Jeûne et déséquilibre hormonal

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Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Lun 31 Aoû 2015 - 14:52

Bonjour à tous,

J'ai entamé un jeûne depuis trois jours après un jour de préparation où je n'ai mangé qu'un fruit le midi.

Premier jour.
Très fatiguée. Courbatures aux jambes. Suis sortie faire des courses pour acheter de l'eau minérale. Ai bu uniquement de l'eau (1,5l)
Ai somnolé toute la journée car j'avais mal dormi la nuit précédente.

Deuxième jour.
Moins fatiguée. Difficile de rester au lit sans bouger. Douleurs au bas-ventre très présentes. J'ai lu pour tenter de les oublier. Cela devient plus supportable. Pas très bien dormi la nuit car pas assez fatiguée.

Troisième jour.
Comme hier, des difficultés à rester au lit dans la journée (mal au dos et aux hanches). Contractions douloureuses au bas-ventre. Si je ne fais rien, je me focalise trop dessus, ce qui fait encore plus mal, il me semble (nervosité ?).

Comme je me veux pas arrêter le jeûne tout de suite et ne surtout prendre aucun médicament contre la douleur, est-ce tolérable de s'occuper l'esprit (internet, lecture) une partie de la journée ? Je ne voudrais pas empêcher l'autolyse.

Sinon, rien à signaler, mes urines sont plutôt claires et correspondent à peu près à l'eau bue dans la journée. Pas de sueurs (pourtant ces derniers jours ont été assez chauds, jusqu'à 30°C). Ma température interne est de 36,6°C. J'ai donc eu un peu froid le premier jour du jeûne. Je porte des chaussettes en permanence. Mes douleurs à l'utérus existaient avant le jeûne (depuis plus de deux mois). Elles sont la raison qui m'a décidée d'entreprendre ce jeûne. Comme j'ai arrêté la progestérone, les contractions sont plus fortes et la douleur plus aiguë. Je ne sais pas si l'autolyse à déjà commencé. Qu'en pensez-vous ?

Je vous tiendrais au courant pour la suite.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Luc le Lun 31 Aoû 2015 - 18:45

Bravo pour ce jeûne entamé depuis trois jours !

Disons que c'est presque 4 jours si nous incluons la journée où un seul fruit fut consommé.  L'autolyse est effectivement amorcée et ce que tu constates le démontre.

Le sommeil instable, la majorité des jeûneurs l'observent.  Tu as la bonne attitude, c'est-à-dire exécuter le jeûne au repos afin de favoriser l'autolyse.  Néanmoins, rien ne t'empêche de lire, faire des mots croisés, aller à l'ordinateur ... tricotter ... etc. en autant que cela ne te demande pas trop d'efforts physiques et/ou mental.  Certains font de courtes marches, ça leur remonte le moral. Il faut cependant comprendre que l'autolyse et la régénération s'effectuent lors des périodes de repos.
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Si les douleurs deviennent trop difficiles à supporter, Boudreau propose d'appliquer une source de chaleur aux endroits douloureux ou de prendre un peu de jus de fruit.  Cela fait diminuer temporairement l'autolyse, nous donnant un peu de répit.  L'autolyse reprendra par la suite; il vaut mieux la calmer un peu que de cesser le jeûne.

Quelle est ta taille et ton poids en début de jeûne afin de calculer ton IMC.

Bon courage et n'hésite pas si tu as des questions !


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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Mar 1 Sep 2015 - 4:35

Bonjour,

Je pèse 45kg pour 1m60. C'est un poids que je n'ai jamais pu dépasser au cours de ma vie.

Aujourd'hui, quatrième jour de jeûne. Cette nuit, j'ai assez bien dormi. Endormissement, vers 1h, mais réveil à 2h30 par des contractions au bas-ventre. J'ai du laisser passer un cycle de sommeil (environ 1h30) pour me rendormir vers 4h. Je viens de me réveiller. La douleur est moins forte. Je vais m'occuper l'esprit.
Avez-vous constaté que certaines douleurs pouvaient être associées à des émotions refoulées (chagrin, colère, peur...) ? J'ai toujours eu l'impression que c'était là le problème. Je suis comme attirée mentalement comme ces émotions que je veux éliminer sans y parvenir. Hier soir, le fait de venir sur le forum m'avait remonter le moral. J'étais plus détendue et j'ai pu m'endormir (dans mon cas, l'application de chaud sur la zone douloureuse est inefficace).

J'ai lu, il y a longtemps, le livre 'Ecoute ton corps' de Lise Bourbeau. Elle est québecoise. Il semble que le Canada soit moins restrictif que la France car de nombreuses techniques de développement personnel viennent de là-bas. Ce qui m'intéresse, c'est le lien maladie et mental.
Par exemple, j'ai du psoriasis sur les jambes depuis quelques années. Il ne me gène pas, c'est juste inesthétique. Pas question d'appliquer des pommades à base de cortisone. Cela a débuté après une crise existentielle avec dépression, un moment où j'ai commencé à vouloir changer de 'peau' (le psoriasis est un renouvellement accéléré des cellules).

