Activité INTESTINALE durant le jeûne par Désiré MÉRIEN

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Activité INTESTINALE durant le jeûne par Désiré MÉRIEN

Message  Luc le Lun 24 Sep 2012 - 21:54



Tiré du blogue de Désiré Mérien : http://nature-et-vie.fr/blog/

Activité intestinale (par Désiré Mérien)

La fréquence –ou plutôt l'absence- des selles est une préoccupation permanente de nombreuses personnes vivant à cette époque. Et parce que, le plus souvent, il se produit un arrêt des selles pendant le jeûne, la constipation devient une obsession chez les jeûneurs. Ceux-ci demandent s'il faut effectuer des lavements ou des purges. Il n'est pas rare qu'ils insistent en affirmant que ces procédés de vidage sont absolument nécessaires, et qu'ils les réalisent eux-mêmes, même après en avoir été déconseillés. Ce problème de constipation est si répandu et si mal compris qu'il nous apparaît opportun de bien nous expliquer à son sujet.

Le mythe de la putréfaction intestinale est entretenu très fortement par les écoles "officielles", mais également par les "parallèles" –notamment les naturopathes. L'absorption du chyle intestinal se fait au niveau de l'intestin grêle par action sélective et osmotique. C'est-à-dire que l'instinct somatique ou volonté interne a la possibilité de décider du passage des aliments préparés au niveau de l'intestin à travers ses parois.

Le contenu des intestins est situé à l'extérieur du milieu intérieur des cellules du corps. Le gros intestin reçoit les résidus inutilisables de l'intestin grêle. Une valvule à sens unique, située à l'entrée du gros intestin, s'oppose à leur retour.

Le gros intestin possède une muqueuse blanc cendré, épaisse, résistante, plissée mais dépourvue de valvule connivente et de villosités.

"L'activité sécrétoire du gros intestin est faible et son pouvoir digestif est pratiquement nul ; passé la valvule iléo-caecale, la digestion est terminée … L'intestin grêle assure la totalité de l'absorption digestive". (HERMANN et CIER, professeurs de physiologie à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Lyon – 1974).

D'autres auteurs estimeraient toutefois que des bactéries hydrolyseraient les celluloses situées dans le gros intestin pour engendrer du glucose qui serait absorbé sur place. Ceci semble très aléatoire. L'eau serait aussi partiellement absorbée sélectivement.

Le gros intestin émet un mucus destiné à faciliter le tractus des déchets provenant de la digestion et de l'absorption des aliments dans l'intestin grêle. Le gros intestin ne permet pratiquement plus aucun passage vers le milieu intérieur : c'est un lieu d'accumulation des matières fécales jusqu'à leur évacuation à l'extérieur de l'organisme.

Il est important pour le corps que des matières dangereuses, en putréfaction, ne demeurent pas au niveau de l'intestin grêle. Son action consiste à repousser vers le gros intestin ce qui est indésirable ou dangereux. Le corps ne fera jamais l'économie de son énergie pour effectuer cette première évacuation. Mais si le corps manque d'énergie vitale, il fera l'économie d'une seconde évacuation des matières fécales vers l'extérieur du corps ; c'est cette économie qui provoque la constipation.

Nous appelons cet état d'insuffisance d'énergie vitale "énervation". Pour éviter l'auto empoisonnement, le corps qui supporte un niveau très élevé de toxémie est obligé de mobiliser son énergie pour la réduction des toxines en excès plutôt que pour l'évacuation des déchets du gros intestin. (Mérien)





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Re: Activité INTESTINALE durant le jeûne par Désiré MÉRIEN

Message  Luc le Lun 24 Sep 2012 - 21:56



On constate aussi que pendant le jeûne, qui représente une période particulière où l'appareil digestion n'a plus à faire son travail habituel d'élaboration des aliments ingérés, l'énergie vitale se retire des organes de ce système, autant que cela est possible. Il semble que dès que la volonté subconsciente à l'occasion de projeter les forces de l'organisme vers la fonction d'élimination cellulaire, elle refuse de les divertir ailleurs, à moins qu'une décision de la volonté consciente l'oblige à le faire.

