine est toujours de couleur sombre et de densité élevée; la réaction en est fortement acide et l’on note une grande quantité d’urée, de phosphates et de pigments biliaires. Son odeur est mauvaise et forte. Elle devient plus claire et perd son odeur désagréable à mesure que le jeûne continue. Lorsque la première augmentation de l’élimination est passée, la densité de l’urine baisse, et la quantité de substances minérales diminue. Le poids spécifique peut descendre aussi bas que 1,010 et la quantité de substances minérales diminue. Son activité est d’abord augmentée, mais vers la fin d’un jeûne total, l’urine peut redevenir neutre ou même être de réaction alcaline.

La Doctoresse Hazzard dit : « L’ours qui hiberne ne souille jamais son antre avec de l’urine ou de l’ordure, car il ne se forme aucun déchet, et par conséquent rien n’est évacué. » Il y a une différence très marquée entre l’hibernation et le jeûne.

(…) L’augmentation de la toxicité urinaire chez la personne qui jeûne est due à l’augmentation de l’élimination et non pas, comme on le pense, au fait que le « jeûne n’est pas, comme on l’a prétendu, un moyen efficace de débarrasser le corps de ses poisons ».

(…) Bénédict dit de l’urine pendant le jeûne : Le jeûne complet, pendant lequel il n’y a pas ingestion d’eau (jeûne sec), a pour résultat une diminution sensible dans les quantités totales d’urine évacuées par jour. En général quand on absorbe de l’eau pendant le jeûne, le volume d’urine approche davantage du volume évacué par des personnes en temps normal. En effet, quand des quantités d’eau modérées sont absorbées, le volume de l’urine ne présente en général aucun caractère anormal notable. D’habitude, au début du jeûne, à l’exception toutefois du premier jour, le volume urinaire est dans une large mesure déterminé par la quantité d’eau absorbée. Si la quantité d’eau absorbée est petite, le volume urinaire peut l’excéder plusieurs fois. Si le volume de l’eau absorbée dépasse 1 000 cm³ (1 litre), le volume urinaire n’est habituellement pas très éloigné de celui de l’eau consommée. Dans tous les prélèvements d’urine analysés que ce soit par période ou par jour, la réaction était acide. D’après Brugsch, l’acidité, du moins dans les derniers stades d’un jeûne prolongé, reste à peu près constante d’un jour à l’autre."

Question : cette douleur à l’estomac , serait-ce un nettoyage émotionnel ?
J'en ai parlé dans mon message précédent. Nous avons quelques cas où les douleurs devenaient insupportables et les jeûnes furent arrêtés.  Certains crachaient du sang, d'autres avaient des selles noires. Une femme qui jeûna à trois reprises, des jeûnes de 30, 33 et 35 jours, était atteinte de maux d'estomac qu'elle endurait pendant quelques jours sans répit, elle dû interrompre à chaque fois ses jeûnes.  Cela se passait toujours après quatre semaines de jeûne. On ne sait pas pourquoi il en était ainsi pour elle.  Son témoignage est ici :
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