J'ai eu une enfance avec un père violent et une mère soumise, mais qui savait se servir de cette violence pour dominer ses enfants. Vers 4 ans, mon père a failli me tuer en m'assommant. J'ai du faire une hémorragie cérébrale car je suis restée une semaine à l'état de zombie. Après cet incident, j'ai remarqué que mon père avait peur que cela se reproduise et m'évitait. Je crois que j'ai pensé que je pouvais le culpabiliser pour qu'il n'oublie pas, en restant cette personne. C'était d'autant plus utile que ma mère n'a rien fait pour me protéger. Je me suis aussi mise en tête de protéger mes frères et soeur car ils n'avaient que moi pour ça. J'ai donc laisser ma vraie personnalité de côté pour devenir un 'clone' de ma mère. Ce qui était plus acceptable pour elle.
C'est étonnant qu'une décision prise à l'âge de 4 ans puisse durer des années. Quand le dernier de mes frères a trouvé une situation stable, je me suis effondrée. Je pouvais enfin m'occuper de moi. J'avais 37 ans.

En février de cette année, j'ai eu des règles très abondantes avec caillots de sang. Cela m'a beaucoup soulagée. Une gène du côté droit de l'aine a disparu. J'ai eu l'impression que c'était ma personnalité réelle que était là, celle qui avait été mise de côté. Elle devait prendre la place celle qui m'avait été imposée dans mon enfance.
J'ai réfléchi à ce que l'utérus pouvait représenter pour moi. Il est évident qu'il est lié à la maternité. Pour ma part, j'ai refusé d'avoir des enfants, pour ne pas transmettre mes problèmes familiaux. Je pense qu'il peut être aussi lié à tout projet que nous pouvons enfanté.

Quelqu'un d'autre sur le forum a-t-il fait le lien entre psychologie et problèmes physiques ? Un jeûne peut-il 'rater' si nous ne sommes pas prêts à dépasser psychologiquement le problème ?
Ce qui est intéressant dans les techniques basées sur une approche corporelle, c'est que l'on peut laisser de côté le côté psychanalytique qui est trop rationnel, même s'il a son intérêt. Je pense que les émotions refoulées sont stockées en vrac et qu'il n'est pas toujours nécessaire de savoir précisément de quelque moment de notre vie elles proviennent. Ce serait trop long. Cependant, l'approche physique est plus dure à gérer, vu les inconforts qu'elle génère.

Merci à tous d'être là. Cela fait du bien de se sentir soutenue.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Luc le Mar 1 Sep 2015 - 9:02

Merci pour ces précisions.

Que c'est triste de te lire, de voir dans quelle situation tu as vécu ton enfance, et ça jusqu'à aujourd'hui!

Définitivement,  le mental affecte le physique.  Des cas semblables au tien sont légions!  Il est indéniable que les événements reliés à notre enfance peuvent influencer positivement ou négativement notre avenir.  Mon épouse, qui comme toi a eu une enfance difficile en porte encore les séquelles.  Durant toute sa vie, des problèmes de santé se sont succédés suite à son enfance difficile.  On peut dire que dans son cas, le jeûne l'a sûrement aidé physiquement et mentalement.

La biologiste Boudreau écrit :
"Il est connu que quand on jeûne, on a plus de mémoire, plus de lucidité, voire une intuition aiguisée. On résout souvent des problèmes et on planifie le futur de façon plus claire. On ressent une sensibilité accrue, qui nous mène vers un état d'harmonie avec nous-mêmes.

Le jeûne représente donc un formidable voyage intérieur, car il remue des forces psychiques et mentales qui étaient freinées; cette restructuration psychique produit des effets qui se répercutent au-delà du jeûne. (...)

La détoxication physique de l'organisme procure par elle-même un mieux-être psychologique. Au fur et à mesure que progresse la détoxication physiologique, l'état de l'organisme s'améliore et le jeûneur se sent de mieux en mieux. Une personne dont l'organisme est détoxiqué éprouve une profonde sensation de paix et de sérénité. Elle ne se sent plus tourmentée et inquiétée par ses maladies et ses malaises.

Enfin, si nos troubles physiologiques sont d'origine psychosomatique, la détoxication et le rééquilibre physiologiques amenés par le jeûne ainsi que l'assouplissement thérapeutique du moi qui facilite la résolution de conflits internes, procurent un effet combiné de guérison psychologique et physiologique: puisqu'il est résolu sur les plans psychologique et physique, le problème psychosomatique est définitivement éludé."
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Côté physique, il est vrai que ton poids est relativement bas mais, tel que tu le précises, ton ossature étant petite, le calcul de l'IMC est un peu biaiser par ce fait.  Plutôt que d'avoir un IMC à 17.6 en début de jeûne, on peut penser qu'il devait se situer plutôt vers 19, ce qui permet d'exécuter tout de même  un jeûne de quelques semaines.  D'ailleurs, Lison mon épouse a pour ainsi dire toujours débuté ses jeûnes avec un IMC se situant à plus ou moins 19.

On sait également que le jeûne peut faire reprendre davantage de poids, dans le cas où nous n'assimilons pas bien les nutriments.
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Concernant les douleurs, tel que spécifié, si elles deviennent trop importantes, un peu de jus de fruit peut aider à les calmer en faisant diminuer l'autolyse.  Les douleurs durant le jeûne indiquent la plupart du temps que l'autolyse se déploie. Voir :
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À bientôt !

PS. Parmi les bienfaits du jeûne Boudreau mentionne :
Les problèmes glandulaires (les glandes se régénèrent facilement); hypothyroïdie, problèmes liés au système de reproduction (règles douloureuses, irrégulières), au foie (qui est une glande), aux surrénales, aux parathyroïdes (qui régularisent, entre autres, le calcium sanguin) et au pancréas;


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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Mar 1 Sep 2015 - 10:16

Merci de tes encouragements. Et je souhaite beaucoup de courage à ton épouse, tout peut s'améliorer avec le temps.