Comme n'importe quelle personne souffrant de la constipation, le jeûneur est souvent tracassé par le fait qu'il reste des matières fécales dans ses intestins. Ceci lui semble ne pas être en accord avec le jeûne qu'il conçoit comme une période de nettoyage.

Malheureusement, puisqu'il est le plus souvent ignorant ou conformé par un enseignement erroné en ce qui concerne le fonctionnement de ses intestins, il s'acharnera à contraindre son corps à effectuer cette seconde évacuation de matière fécale, que son instinct somatique refuse d'effectuer pour ne pas distraire l'énergie vitale d'autres secteurs où sa présence est beaucoup plus urgente. Pour réaliser cette seconde évacuation, il aura recours principalement à deux procédés : le lavement ou le laxatif.

Le lavement consiste à introduire de l'eau dans le gros intestin par l'anus. C'est l'existence de cette quantité d'eau excessive dans le gros intestin qui provoque le réflexe de vidage en seconde évacuation. Toutefois, cette quantité d'eau ramollit les matières fécales, ce qui facilite, leur expulsion. Certains prétendent que ce lavement doit être nécessaire lorsqu'il y a obstruction mécanique du canal de l'anus par durcissement des matières fécales. Cette argumentation est excessive. Le corps a la possibilité, en prenant le temps, de réduire la consistance des selles à une solidité telle que le passage à travers l'anus est réalisable.

Un laxatif peut être d'origine chimique ou élaboré à base de plantes. Ce laxatif étant un poison, la volonté interne du corps n'aura de cesse que sa nocivité soit annihilée. Pour ce faire, les matières fécales situées dans le gros intestin seront expulsées, parfois violemment si la dose du laxatif poison est très importante. Les parties du chyle précédant le laxatif poison seront rapidement acheminées en première évacuation dans le gros intestin, libéré maintenant par l'action du vidage précédent. Elles s'y accumuleront, et le corps maintiendra ses "premières évacuations" jusqu'au moment où tout le laxatif poison sera arrivé dans le gros intestin. Alors les efforts d'évacuation primaire et secondaire s'arrêteront.

La personne qui a usé d'un tel stratagème est satisfaite d'avoir obtenu une selle. Mais à quel prix ?

Son corps ne provoquait pas par lui-même la seconde évacuation –gros intestin- extérieure. Elle l'y a contraint par une de ces deux démarches qui produisent une évacuation de matières fécales artificiellement décidée, donc en dispersant une quantité importante d'énergie pour ce faire, énergie que l'instinct somatique avait estimé plus utile ailleurs.

Le corps de la personne qui manquait d'énergie vitale sera encore plus énervé qu'avant le début de cette malencontreuse opération. Et, de ce fait, la prochaine seconde évacuation, gros intestin extérieur, qui est tant recherchée, jusqu'à l'exacerbation, sera encore ralentie : d'où une nouvelle prise de laxatif poison et une aggravation en chaîne du phénomène constipation. Le seul moyen de rompre ce cycle infernal est de restituer au corps l'énergie qui lui manque : la constipation disparaîtra d'elle-même.



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Re: Activité INTESTINALE durant le jeûne par Désiré MÉRIEN

Message  Luc le Lun 24 Sep 2012 - 21:59



Pour le jeûneur non plus, ces méthodes artificielles de vidage ne peuvent avoir d'effet bénéfique. Le jeûne devrait être un repos corporel dans tous les sens, afin que l'élimination toxinique au niveau cellulaire puisse s'accomplir d'une manière efficace. Le fait de réaliser une purge ou un lavement distrait une quantité considérable d'énergie du travail d'élimination : cela aboutira à un nettoyage interne moins complet. Dans les cas de grandes maladies, où le patient jeûne avec l'espoir de retrouver la santé, chaque dissipation inutile d'énergie en diminuera sa réserve, réduisant la possibilité du retour à la santé.

On entend trop souvent dire que les processus artificiels de vidage intestinal favorisent l'élimination, mais nous venons d'expliquer qu'ils ont l'effet contraire. En réalité, celui qui réalise un lavement ou une purge avec l'intention d'améliorer l'action du jeûne confond ces deux fonctions : l'élimination toxinique au niveau cellulaire qui est un nettoyage profond d'une importance primordiale, et l'évacuation des déchets situés dans les intestins qui est moins urgente.