Je préfère ne pas prendre de jus de fruits car j'ai le sentiment que cela va faire empirer les choses. Actuellement je me sens mieux qu'en cas de demi-jeûne. Je n'ai pas la sensation de tête vide et de fatigue qu'on ressent quand on saute un repas (due à l'hypoglycémie sans doute). Bien sur, je suis sortie ce matin, et cela m'a essoufflée, mais c'est différent. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Avant de tomber sur votre forum, je ne pensais pas qu'un jeûne hydrique de plusieurs semaines soit possible. Je préférais y aller doucement.

J'aimerais résoudre le problème que j'ai avec la nourriture, trouver ce qui me convient réellement. J'admire beaucoup ceux qui en sont arrivés à satisfaire leurs besoins alimentaires de manière instinctive.
Quand j'étais enfant, mon père était obsédé par le fait que nous devions finir nos assiettes. Nous devions apprendre à manger comme il faut (à coup de gifles le plus souvent). Mon grand-père étant malade de la tuberculose, le médecin lui avait conseillé de manger beaucoup de viande rouge. Donc, pour mon père, une nourriture riche est recommandée. Il ne comprenait pas que ses enfants ne fassent pas tout pour rester en bonne santé. Maintenant, il a du voir son erreur car il a des problèmes de cholestérol et d'acide urique.
Un nutritionniste m'a aidé à une certaine époque. Mais est-ce la solution de corriger un conditionnement par un autre ? Je suis sure que le corps humain gère très bien tout seul ses besoins alimentaires, ce que ne peut pas faire notre mental.

Le problème c'est que l'apprentissage de notre rapport à la nourriture se fait dès notre naissance. Finalement, c'est la première chose que l'on apprend. Toutes les constructions ultérieures de notre mental s'appuient sur ces principes basiques.
De plus, le repas est le lieu de convivialité et d'échange par excellence. Changer ses habitudes alimentaires remet en cause certaines habitudes sociales.
Ceci dit, j'espère pouvoir atteindre ce niveau lié à ma prime-enfance et réorienter ma personnalité correctement. Peut-être avec ce jeûne, qui sait ?

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Luc le Mer 2 Sep 2015 - 0:20


À propos des effets dérangeants de l'autolyse, lorsque nous pouvons les supporter c'est bien et cela accélère le processus. Néanmoins, si cela devient intolérable, il vaut mieux ralentir le processus que de rompre définitivement le jeûne.

L'autolyse se manifeste le plus souvent par une amplification d'un signe de toxémie. Tout signe de toxémie est un indicateur d'une usure, d'un engorgement; il survient lorsque notre organisme tente une pousée d'élimination pour se détoxiquer ou se réparer; en jeûne, on laisse l'élimination ou la réparation s'accomplir jusqu'au bout. (Boudreau)

Puisqu'au fil des générations, et plus particulièrement depuis les années 50, l'alimentation fut graduellement dénaturée par l'industrie agro-alimentaire, l'instinct alimentaire fut également dénaturé.

Plus nous nous rapprocherons des végétaux pour notre alimentation, mieux ce sera. Encore là, même les végétaux ont subi les effets de l'industrialisation : engrais chimiques, OGM, etc. Si nous ne pouvons pas manger bio, il vaut tout de même mieux consommer des fruits et légumes non-bio que de ne pas en avoir dans notre alimentation.

Nous ne privilégions aucun mode alimentaire particulier sur ce forum. Personnellement, notre famille est quasi végétarienne; nous mangeons du poisson quelques fois durant la semaine et, dans mon cas j'ai aussi ajouté un peu de volaille, pas plus d'une ou deux fois par semaine, parfois pas du tout.

Moins nous mangeons, mieux c'est ! Nous avons tous, généralement, la mauvaise habitude de manger plus que nécessaire ... moi le premier.

Nous notons souvent que suite au jeûne, beaucoup améliorent leurs habitudes alimentaires.

Il y a un sujet sur ce site qui traite de l'alimentation végétarienne et végétalienne :
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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Mer 2 Sep 2015 - 2:55

Bonjour,

J'ai toujours mangé beaucoup de fruits et légumes, habitude prise dès l'enfance. Mes parents avaient un jardin qui produisait presque tous les légumes et une bonne partie des fruits consommés par la famille. Ils n'étaient pas bio. Mon père utilisait certains engrais et fertilisants, mais c'était comme ça à l'époque.

J'ai lu sur internet que les fruits contenant du sucre, il fallait s'en méfier (pour éviter le diabète de type 2 parait-il). Je me demande si ce genre d'informations est vraie. Le web est génial pour obtenir certaines réponses, mais parfois on y trouve une pléthore d'informations contradictoires.
Cela devient angoissant à la longue car je finis par ne plus savoir quoi manger. Pour les glucides, je mise beaucoup sur les sucres lents : riz complet, quinoa, pâtes semi-complètes, pain complet...