Contrairement à ce qui est trop souvent affirmé, l'absence de la seconde évacuation, gros intestin extérieur, ne comporte pas de risque. S'il y avait le moindre préjudice à redouter pour le corps, celui-ci provoquerait sur le champ une selle, comme il s'empresse de le faire lorsqu'il y a prise d'un laxatif poison. En effet, au bout de 5 ou 6 jours de jeûne, toutes les matières fécales deviennent stériles sous l'effet du déversement de bile quotidien, et leur présence dans le gros intestin n'est pas nocive. Il suffit de regarder l'aspect des premières selles après un jeûne pour abandonner tout souci à ce sujet.

Pour ceux qui craignent une intoxication par les matières qui restent dans l'intestin grêle, nous rappelons le fait déjà mentionné que les muqueuses de cet organe inversent leur rôle pendant le jeûne. Au lieu de permettre le passage de l'intestin vers le milieu cellulaire du corps, elles servent d'organe excréteur, en rejetant dans le milieu extérieur de l'intestin les toxines du milieu intérieur. Pour cette raison, l'empoisonnement par absorption des substances contenues dans l'intestin grêle est pratiquement impossible.

Aussi, parce que les matières fécales sont rendues propres, et parce que le passage des intestins à l'environnement cellulaire n'existe pratiquement plus, il n'y a aucune utilité à réaliser un lavement ou une purge.

Pourtant, nous croyons que l'idéal est d'alléger naturellement le contenu des intestins préalablement au jeûne par la technique des paliers alimentaires. En diminuant progressivement la quantité de nourriture ingérée, et en même temps en réduisant la complexité des aliments, les intestins ont l'occasion de se vider normalement.

En effet, lorsqu'on effectue une régression des régimes alimentaires par les passages du régime associé, au régime d'élimination cellulosique, puis au régime d'élimination non cellulosique, et finalement au jeûne hydrique, les quantités d'énergie nécessaires à l'élaboration de la digestion –notamment au niveau intestinal- seront nettement moindres.

Pour la personne en bonne santé qui n'a pas un problème de constipation préalablement au jeûne, les intestins continuent le transit des matières fécales, en général jusqu'à l'entrée de jeûne.


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Re: Activité INTESTINALE durant le jeûne par Désiré MÉRIEN

Message  Luc le Lun 24 Sep 2012 - 22:00


Pour celui qui a un problème de constipation, il se peut que le corps se déconstipe par utilisation du surplus d'énergie ainsi économisé. Mais si la toxémie est très prononcée et si la réactivité somatique de l'organisme –c'est-à-dire la possibilité d'inverser rapidement et intensément la répartition de l'énergie dont dispose le corps- est suffisante, il se peut que la totalité des énergies soit projetée immédiatement dans la phase de l'élimination cellulaire. A ce moment, l'évacuation du gros intestin est à nouveau ralentie. Mais cela n'a pas grande importance puisque pratiquement aucun échange ne se fait entre lui et le milieu intérieur du corps. Il n'y a pas lieu de s'affoler. Bien au contraire, il faut laisser faire la volonté interne du corps qui agira (toujours) dans l'intérêt véritable de l'organisme. En général, avec la réduction de la toxémie par le jeûne, les évacuations des selles reprendront normalement après quelques jours de réalimentation.

Parfois, on constate une selle au cours même du jeûne. Ceci indique une résorption de la toxémie telle que la volonté subconsciente estime utile de projeter à nouveau de l'énergie au niveau du gros intestin pour provoquer une deuxième évacuation des matières fécales.

En tout cas, il ne faut pas se laisser entraîner vers l'obsession de la selle quotidienne ou pluri-quotidienne préconisée par certains auteurs, surtout pendant le jeûne.

La manière de traiter la constipation, telle qu'elle est effectuée en allopathie et souvent en naturopathie également, est un faux problème.

Le plus simple est d'expérimenter les données exposées et vous pourrez tirer vous-mêmes des conclusions de vos propres expériences. Nos affirmations proviennent de l'expérimentation et des observations des auteurs et praticiens hygiénistes et ont été consolidées par nos propres observations, expérimentations, et résultats qui se sont révélés satisfaisants.



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