Aujourd'hui, cinquième jour de jeûne. Nuit un peu difficile.
Hier soir, j'avais un mauvais goût dans la bouche. Je me suis lavée les dents. J'utilise depuis des années un dentifrice à base d'argile et d'huile essentielle.
Mes règles ont débuté hier en fin d'après-midi avec juste quelques pertes de sang. Je me suis couchée tôt (vers 21h).
Je n'ai pas pu m'endormir tout de suite à cause de douleurs au niveau de l'utérus et du bas de dos. Aucune position ne me convenait.
J'ai fini par m'endormir vers 23h30 pour me réveiller vers 1h. La douleur au niveau du dos avait disparue. Etonnant, car j'ai toujours associé ce genre de douleur à une mauvaise position ou à une trop longue position allongée. Seuls des exercices physiques m'en soulageaient, il me semble.
Malgré mes douleurs à l'utérus, j'ai pu dormir de 3h à 6h30.
Mes saignements sont peu abondants, mais comme d'habitude en début de cycle, occasionnent des crampes utérines. Cela dure généralement 24h. Depuis quelques années, je prenais de l'huile essentielle d'estragon. Cela me soulageait bien. Pendant cette période, j'ai toujours ressenti un manque d'appétit et même de vagues nausées. Il me semblait pourtant logique de me forcer à manger pour compenser la perte sanguine.
Une ou deux fois, pendant une période où mes obligations professionnelles m'empêchaient d'être au calme, j'ai carrément vomi. Est-ce que c'était mon corps qui m'indiquait la solution ?
Je vais voir ce que cela donne avec le jeûne.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Luc le Mer 2 Sep 2015 - 9:47

Marie C. a écrit: J'ai toujours mangé beaucoup de fruits et légumes, habitude prise dès l'enfance. Mes parents avaient un jardin qui produisait presque tous les légumes et une bonne partie des fruits consommés par la famille. Ils n'étaient pas bio. Mon père utilisait certains engrais et fertilisants, mais c'était comme ça à l'époque.
Si tous pouvaient cultiver leurs fruits et légumes, ce serait l'idéal! Nous habitons la campagne et avons un jardin potager qui nous fournit en légumes pour l'été.  Mais, le climat du sud du Québec étant ce qu'il est, cela ne dure que 6 mois.  Les fines herbes et les salades sont disponibles très tôt dans l'été mais beaucoup de légumes n'arrivent à maturité qu'en juillet.  Naturellement, notre culture est biologique.
Marie C. a écrit: J'ai lu sur internet que les fruits contenant du sucre, il fallait s'en méfier (pour éviter le diabète de type 2 parait-il). Je me demande si ce genre d'informations est vraie. Le web est génial pour obtenir certaines réponses, mais parfois on y trouve une pléthore d'informations contradictoires.
Cela devient angoissant à la longue car je finis par ne plus savoir quoi manger. Pour les glucides, je mise beaucoup sur les sucres lents : riz complet, quinoa, pâtes semi-complètes, pain complet...
À propos des fruits et du diabète, je ne crois pas que le sucre des fruits puissent mener au diabète de type 2. Cependant, si nous sommes atteints de ce type de diabète, il est évident que le sucre de certains fruits va faire monter notre glycémie, mais beaucoup moins que les sucres "industriels".  Je suppose que tu es atteinte du diabète de type 2 ?
Marie C. a écrit: Aujourd'hui, cinquième jour de jeûne. Nuit un peu difficile.
Hier soir, j'avais un mauvais goût dans la bouche. ...
Mes règles ont débuté hier en fin d'après-midi avec juste quelques pertes de sang. ...  
Je n'ai pas pu m'endormir tout de suite à cause de douleurs au niveau de l'utérus et du bas de dos. ...
J'ai fini par m'endormir vers 23h30 pour me réveiller vers 1h. La douleur au niveau du dos avait disparue. ...  
La plupart des jeûneurs dorment peu.  La raison est qu'en période de repos, l'autolyse s'active, provoquant divers malaises.

Maintenant que tu as passé le cap des 4 premiers jours, habituellement les plus difficiles, le jeûne devrait être plus facile ... on verra bien !

L'autolyse est plus forte la nuit

Pendant que le jeûneur est allongé et tranquille, son corps en autolyse est très affairé.  À certains moments du travail autolytique, le coeur travaille plus rapidement;  il accélère son battement pour faire la livraison des matériaux requis pour le travail en cours et pour ramener les toxines délogées vers les organes excréteurs.  Le sommeil en est affecté;  le jeûneur se réveille souvent, fait des rêves burlesques et s'agite dans son lit.

Il est normal que les réactions d'autolyse soient plus fortes pendant la nuit;  le repos sensoriel et l'apaisement nocturnes nous calment.  Or plus nous sommes calmes, plus notre autolyse peut se déployer avec force;  notre sommeil en est alors perturbé.  C'est un joli paradoxe;  plus on se repose, plus on autolyse;  plus on autolyse, moins on dort. (Boudreau)

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Mer 2 Sep 2015 - 12:37

Merci pour tes indications.

Heureusement pour moi, je n'ai pas de diabète. Mais travaillant au contact de personnes âgées, j'ai vu les dégâts provoqués par les maladies dégénératives et de la vieillesse. Je préfère prévenir que guérir. Etant originaire de Bretagne, la tradition est de faire la cuisine au beurre, c'est bon au goût, moins pour les artères. En plus, j'ai travaillé 12 ans en informatique, période pendant laquelle j'ai surtout manger à la cantine et sauté des repas.
J'ai peur que mon pancréas en ait pâti.
J'essaie maintenant de changer d'habitudes alimentaires. Heureusement, avec mon nouveau travail, je peux rentrer manger chez moi chaque midi. Je gagne moins, mais les conditions sont meilleures.
Pour le jardinage, à Paris, c'est difficile. Je suis dépendante de la ville qui m'offre plus d'opportunités de travail et de nombreux transports en commun.

Dans la mesure du possible, j'achète bio. Mais, j'ai du mal à suivre financièrement.

Pour l'autolyse, je ne me fais pas de soucis. Cela doit suivre son cours. J'attends la fin de mes règles (dans 4-5 jours normalement) pour voir où j'en suis. Rien d'inhabituel à ce niveau, tout se passe comme d'habitude. La douleur à l'utérus est plus sourde.
Quand je suis au lit, j'ai des douleurs fugaces aux hanches, au pubis... Le problème, c'est que la douleur m'énerve et que j'ai envie de marcher pour me défouler.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Jeu 3 Sep 2015 - 4:34

Sixième jour de jeûne.
Je me suis endormie à 23h pour me réveiller à 1h. Deux heures d'insomnie, puis j'ai dormi jusqu'à 6h, j'ai ensuite somnolé jusqu'à 8h30.
Mes règles se poursuivent, mais l'écoulement sanguin s'amenuise ce matin. La perte de sang explique ma fatigue, je suppose.
J'ai une douleur très persistante au côté gauche du bas-ventre. Cela irradie jusqu'à l'aine. Par moments, cela fait comme des coups de poignard.
Est-ce du au passage de l'air que j'avale en buvant de l'eau, dans le gros intestin ? Cela ne devrait quand même pas être aussi douloureux.
Bon, en attendant la fin de l'autolyse, je vais essayer de me reposer le plus possible.

J'ai maigri de 3 à 4 kg. Je ne peux donc pas décider de la durée pendant je vais continuer à pouvoir jeûner. Je vais essayer de tenir le plus longtemps possible. J'espère que je pourrai bien reconnaître le signal de mon corps pour la réalimentation. Souvent, dans mon lit, j'ai des images mentales d'aliments que je ne mange jamais ou très peu, genre pizza. Je préfère aussi éviter de regarder le jus d'oranges que j'ai prévu pour la reprise alimentaire.

En ce qui concerne une mono-diète, sur quel critère choisir le fruit concerné ? Y en a-t-il plus intéressant que d'autres au point de vue nutritionnel (vitamines) ? C'est bientôt la période des vendanges. Je me laisserais bien tenter par du raisin. Y a-t-il un type de raisin préconisé : rouge ou blanc, chasselas, italia, muscat ? Ma préférence va d'habitude à l'italia, raisin à gros grains très sucrés.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Luc le Jeu 3 Sep 2015 - 8:37


Au départ, nous ne pouvons pas véritablement expliquer toutes les douleurs ressenties, elles sont si variées. Mais, comme l'écrivent les spécialistes du jeûne, les douleurs sont pour ainsi dire toujours reliées à un problème à régler. Le plus curieux dans tout ça est qu'elles apparaissent souvent à des endroits où nous croyons ne pas avoir d'ennuis de santé.

Les pertes de poids les plus importantes se manifesten durant la première semaine, plus particulièrement lors des 3 ou 4 premiers jours. Durant de la deuxième semaine, et plus le jeûne se poursuit, l'organisme passe à un autre mode d'alimentation, les lipides; à partir de ce moment, les pertes diminuent beaucoup.

Après environ deux semaines de jeûne, l'utilisation des protéines atteint un plateau; un autre carburant majeur entre alors enjeu: les lipides (ou gras). L'utilisation des lipides se développe graduellement depuis le troisième jour de jeûne, pour atteindre un niveau maximal au quatorzième jour et s'y maintenir.

Or les lipides sont des carburants à très haut rendement énergétique. Pour fournir une kilocalorie, on a besoin d'une quantité deux fois moindre de lipides que de sucres. C'est pourquoi la perte de poids diminue de façon appréciable après deux semaines de jeûne: il faut peu de lipides pour sustenter le corps." (Boudreau)

Pour une monodiète, le raisin est excellent, d'autant plus que la saison est ou va commencer bientôt. Tu chosis le type que tu préfères.
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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Ven 4 Sep 2015 - 3:00

Septième jour de jeûne.
Hier après-midi, j'ai fait une sieste d'1h30.
Dans la soirée, j'ai perdu deux caillots de sang. C'est plutôt positif, cela veut dire que mon utérus 'dégonfle'. Depuis quelques jours, je ne ressens plus de gêne pour uriner comme c'était le cas depuis des semaines.
Par contre, dès que je me suis recouchée, la douleur à l'aine gauche s'est réveillée. Cela irradiait jusque dans la cuisse. J'ai fini par m'endormir vers 1h. A mon réveil 2h plus tard, j'ai réussi à ne pas trop penser pour me rendormir aussitôt jusqu'à 6h30.
Depuis ce matin, la douleur est revenue, c'est comme un étau qui me broie le bas-ventre. Je vais m'occuper pour éviter de me focaliser dessus.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Sam 5 Sep 2015 - 4:14

Huitième jour de jeûne.
J'ai pu rester au lit le matin. J'ai encore perdu un gros caillot de sang. Mais ensuite, impossible de trouver une solution confortable couchée ou même assise dans mon lit. J'ai donc craqué et ai passé l'après-midi assise devant mon ordinateur à jouer sur internet. Finalement, comme cela, je bouge moins. En début de soirée, je suis sortie acheter 2 bouteilles d'eau. Cela a été, pas de vertiges, mais le coeur qui bat rapidement.
Je me suis couchée à 21h. Je ne me suis pas endormie avant 23h. J'ai réussi à dormir 2 cycles de sommeil (1h30 environ) séparés par des heures d'insomnie que j'ai passées assise dans mon lit. En fin de nuit, j'ai somnolé jusqu'à 8h30. J'ai eu deux épisodes de langue collée au palais et bouche très sèche. Pourtant, je ne suis pas déshydratée car j'urine normalement.
Ce matin, mes règles se terminent. J'ai uniquement des pertes blanches légèrement teintées de sang et des douleurs à l'utérus. Ce qui indique qu'il y a toujours un excès d'oestrogènes. Il faut que l'autolyse continue. Cela devient dur. La douleur permanente m'use les nerfs et me rend de mauvaise humeur.


Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Luc le Sam 5 Sep 2015 - 9:51

Bravo pour ces 8 jours de jeûne !

On constate que le sommeil n'est pas facile.  Heureusement, tu n'as pas à te lever le matin pour aller au travail.  Certains jeûnent tout en poursuivant leurs activités normales, dans ces cas, le jeûne est beaucoup moins efficace.  Certaines personnes ne peuvent pas jeûner et être le moindrement actives, la grande fatigue les cloue au lit.

"Le repos est indissociable du jeûne.  Pendant le sommeil, notre inconscient profite de notre état d'inactivité pour enfin faire le nettoyage et la réparation de nos  tissus et de nos organes.  Ce travail de régénérescence, essentiel au maintien  de notre santé, requiert beaucoup d'énergie pour se faire.  (...)

C'est pourquoi notre inconscient ne s'exécutera qu'en  période de repos, récupérant ainsi l'énergie disponible pour le travail de l'autolyse.  Plus le jeûne ressemblera à un long sommeil, plus les résultats de notre jeûne seront optimaux." (J. Rocan bio.)

Lorsqu'exceptionnellement tu dois sortir, si tu as peur d'avoir des faiblaisses, un demi-verre de jus de fruit te donnerait de l'énergie.  Cela arrête temporairement l'autolyse qui, de toute façon s'arrête lorsque nous nous activons.

À noter que le fait d'être assise, n'arrête pas l'autolyse.  Boudreau écrit que jeûner debout stoppe l'autolyse.

Les processus d'autolyse sont exigeants. Le repos stimule l'autolyse et l'activité physique le freine. Il est donc nettement préférable de garder le lit en période de jeûne et de dormir le plus possible. En panne de sommeil, on se détend, on reste allongé et on rêvasse. Pendant que l'on se repose et que l'on dort, le corps se transforme, se rénove. (...) Ces activités réparatrices ne s'accomplissent pas non plus si l'on jeûne debout. " (Boudreau)
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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Sam 5 Sep 2015 - 11:15

Merci pour tes encouragements.
C'est vrai que je ne travaille pas en ce moment. J'ai un bon mois devant moi pour finir le jeûne et récupérer. De ce côté-là, je suis tranquille.
Je ne veux pas arrêter après tous les efforts que j'ai fait depuis une semaine. Ce serait trop bête. Surtout que je ne pourrai pas recommencer un nouveau jeûne avant d'avoir repris du poids.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Maria de Lurdes le Sam 5 Sep 2015 - 12:11

Bonjour Marie

Félicitations pour tes huit jours de jeûne. J'ai lu ton parcours et j'ai eu envie de t'écrire. Nous avons un parcours d'enfant assez similaire et nous avons opté pour des stratégies différentes visant cependant le même but: disparaitre. Toi tu as fait en sorte que ton corps prenne très peu de place (tu as dit toi même n'avoir jamais pu dépasser les 45 kilos) et moi j'ai fais en sorte de disparaitre sous le gras de l'obésité. En ce qui me concerne, je peux te dire que oui le physique et le psychique sont très liés. Le psoriasis dont tu parles peut parler de ton changement de peau mais aussi il est connu pour mettre une barrière entre nous et les autres et éviter ainsi toute forme de contact. Les douleurs au bas ventre peuvent être liée à la féminité et maternité. Tu as choisi de ne pas avoir d'enfants pour ne pas transmettre tes difficultés mais peut-être un part de toi n'était pas d'accord avec ça et n'a pas fait le deuil de la maternité. Cela peut aussi parler de la relation à la mère...
J'ai constaté, pour ma part, après avoir beaucoup cherché de réponses que nous adoptons un comportement à un instant T de notre enfance, il s'imprime avec une telle force parce qu'à ce moment là c'est la seule option que nous trouvons pour nous préserver. Cette solution devrait être remise en question sitôt le danger passé, mais bien évidemment ce n'est jamais le cas. On le fait plus tard à 30 ou 40 ans quand ça devient insupportable. Et ce qui au départ était un choix psychologique a fini par avoir des conséquences physiologiques, qui elles mêmes, si elles sont mal interprétées peuvent créer de nouveaux problèmes psychologiques...
Au bout du compte les douleurs physiques sont là pour nous aider à revenir sur ces moments douloureux et faire un autre choix plus adapté à notre bien être.
Si on parvient à démêler les nœuds avec uniquement la psychologie alors le physique suit. Sinon et bien c'est en réglant physiquement que le psy suit, c'est pour ça que souvent pendant un jeûne, le jeûneur vit des choses sur le plan spirituel et émotionnel.
j'espère avoir pu t'apporter quelques éléments de réponses.

Bravo encore à toi.
Bonne continuation

Maria de Lurdes

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Sam 5 Sep 2015 - 13:44

Bonjour Maria,

Merci de ton soutien.
Tu as bien compris les choses. Quand j'étais petite, il valait mieux être 'invisible' pour ne pas déclencher la colère de mon père. Ne pas faire de bruit, vivre dans la peur, surveiller en permanence où mon père était pour l'éviter le plus possible.
Quant à ma mère, elle a décidé que je devais la seconder auprès de mes frères et soeur (nous sommes 5 enfants). Même si je ne refuse pas d'aider, il y a une différence entre l'altruisme et le sacrifice. Quelque part, j'ai toujours eu l'impression d'avoir élevé des enfants.
Ce qui me manque, c'est de ne pas pouvoir être moi-même. Bien que la génétique et l'éducation nous prédispose à être plus ou moins un prolongement de nos parents, il y a dans chaque personne une force spirituelle unique. L'étouffer revient à détruire la personne.
Ma famille freine mon évolution spirituelle, préférant cette personnalité tellement à leur écoute et allant au devant de leurs désirs. Ils me reprochent ma démarche psychologique et spirituelle. Pour ma mère, si je vais voir un psy, c'est pour la dénigrer. Quand on ne peut pas exprimer ce qu'on ressent, le seul moyen est de le montrer par le physique et parfois même la maladie. On ne peut pas abandonner ce que l'on est profondément, il faut bien que cela existe quelque part, même mal.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Maria de Lurdes le Sam 5 Sep 2015 - 14:37

Marie C. a écrit:Bonjour Maria,

Merci de ton soutien.
Tu as bien compris les choses. Quand j'étais petite, il valait mieux être 'invisible' pour ne pas déclencher la colère de mon père. Ne pas faire de bruit, vivre dans la peur, surveiller en permanence où mon père était pour l'éviter le plus possible.
Quant à ma mère, elle a décidé que je devais la seconder auprès de mes frères et soeur (nous sommes 5 enfants). Même si je ne refuse pas d'aider, il y a une différence entre l'altruisme et le sacrifice. Quelque part, j'ai toujours eu l'impression d'avoir élevé des enfants.
Ce qui me manque, c'est de ne pas pouvoir être moi-même. Bien que la génétique et l'éducation nous prédispose à être plus ou moins un prolongement de nos parents, il y a dans chaque personne une force spirituelle unique. L'étouffer revient à détruire la personne.
Ma famille freine mon évolution spirituelle, préférant cette personnalité tellement à leur écoute et allant au devant de leurs désirs. Ils me reprochent ma démarche psychologique et spirituelle. Pour ma mère, si je vais voir un psy, c'est pour la dénigrer. Quand on ne peut pas exprimer ce qu'on ressent, le seul moyen est de le montrer par le physique et parfois même la maladie. On ne peut pas abandonner ce que l'on est profondément, il faut bien que cela existe quelque part, même mal.

Tu étais l'ainée comme moi si je comprends bien, moi aussi j'ai servi de "soeur torcheuse" et je comprends parfaitement ce que tu ressens à ce sujet. Nous étions 4 chez nous avec en plus de grands écarts d'âge, j'ai toujours eu la sensation d'avoir été leur mère plutôt que leur soeur moi aussi.
je me suis permise de souligner deux phrases dans ce que tu écris. je ne sais pas où tu en es dans ton développement personnel, tu parlais d'avoir lu Lise Bourbeau avec qui j'ai moi même commencé il y a plusieurs années. Je reconnais dans ces deux phrases un frein que j'ai eu moi même pendant longtemps. celui de remettre à l'autre le pouvoir sur nos vies parce qu'on ne prend pas la responsabilité de nos choix tellement c’est douloureux.
Marshall Rosenberg, père de la Communication Non Violente (CNV) disait parfaitement que personne n'a le pouvoir de nous faire faire quoi que ce soit, nous choisissons de le faire parce que nous y trouvons un intérêt. Malheureusement cet intérêt est trop souvent inconscient et surtout caduc avec le temps.
Quand par exemple tu dis que "ta mère a décidé que tu devais la seconder" si tu inverses en prenant la responsabilité de cela, par exemple: "j'ai décidé qu'il valait mieux seconder ma mère pour... être tranquille, qu'elle m'apprécie parce que je lui ressemblait, trouver de la reconnaissance parce que je faisais comme elle, ou je ne sais quoi encore. Si tu fais cela alors tu deviens libre de choisir autre chose. TU as le pouvoir de rompre avec un vieux choix qui t'a sauvée à un moment mais qui maintenant te pourrit la vie.
De même, quand tu écris que "ta famille freine ton développement spirituel", si tu inverses en prenant la responsabilité de cela, par exemple: "je freine mon développement spirituel parce que j'ai peur d'être bannie du clan familiale, de perdre le peu de lien que j'ai avec ma famille même bancale... ou je ne sais quoi qui te parle mieux, alors tu lèves les freins qui t'empêchent d'avancer.

Pour l'avoir vécu moi même je sais à quel point c'est difficile mais tellement libérateur de remettre les choses dans le bon ordre.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Sam 5 Sep 2015 - 14:57

Oui, c'est ça. J'ai du m'adapter pour simplement survivre. Mon père se comporte comme un mâle dominant, se sentant obligé d'écraser toute velléité d'indépendance. Il ne supporte pas toute spontanéité et joie de vivre. Il estime que l'enfance est un moment heureux, nous prévenant sans cesse que ce serait bien pire plus tard. C'était vraiment une atmosphère oppressante. Si on le pousse à bout, il peut perdre pied et frapper sans se contrôler. Le but était de le canaliser afin d'éviter le pire, de prévoir ses réactions.
Ma mère tout en jouant le rôle de la victime, a toujours su le manipuler pour qu'il nous punisse si elle le souhaitait. Elle avait besoin d'un homme fort pour qu'il domine les enfants terribles et égoïstes que nous étions. J'ai tout fait pour maintenir une famille relativement unie pour que le monde ait une chance de s'en sortir au mieux.
Ces dernières années, j'ai résolu le problème en m'éloignant d'eux. J'ai aussi changé de branche professionnelle. Ce que j'essaie de résoudre maintenant, c'est d'adapter ma personnalité réelle que j'ai laissé de côté à l'âge de 3-4 ans. Mes ambitions de l'époque qui devaient s'exprimer à travers mes études, mon éducation, peuvent plus difficilement se matérialiser à mon âge. En plus, je dois purger toutes les rancunes et les souffrances accumulées.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Luc le Sam 5 Sep 2015 - 21:48

Intéressante votre conversation !

Ça ressemble un peu à ce que mon épouse a vécu dans son enfance ... fille aînée d'une famille de quatre enfants Elle était la "servante" de sa mère qui ne lui manifestait aucune reconnaissance.  Sa mère lui faisait manquer l'école pour l'aider à joindre les deux bouts, car son mari l'avait quitté.  Pour sa mère, l'éducation n'était pas nécessaire pour "changer des couches" disait-elle.  À l'adolescence (17 ans) elle dû fuguer pour se libérer du joug de sa mère afin de pouvoir continuer à me fréquenter. Nous nous sommes mariés la semaine où elle a eu ses 18 ans.  Nous nous étions connus alors qu'elle avait 15 ans. Nous sommes toujours aussi amoureux l'un de l'autre.

Fille non désirée au départ, déjà très jeune, dans l'enfance, elle avait des problèmes d'allergies, gastro-intestinaux et autres.  Tous ces ennuis l'ont suivi au fil des années.  

Ses jeûnes l'ont assurément aidé. À ses premiers jeûnes elle avait 27 ans, elle en a maintenant 65.

Pour voir une photo d'elle et moi prise l'an passé, aller sur cette discussion :
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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Dim 6 Sep 2015 - 2:34

Vous êtes très bien sur la photo. Ton épouse a eu de la chance de te rencontrer et surtout que votre amour dure aussi longtemps.
C'est vrai, le cliché qui veut que la fille aînée s'occupe de la famille, a la vie dure. Cela perdure souvent à l'âge adulte, où toute la fratrie trouve normal qu'elle prenne soin des parents quand ils sont âgés.
J'imagine que les hommes doivent aussi être confrontés à des dysfonctionnements, mais ils doivent s'exprimer différemment.

Neuvième jour de jeûne. Les jours se suivent et se ressemblent. J'ai encore perdu un caillot de sang hier après-midi. Malgré cela, j'ai peu de pertes de sang. J'arrive de moins en moins à rester au lit dans la journée. Le soir, je suis fatiguée, mais je ne peux pas me reposer, la douleur est trop présente. Nuit difficile comme la nuit précédente.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Maria de Lurdes le Dim 6 Sep 2015 - 3:34

Luc,

c'est très agréable de mettre un visage sur un prénom. Votre histoire est magnifique tant d'années d'amour ont assurément compensé pour ton épouse un début de vie difficile. Moi aussi je faisais des allergies, de l'asthme, je crois que c'est une réaction de l'organisme pour se défendre contre ce qui nous est fait.
L'important est de mettre de la conscience et de l'amour sur notre histoire pour, non seulement mieux vivre avec, mais aussi éviter qu'elle ne se transmette aux générations suivantes.

Bravo Marie pour ta progression dans ton jeûne. Et bon dimanche

Maria de Lurdes

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Lun 7 Sep 2015 - 3:51

Bonjour,
Dixième jour de jeûne.
J'ai pu rester un peu plus au lit dans la journée d'hier, mais c'était difficile. J'ai rajouté une couverture pour avoir plus chaud, car j'avais froid aux extrémités. Douleurs étouffées au niveau du bas-ventre. J'ai fait un peu d'internet pour m'occuper.
Je me suis couchée vers 20h30. Impossible de trouver une position confortable à cause d'une douleur persistante au bas du dos.
J'ai trouvé le sommeil vers 1h jusqu'à 4h. Ensuite, nouvelles contractions utérines. Je me suis rendormie vers 6h pour me réveiller à 8h30.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Marie C. le Mar 8 Sep 2015 - 3:44

Onzième jour de jeûne.
Beaucoup de douleurs en bas du dos. Je ne tiens pas en place afin de trouver une position confortable. Je me suis occupée avec internet.
Ma narine droite se bouche et de débouche en évacuant un peu de mucus.
Le soir, amplification de mon mal de dos. Aucune position assise ou couchée ne me convient. Sommeil entre 1h et 3h. A mon réveil, plus de mal de dos. Par contre, mal au gros intestin. Seule l'expulsion difficile des gaz me soulage. Je me rendors vers 5h jusqu'à 7h30, avec des réveils pour cause de bouche sèche.

Marie C.

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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

Message  Luc le Mar 8 Sep 2015 - 4:56


Concernant les maux de dos, un grand nombre de jeûneurs subissent ces douleurs. Parfois elles reviennent d'un jeûne à l'autre pour finalement disparaître. Lison qui avait cet ennuis lors des ses jeûnes annuels, ne tenait plus en place; je devais la masser afin de diminuer ses douleurs. Curieusement, depuis quelques années, ces douleurs n'apparaissent plus durant ses jeûnes.

Cela va t'encourager ... ou te décourager ! ;-)

Au moins, nos malaises nous indiquent que le travail de guérison se poursuit. La preuve que cela est dû à l'autolyse est le fait que lorsque le jeûneur prend un peu de jus, ces malaises s'atténuent ou disparaissent temporairement.

Bon courage !


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Re: Jeûne et déséquilibre hormonal

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